Un nouveau stade de tennis est essentiel pour assurer la pérennité de l’Omnium Banque Nationale à Montréal, estime Tennis Canada.
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« Le stade actuel approche la fin de sa vie utile et ne répond plus aux standards exigés par les circuits professionnels », affirme la directrice de l’événement, Valérie Tétreault, dans un communiqué publié mardi
Le Stade IGA, qui accueille chaque année l’un des plus grands tournois de tennis de la planète ne correspond plus « aux besoins des joueurs et joueuses élite que nous accueillons, et aux attentes de tous nos partenaires, ce qui nous oblige à agir de façon responsable pour protéger l’avenir du tournoi », explique également Mme Tétreault.
L’ajout d’un toit rétractable
Au cours de la dernière année, Tennis Canada a mené une étude de faisabilité grâce à la contribution de Tourisme Montréal.
De tous les scénarios envisagés, celui de la construction d’un nouveau stade au parc Jarry, où est actuellement situé le Stade IGA, a été retenu.
Le concept sur lequel souhaite plancher l’organisme comporte notamment la construction d’un nouveau court central de plus grande capacité et l’ajout d’un toit rétractable, qui permettrait de pratiquer le tennis beau temps, mauvais temps, durant trois saisons.
Il contient aussi l’addition de terrains intérieurs et extérieurs, qui seraient accessibles à la communauté.
Pas de fonds publics annuellement
Le projet en est encore à la phase préliminaire, peut-on lire dans le communiqué. Tennis Canada cherchera maintenant « à approfondir les analyses techniques, financières et opérationnelles préalables à la réalisation du projet ».
Des échanges préliminaires sont déjà en cours avec les différents paliers de gouvernement et plusieurs partenaires.
« Bien qu’il ait généré 40 M$ en retombées économiques en 2025, contrairement à plusieurs événements d’envergure ou d’autres grands rendez-vous sportifs, l’Omnium Banque Nationale ne bénéficie pas de fonds publics sur une base annuelle », mentionne Tennis Canada.
« Le statu quo n’est plus une option »
L’organisme rappelle également que son modèle d’autofinancement lui permet de « soutenir l’accessibilité et la croissance du tennis à travers le pays ».
« Le statu quo n’est plus une option, déclare Valérie Tétreault. L’Omnium Banque Nationale est le moteur du tennis au Québec et au Canada, jouant un rôle clé [...] dans le développement du sport à tous les niveaux. »
Au cours des dernières années, l’Omnium Banque Nationale a été perturbé plusieurs fois par la pluie, puisque le court central actuel n’est pas doté d’un toit rétractable.
Une construction devenue « impérative »
Dans une entrevue au Journal, l’an dernier, Mme Tétreault s’inquiétait aussi de la durée de vie de la portion sud du stade, construite en 1969.
Elle regrettait également les petits vestiaires et le nombre de terrains devenu insuffisant pour une épreuve qui accueille désormais 96 athlètes en simple uniquement, chaque année.
« Face à la concurrence mondiale et alors que presque tous les tournois de niveau 1000 ont lieu dans des stades complètement réaménagés ou hautement rénovés, la construction d’un nouveau stade à Montréal devient impérative afin de garder cet événement au Québec », est-il indiqué dans le communiqué.
