Tous les résultats
Publicité

«Le monde est contre nous, mais le Canada se tient»: l’équipe féminine de soccer accède aux quarts de finale contre vents et marées

Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-07-31T20:58:57Z

Partager

On n’ira pas jusqu’à dire que c’est un miracle, mais c’est tout comme. Malgré la sanction de six points imposée par la FIFA en raison du scandale d’espionnage, l’équipe féminine du Canada est parvenue à se qualifier pour la phase éliminatoire grâce à une victoire de 1-0 sur la Colombie, mercredi. 

Les Canadiennes avaient absolument besoin d’une victoire sur les Colombiennes, sans quoi elles devaient retourner à la maison.

C’est encore une fois Vanessa Gilles qui a joué les héroïnes en marquant de la tête à la 61e minute pour semer l’hystérie dans le camp canadien. C’est cette même Gilles qui avait procuré la victoire au Canada face à la France, lundi, en marquant à la 102e minute dans un autre match sans lendemain pour les représentantes de la feuille d’érable.

• À lire aussi: L'analyste de Canada Soccer qui pilotait le drone dit avoir vécu l'enfer: «C'est la pire expérience de ma vie»

• À lire aussi: Canada Soccer déçu de la décision de la FIFA de rejeter leur appel: «Nos joueuses n'auraient pas dû être punies»

Si elles devaient absolument gagner, c’est parce que l’appel de leur sanction avait été rejeté par le Tribunal arbitral du sport, en matinée.

Publicité

Canada Soccer avait fait cette demande au TAS afin que la sanction de six points soit réduite ou annulée, jugeant cette pénalité excessive pour les joueuses.

Dans un rapport détaillé de 26 pages, le TAS avait jugé que la pénalité imposée par la FIFA était légitime (voir autre texte).

Nous contre le monde

Depuis le début de la compétition, les joueuses canadiennes répètent qu’elles n’ont rien à voir avec ce scandale et qu’elles paient injustement pour des gestes qui ont été commis au-dessus d’eux.

Ce refus du TAS, mercredi, semble avoir renforcé le sentiment à l'interne que cette équipe canadienne ne bénéficiera d’aucun passe-droit si elle désire obtenir une quatrième médaille olympique de suite, mais surtout, défendre sa médaille d’or acquise à Tokyo.

«Le reste du monde est contre nous, mais le Canada se tient, a mentionné Gilles au micro de CBC. C’est notre devise à l’interne. Quand la pression et l’adversité montent d’un cran, on se tient ensemble. Oui, le reste du monde est peut-être contre nous, mais ce qu’on espère, c’est se rendre jusqu’au bout.»

Un soulagement

Les Canadiennes terminent donc la phase de groupe avec une fiche parfaite de trois victoires mais seulement trois points de classement, en raison de la pénalité de six imposée par la FIFA, bon pour le deuxième rang de leur groupe, derrière la France. Elles affronteront l’Allemagne en quarts de finale, samedi. Les Allemandes ont terminé au deuxième rang du groupe B avec deux victoires et une défaite.

«C’est tellement un bon sentiment, a ajouté Gilles. Les derniers jours ont été difficiles, mais en ce moment, je ressens une fierté immense pour les joueuses, pour notre personnel qui doit parfois occuper trois rôles en même temps, ainsi que pour ceux qui nous soutiennent depuis le début, surtout notre famille et nos amis.»

«Soulagement, c’est ça le mot, a renchéri Ashley Lawrence à Radio-Canada. On a beaucoup vécu émotionnellement, surtout mentalement. Tout est lié, le mental et le physique. Pour nous c’était de faire abstraction de tout ça, d’être concentrée sur le terrain. C’est ce qu’on a fait et c’est pourquoi on a gagné. Je suis tellement fière de cette équipe.»

Soutien du pays

Même si le scandale d’espionnage a entaché la réputation du Canada, Vanessa Gilles assure qu’elle n’a jamais senti autant de soutien de la part des gens d’ici.

«Je n’ai jamais reçu autant de messages de soutien de la part de Canadiens. Plusieurs nous ont écrit pour nous dire qu’on les avait inspirés lors du match contre la France. En bout de ligne, c’est pour ça qu’on fait ça. Je pense que j’ai eu plus de messages durant cette phrase de groupe que lorsqu’on a gagné la médaille d’or!»

D’ailleurs, se disant déçu de la décision du TAS, Canada Soccer a assuré avoir fait appel aux services d’une firme d’avocat de Toronto afin de mener une enquête indépendante sur les pratiques de la fédération. 

Publicité
Publicité