Scandale d’espionnage: courriels incriminants pour Bev Priestman, Herdman écorché

TVA Sports et Kevin Dubé
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En rejetant l’appel du Canada, le Tribunal arbitral du sport a publié un rapport de 26 pages dans lequel il présente des preuves confirmant que l’espionnage avait été implanté à Canada Soccer par l’ancien entraîneur de l’équipe nationale, John Herdman.
Canada Soccer a d’ailleurs jeté la faute sur celui qui a dirigé les équipes masculines et féminines avant de joindre le Toronto FC dans la MLS, dans un courriel envoyé le 27 juillet, selon le rapport de la FIFA.
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«Le Canada enquête sur cette histoire, mais nous croyons que l’usage de drone remonte à l’époque où John Herman était l’entraineur de l’équipe nationale féminine. En d’autres mots, c’est une pratique qui a été initiée par une personne – John Herdman – et qui s’est poursuivie avec Bev Priestman. Cette pratique n’a pas été facilitée par la Fédération. La nouvelle administration de Canada Soccer a déjà demandé une enquête indépendante sur cet enjeu et a déjà pris des mesures pour s’assurer que cette tactique de repérage ne se reproduise jamais», a écrit, par courriel, les représentants de Canada Soccer à la FIFA dans la foulée du scandale.
À noter que le nom de Herdman est caviardé dans le rapport maintenant disponible au public sur le site de la FIFA. La Presse Canadienne a toutefois confirmé avoir reçu le rapport complet et qu’il s’agit bien de John Herdman.
«Je vais fournir le plus de preuves et de soutien possible à cette enquête. Tant qu’elle ne sera pas conclue, je ne pourrai pas commenter», s’est-il limité à dire.
Il niait il y a quelques jours
Rappelons que lorsque le scandale avait éclaté, M. Herdman avait assuré n’avoir rien à voir avec ces pratiques d’espionnage à Canada Soccer.
«Ce sont les Jeux olympiques, le plus gros événement sur la planète. C’est un événement sportif où l’intégrité prime. On doit s’assurer que ce genre de situation n’arrive jamais. Je suis toujours arrivé aux Jeux olympiques, en Coupe du Monde ou dans n’importe quel événement d’envergure avec comme priorité l’intégrité et de m’assurer d’être au meilleur niveau possible en suivant les règles. Je suis très confiant que lors de mon passage comme entraîneur-chef, que ce soit aux Jeux ou en Coupe du Monde, nous n’avons pas été impliqués dans ce genre d’activité.»
Herdman était l’entraîneur de l’équipe canadienne lors des Olympiques de 2012 à Pékin et 2016 à Rio, remportant le bronze à chaque occasion. Il était aussi l’entraîneur-chef de l’équipe masculine lors de la Coupe du Monde de 2022, au Qatar.
Priestman aussi incriminée
Le rapport de la FIFA incrimine aussi celle qui dirigeait l’équipe nationale féminine jusqu’à ce qu’éclate le scandale.
La FIFA avait également en sa possession, durant son enquête, des courriels incriminants pour Priestman. L’un d’eux venait d’une analyste de Canada Soccer, adressé à la sélectionneuse, dans lequel elle expliquait son refus net de se livrer à des opérations d’espionnage.
Un autre était rédigé par Priestman elle-même et adressé à un consultant en ressources humaines, au sujet du courriel précédent.
«J’aimerais obtenir vos conseils quant à ce courriel sur l’espionnage, avait-elle écrit. C’est quelque chose que l’analyste a toujours fait et je sais qu’il existe une opération complète du côté des hommes par rapport à ça.»
Plus loin dans le courriel, Priestman laisse entendre que ce type d’espionnage «peut faire la différence entre la victoire et la défaite» et que «toutes les équipes du top 10 le font».