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«J’ai amené l’équipe où je pouvais l’amener»: Michel Laplante quitte son poste de président des Capitales sereinement

Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-10-30T17:00:00Z

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La plus importante page d’histoire des Capitales se tourne. Michel Laplante, véritable monument du baseball à Québec, tire sa révérence à titre de président de l’équipe, lui qui estime avoir fait le tour du jardin et être mûr pour de nouveaux défis.

C’est un jour que personne ne pensait voir venir. Après avoir été lanceur, membre de l’administration, gérant, directeur général, président, copropriétaire et avoir porté d’innombrables autres casquettes au fil du temps, Laplante a annoncé son départ.

Ce dernier fait partie des meubles, puisqu’il est le seul à avoir fait partie de l’organisation des débuts jusqu’à aujourd’hui, pendant 25 ans.

En contrôle de ses émotions tout au long de l’annonce qu’il a qualifiée de «beau moment», Laplante a été envahi d’un léger trémolo lorsqu’il a fait référence à sa famille. Sa conjointe, Francine, et ses filles, Janel et Alie-Anne, étaient présentes.

Après un quart de siècle, Laplante et les Capitales semblent indissociables, mais après avoir vu son bébé marcher, le temps est venu de lui lâcher la main.

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«Ce n’est pas un coup de tête», a lancé Laplante d’emblée, dans une salle du Stade Canac remplie de journalistes, d’anciens joueurs et de membres de l’organisation. «C’est une réflexion que j’avais depuis un bout et que j’avais gardée pour moi. Je ne souhaitais pas qu’à chaque match, les gens me regardent en se disant que je vivais mes derniers moments avec l’équipe», a-t-il poursuivi.

Michel Laplante a pris un bain médiatique à l’occasion de l’annonce de son départ.
Michel Laplante a pris un bain médiatique à l’occasion de l’annonce de son départ. Photo Stevens LeBlanc, LE JOURNAL DE QUÉBEC

Pas de projets concrets

Ceux qui connaissent le moindrement l’homme de 54 ans savent très bien qu’il n’est pas près de prononcer le mot retraite. Il ne faudrait pas croire non plus que Laplante passera les prochains mois à regarder crépiter son feu de foyer.

Hyperactif et enjoué de nature, il sait qu’il carburera à d’autres défis sous peu. Reste à savoir quels projets meubleront sa vie. S’il y a une seule certitude, c’est qu’il ne se présentera pas pour un parti politique ni à la mairie de Québec, même s’il aurait probablement les clés de la ville demain matin.

«J’ai peut-être pris des gens par surprise, mais ils comprennent les raisons. C’est ma vie et je veux faire autre chose. On m’identifie beaucoup au baseball, mais je souhaite exprimer autre chose et faire d’autres projets. Je sais aussi ce que je ne veux pas faire. Je n’irai pas en politique», a-t-il tranché, en spécifiant «très sincèrement [qu’]il n’y a aucune offre concrète sur la table».

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Le bon moment

Photo Stevens LeBlanc, LE JOURNAL DE QUÉBEC
Photo Stevens LeBlanc, LE JOURNAL DE QUÉBEC

Laplante quitte donc ce qu’il a qualifié en mêlée de presse après son discours officiel de «job de rêve», parce qu’il a toujours eu carte blanche pour implanter ses idées, même les plus folles.

Certains diront qu’il est insensé de quitter un emploi qui le fait vibrer avec rien devant lui, mais Laplante sentait dans les derniers mois qu’il valait mieux emprunter une autre route.

«Depuis 2022, je voyais vraiment que l’organisation s’en allait dans la bonne direction. Cet été au match des étoiles, j’ai eu l’occasion de remercier tout le monde. On a pu honorer Miles Wolff, Karl Gélinas et Sébastien Boucher. L’autre coup qui manquait, c’était d’assurer la pérennité du stade, ce qui a été fait en avril avec l’annonce d’investissements de 25 millions.

«Pour moi, c’est comme si le train était bien sur les rails. Il y a encore beaucoup de défis, mais j’ai amené l’équipe là où je pouvais l’amener», a-t-il fait valoir.

Baisse d’énergie

Laplante se dit loin de croire qu’il n’y a plus de projets stimulants à gérer chez les Capitales.

Toutefois, maintenant qu’il sent que la maison est bien en ordre, il croit que d’autres peuvent en prendre soin.

«Je n’ai pas senti que j’avais la plus belle énergie dans la dernière année et demie parce que je souhaitais avoir d’autres défis. En gestion, quand on est là depuis longtemps, on a l’impression qu’on a essayé, mais qu’on manque un peu de naïveté et d’énergie. Il faut savoir se retirer au bon moment», a-t-il résumé.

Michel Laplante a joint les Capitales comme lanceur et membre de l’administration en octobre 1998, à la fondation de l’équipe. Il a lancé jusqu’en 2003 et est devenu gérant de 2005 à 2009 avant de s’impliquer encore davantage dans l’état-major.

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