Perspective d’une forte majorité: PSPP garde le cap vers un référendum malgré les sondages
Le chef péquiste jure qu’il tiendra sa promesse d’un référendum, même si un sondage indique qu’y renoncer lui offrirait une majorité plus importante

Marc-André Gagnon
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Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, jure qu’il tiendra sa promesse d’un référendum d’ici quatre ans, même si un sondage indique qu’y renoncer lui permettrait de former un gouvernement fortement majoritaire.
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« Non », a assuré le chef du Parti Québécois lorsque questionné par la presse parlementaire pour savoir s’il était tenté de reculer face aux résultats du dernier coup de sonde Léger.
Ce dernier crédite le PQ de huit points additionnels si la tenue d’un référendum sur l’indépendance dans le premier mandat est écartée. Près d’un francophone sur deux appuierait le Parti Québécois si la tenue d’une consultation sur la souveraineté dans un premier mandat était mise de côté.

Si le chef péquiste recule, « qui va me croire au Québec ? » a soulevé M. St-Pierre Plamondon, qui refuse de revoir ses promesses selon l’humeur des sondages.
Conscient que les intentions de vote vont continuer de fluctuer, il envisage notamment la possibilité d’entamer la campagne électorale en territoire minoritaire dans les intentions de vote.
Lutte à trois
Le sondage Léger–Le Journal publié mardi permet de croire au retour d’une lutte à trois entre le Parti Québécois, le Parti libéral du Québec et la Coalition Avenir Québec.
La remontée des appuis envers la CAQ sous la gouverne de Christine Fréchette ne semble pas inquiéter le chef péquiste, qui dit avoir accueilli ce coup de sonde « avec un sourire en coin ».
Après huit ans de demandes « refusées avec un mépris historique » par Ottawa sous la CAQ, le chef péquiste juge qu’il est temps de se sortir « de la discussion qui ne finit plus sur l’autonomisme ».
En gardant le cap vers un référendum dans un premier mandat, « au moins aujourd’hui le chef du Parti Québécois est cohérent », a commenté à son tour le député libéral Monsef Derraji en point de presse.
Il considère toutefois qu’avec 35 % d’appuis pour la souveraineté, « les gens ne veulent rien savoir du référendum » au Québec.
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