Projet de baseball à Montréal: «Je pense qu’avec Michel Laplante, on va finir par y arriver», croit Marc Griffin


Stéphane Cadorette
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Un peu plus de deux semaines après que Michel Laplante a décidé de quitter son poste chez les Capitales, le mystère sur ses futurs projets persiste toujours. Son bon ami Marc Griffin souhaite qu’il décide de mettre encore plus de temps dans le projet d’implantation d’une équipe de baseball professionnel à Montréal, qui stagne depuis des années.
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Lorsqu’il a annoncé son départ, Laplante n’a pas précisé ses ambitions pour les mois à venir. Il a cependant indiqué que, s’il y avait une œuvre inachevée dans son parcours, c’était le projet de baseball à Montréal qui ne finit pas par aboutir.
Lors des dernières assises de la Ligue Frontière, dans laquelle jouent les Capitales de Québec, les Aigles de Trois-Rivières et les Titans d’Ottawa, les administrateurs ont statué qu’ils aimeraient voir le circuit passer à au moins 20, voire 24 équipes d’ici quelques années.
L’ouverture est toute grande pour une équipe dans la région de Montréal et, par le passé, Griffin et Laplante ont travaillé sur ce dossier ensemble. Ils sont toujours au sein du conseil d’administration de Baseball Québec.
«Honnêtement, je ne sais pas ce que Michel a en tête précisément. Tout ce que je pense, c’est qu’il n’est pas le genre de gars à s’en aller dans une job à temps plein de 9 à 5.
«Ça fait des années qu’on travaille là-dessus [Montréal] et qu’on veut que ça aboutisse. Est-ce que Michel va mettre encore plus d’efforts maintenant qu’il est libre comme l’air? Je ne le sais pas, mais c’est sûr qu’il a un intérêt. On a déjà entamé des affaires et il ne fermera pas la porte à ça. S’il est un peu plus disponible, personne ne va se plaindre de ça», a indiqué Griffin lors d’un entretien téléphonique.
Le modèle de Québec

Évidemment, c’est le projet de stade qui achoppe. Griffin admire ce que les Capitales ont réussi à implanter à Québec avec le dôme qui recouvre le stade Canac durant la saison morte des Capitales et qui sert autant au sport-études baseball qu’à de nombreux autres sportifs de la communauté.
«Michel a une expérience inestimable sur tous les projets qu’il a fait naître à Québec. On serait fou de ne pas l’utiliser.
«Ce n’est pas facile quand on parle de projets d’infrastructures de baseball au Québec, même si on ne parle pas d’un stade des ligues majeures. C’est toujours difficile à vendre, mais je pense qu’avec Michel, on va finir par y arriver», croit Griffin.
Depuis près de 20 ans

Deux ans à peine après le départ des Expos en 2004, des ébauches de projets de stade pour ramener une équipe de baseball indépendant voyaient le jour, selon Griffin.
En misant sur le modèle de Québec avec Laplante, il espère que les autorités municipales et gouvernementales y verront un projet au taux d’utilisation très élevé par la communauté.
À Québec, on parle de 80 heures par semaine à l’année.
«Les gens des villes ne le comprennent pas assez bien encore, mais ce que Michel a fait à Québec, c’est vraiment communautaire. Ils ont l’expérience et ils ont les données. Quand Michel a lancé ça, il est parti d’un modèle qui n’existait pas. On sait maintenant que tout est là pour que ça fonctionne. Je suis convaincu qu’il va vouloir s’impliquer là-dedans, mais il reste à voir à quel niveau», a dit Griffin.
Une franchise de la Ligue Frontière coûterait autour d’un million et un stade, entre 40 et 50 millions, selon ce qu’avait indiqué Laplante au Journal en août dernier.