Pourquoi un échange est plus probable qu’un rachat dans le cas de Brendan Gallagher

Nicolas Cloutier
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Brendan Gallagher l’a annoncé lui-même, en larmes, lundi matin : il a joué son dernier match à Montréal. Échange, rachat ? Comme il reste une année au contrat du petit guerrier, les modalités de son départ restent nébuleuses.
Plusieurs en viendront à la conclusion que le contrat de Gallagher sera racheté dès que ce sera permis. La fenêtre de rachat à travers la Ligue nationale s’ouvre le 15 juin ou 48 heures après la finale de la Coupe Stanley (le plus tard entre les deux). Elle se referme le 30 juin à 17 h.
Ce serait maintenant ou jamais pour bouger et passer à autre chose. À une exception près : une autre fenêtre de rachat, de 48 heures, peut être ouverte après qu’une équipe eut réglé son dernier dossier en arbitrage.
Une transaction possible
Mais le contrat de Gallagher est plus facile à échanger qu’on pourrait le croire.
Pour le Canadien, il est plus avantageux d’échanger Gallagher que de le racheter. La raison est simple : dans le cas d’un rachat, une portion du contrat de l’attaquant resterait dans les livres de l’équipe jusqu’en 2028.
Plus précisément, Gallagher occuperait 3,8 M$ de la masse du CH en 2026-2027 et 1,3 M$ en 2027-2028.
Or, une équipe comme les Canucks de Vancouver a des raisons de lorgner Gallagher et son contrat dans un échange.
Le principal intéressé a d’ailleurs lui-même mentionné un intérêt pour Vancouver aux journalistes dépêchés à Brossard.
Cible de choix
Les Canucks entreprennent une reconstruction et auront besoin de vétérans pour changer la culture.
Selon les projections de PuckPedia, la formation britanno-colombienne sera environ à 5 M$ du plancher salarial cet été, lequel est fixé à 76,9 M$. Elle ne peut échanger un vétéran sans flirter dangereusement avec le plancher.
Absorber le contrat de Gallagher pourrait donner un sérieux coup de pouce aux Canucks, qui accueilleraient volontiers ses 6,5 M$ sur leur masse salariale pour 2026-2027.
Et Gallagher coûterait d’ailleurs un peu moins que 6,5 M$ en argent réel aux propriétaires de la concession, puisque son salaire pour l’an prochain sera de 4 M$.
Détrompez-vous : le contrat de Gallagher est bel et bien échangeable. Et il y a fort à parier que le directeur général du CH, Kent Hughes, explorera cette avenue avant de se résoudre à effectuer un rachat.