Poulin va «très bien», mais son cas est incertain

Agence QMI
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L’équipe canadienne affrontera jeudi les États-Unis dans son dernier match du tour préliminaire du Championnat du monde de hockey féminin et la troupe de Troy Ryan n’est pas assurée des services de sa capitaine, Marie-Philip Poulin.
Poulin offre toujours des performances inspirantes de haut niveau lorsqu’elle s’affiche dans des affrontements de grande envergure. Elle a toutefois bloqué un tir élevé lors d’une double infériorité numérique et a quitté le match contre la Suisse, sans revenir.
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«Elle va très bien, a assuré la directrice des équipes féminines de Hockey Canada Gina Kingsbury au réseau TSN. Nous allons continuer à l’évaluer et à garder un œil dessus. L’endroit où elle a reçu la rondelle fait un peu peur, mais nous ne nous faisons pas trop de soucis. Nous prenons simplement toutes les précautions nécessaires.»
Si Poulin joue, les partisans auront également droit à un spectacle qui opposera la vedette américaine Hilary Knight à la capitaine canadienne.
Mardi, Knight a compté son 45e filet sur la scène internationale, un sommet pour toutes les joueuses, tout pays confondu, au Championnat du monde. Elle a surpassé la légende Cammi Granato lors d’une victoire à sens unique contre le Comité olympique russe.
En cas de présence, la Québécoise pourra aussi compter sur les services de la jeune vedette montante Sarah Fillier, qui montre de belles choses depuis le début du tournoi. L’année dernière, sur le circuit de la NCAA, l’attaquante de 21 ans a amassé 57 points, dont 22 filets, en seulement 31 matchs.
Un défi à relever
Le duel contre les États-Unis représentera certainement le premier véritable défi de la troupe de Troy Ryan.
La rivalité canado-américaine ne date pas d’hier et les deux forces du hockey féminin croiseront le fer dans une guerre de tranchées. Si les Canadiennes ont eu la vie facile avec des victoires de 5 à 3, 5 à 1 et 5 à 0 jusqu’à maintenant dans le tournoi, on peut en dire autant de la formation américaine.
Les représentantes de l’unifolié ont toutefois eu une tendance à avoir de lents débuts de match, tardant à s’inscrire à la marque avant de véritablement prendre son envol.
«Je ne crois pas qu’on doit s’en faire, a indiqué Ryan après la victoire de mardi contre la Suisse, tel que rapporté par le site de la Fédération internationale de hockey sur glace. Nous voudrions évidemment avoir de meilleurs débuts de rencontre, mais je pense que toute l’énergie que nous déployons en première se transpose en succès en deuxième. Jusqu’à maintenant, ç’a été le cas. Nous avons affaibli nos adversaires au premier tiers et ç’a payé au deuxième.»
Historiquement, les deux formations ont toujours offert aux amateurs d’excellentes luttes chaque fois qu’elles se sont rencontrées.
Les États-Unis ont vaincu le Canada 3 à 2 en tirs de barrage pour l’obtention de la médaille d’or à la plus récente présentation des Jeux olympiques d’hiver, présentés en 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud. Avant, la formation de l’unifolié avait battu ses éternelles rivales dans quatre duels pour le titre olympique. La seule fois que les deux formations n’ont pas été confrontées l’une à l’autre était en 2006, alors que la «Feuille d’érable» avait eu le dessus sur la Suède en finale; les États-Unis s’étaient contentés du bronze face à la Finlande.