[PHOTOS] La dynastie Trump ou la famille recomposée Harris: qui gagnera la bataille de la Maison-Blanche?
AFP
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Dynastie ou famille recomposée? Dans la course à la Maison-Blanche, ce sont aussi deux visions et deux récits de la famille qui s’affrontent et jouent un rôle crucial pour l’image de Donald Trump et celle de Kamala Harris.
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La Maison Harris
Devenu le premier Second Gentleman après l’accession de Kamala Harris au poste de vice-présidente en 2021, Doug Emhoff et ses deux enfants issus d’un premier mariage, Cole et Ella, forment autour de la candidate démocrate une famille recomposée résolument moderne.
Cet ancien avocat spécialiste du divertissement, âgé de 60 ans comme Kamala Harris, est devenu l’arme secrète de la campagne, avec de nombreux produits dérivés – tasses et tee-shirts – à son effigie.

À la Convention démocrate, il a fait rire le public en racontant le premier rendez-vous, en 2013, avec celle qui était alors procureure générale de la Californie, qu’il a épousée l’année suivante.
«Kamala Harris était exactement la bonne personne pour moi à un moment très important de ma vie. Aujourd’hui, à ce stade de l’histoire de notre nation, elle est exactement la bonne présidente», avait-il alors déclaré.
De confession juive, il avait déjà été actif au cours du mandat de Joe Biden en devenant une figure du combat contre l’antisémitisme.

Ses deux enfants, qui surnomment leur belle-mère «Momala», sont aussi actifs dans la campagne.
Cole, 30 ans, employé d’une société de production cofondée par l’acteur Brad Pitt, n’a pas hésité à raconter comment la politique a changé leur vie.

Au début, il affirme que son père ne semblait pas totalement à sa place au Capitole: «Je me suis demandé “Qu’est-ce que mon bêta de père fait là?”, mais il s’est ensuite totalement plongé dans» son rôle.
Sa sœur Ella, 25 ans, avait ému la convention démocrate en racontant comment, durant son adolescence, «Kamala était toujours là» pour elle.

Créatrice de mode, elle a mis ses réseaux sociaux – près de 500 000 abonnés dans Instagram – au service de la campagne en brodant, crochetant et tricotant des messages comme «J’ai voté».
Les troupes de Trump
La famille nombreuse de Donald Trump – cinq enfants, issus de trois mariages, et dix petits-enfants – connaît déjà bien la Maison-Blanche et les rouages de la politique.
Au cours du mandat du candidat républicain (2017-2021), c’est sa fille Ivanka, conseillère du président, qui avait tenu le premier rôle.

Elle s’est largement mise en retrait au profit de ses deux frères aînés, Donald Jr et Eric, haut placés au sein de l’empire immobilier du milliardaire de 78 ans.
Le premier, 46 ans, a joué un rôle clé dans la promotion de l’idéologie MAGA («Make America Great Again») grâce à ses réseaux sociaux – 12 millions d’abonnés dans X – et à son balado Triggered, mais aussi dans le choix du colistier de son père, un ami proche, le sénateur de l’Ohio J.D. Vance.

Eric, 40 ans, a lui fait campagne activement, dans les médias ou lors d’événements. Sa femme, Lara, 42 ans, a été propulsée co-présidente du Comité national républicain en début d’année, ce qui a permis de remodeler le parti à l’image de son champion.

C’est à sa petite-fille Kai, 17 ans, qu’est revenu le rôle d’adoucir l’image du candidat républicain, «un grand-père normal qui nous donne des bonbons et des sodas quand nos parents ne sont pas là», a-t-elle raconté devant la Convention républicaine en juillet.

Sa fille Tiffany, 30 ans, issue d’un deuxième mariage et très active dans les campagnes de 2016 et 2020, ne s’est pas impliquée cette année.

Son fils Barron a lui passé le début de son adolescence à la Maison-Blanche. À 18 ans, il a récemment intégré l’Université de New York et s’est fait plutôt discret durant la campagne, à l’image de sa mère Melania.

Cette dernière a toutefois publié début octobre ses mémoires, dans lesquelles elle se livre peu, mais épouse les discours chers aux conservateurs sauf... sur le droit à l’avortement qu’elle défend.

Une prise de position vue par certains comme un geste d’indépendance et par d’autres comme une prise de position soigneusement contrôlée pour atténuer le sentiment que les républicains s’opposent à un droit défendu par la majorité des Américains.