L’entente conclue entre l’Iran et les États-Unis semble avoir rassuré les marchés boursiers, mais l’économie mondiale n’est pas encore sortie de l’auberge.
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La réouverture rapide du détroit d’Ormuz est cruciale pour éviter « récession mondiale », selon le chef économiste à la Banque Nationale, Matthieu Arseneau.
La paralysie de la production et du transport maritime du pétrole, depuis la fin février, pourraient causer une catastrophe financière si elle se prolongeait cet été.
« On est dans un contexte qu’il faut que ça commence à remonter rapidement pour éviter une récession mondiale. Si ça avait duré encore une couple de mois, on se serait retrouvé en plus grande en bien plus grande difficulté », a expliqué M. Arseneau en entrevue à l’émission À vos affaires, lundi.

18 mois avant un retour à la normale ?
Même avec une réouverture complète du détroit d’Ormuz, les consommateurs ne doivent pas s’attendre à un retour à la normale avant longtemps, estime l’économiste.
Avant le début des frappes américaines et israéliennes en Iran, le prix du baril oscillait autour de 67 dollars. Le 15 juin, le baril de West Texas Intermediate était un peu au-dessus de 80 $.
« Je pense qu’il faut s’attendre que d’ici la fin 2027, c’est pas mal un écart qu’on pourrait voir par rapport à ce qu’on attendait au cours au cours des prochains trimestres », mentionne Matthieu Arseneau.
La Banque Nationale anticipe que le prix du baril demeurera entre 80 et 85 dollars pour les deux prochains trimestres. Si tout se passe bien, elle prévoit une baisse jusqu’à 75 $ vers la fin de 2026.
« Les attentes qu’on avait avant les événements, c’était peut-être de se retrouver justement à 60 dollars ou 55 dollars », explique le chef économiste.
Il ne faut donc pas s’attendre à des baisses significatives cet été, clame l’expert.
« On peut se réjouir qu’on n’est plus à 112 ou 113 dollars, le sommet qu’on a atteint, mais autour de 80 dollars pour l’instant », clame-t-il.
L’utilisation des réserves mondiales a permis d’éviter une hausse encore plus marquée du prix du pétrole.
« Mais elles ne sont pas infinies, ces réserves-là. Donc à ce moment-là, on a créé un manque à gagner. On va vouloir regarnir en plus ces réserves-là à un moment donné. La demande va être forte, puis va maintenir de la pression sur les prix. C’est la raison pour laquelle peut-être [on peut anticiper] un 70 dollars fin 2027, mais ça va rester plus élevé que ce qu’on pensait au préalable », résume Matthieu Arseneau.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
