Tous les résultats
Publicité

Temple de la renommée du baseball: il hésite entre la casquette des Expos et celle des A’s

Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-05-25T04:05:00Z

Partager

COOPERSTOWN, NEW York – Il était hors de question d’aller à Cooperstown, pour la première fois de ma vie, sans visiter le Temple de la renommée du baseball.

• À lire aussi: Une légende québécoise est née à Cooperstown

Le collègue Jean-Nicolas Blanchet, pourtant un mordu de baseball comme moi, avait pris bien soin de modérer mes attentes. Pas beaucoup de jeux interactifs comme au Panthéon du hockey, à Toronto, m’avait-il prévenu.

«C’est plutôt comme aller à la messe», avait même décrit le directeur des sports du Journal de Québec, sur un ton peu enthousiaste.

La route pour s’y rendre prend effectivement la forme d’un grand pèlerinage. Située à environ 450 kilomètres de Montréal, la petite ville de Cooperstown se trouve dans un bled perdu dans l’État de New York. Depuis Albany, il faut rouler encore une bonne heure et demie, à travers les champs et bon nombre de petits villages parfois épeurants, parfois pittoresques, avant d’arriver à destination.

Photo Jean-François René
Photo Jean-François René

Publicité

Une fois sur place, avant même la visite du Temple, j’ai rapidement eu l’impression d’entrer en communion avec mon sport favori et ses légendes du passé. Sur la rue principale, plusieurs boutiques consacrées au baseball tandis que les haut-parleurs d’une station-service laissaient entendre la chanson Centerfield, de John Fogerty.

Pour moi, ce fut la découverte d’un petit paradis terrestre.

Un trou intrigant

La visite du Temple, en incluant la boutique de souvenirs, aura duré entre deux et trois heures. J’y serais resté toute la journée, n’eût été le match de baseball qu’on devait disputer, en fin d’après-midi, au Doubleday Field (voir autre texte). Il y a tellement à voir... Les plaques des intronisés, évidemment, mais tellement d’objets historiques ayant appartenu à Babe Ruth, Hank Aaron et les autres. Heureusement, un bracelet permet d’ailleurs de sortir et entrer à nouveau pendant la journée.

Concernant les Expos, il y a notamment le chandail bleu poudre porté par Dennis Martinez, au Dodger Stadium, quand il est devenu le premier lanceur d’origine latine à réussir un match parfait, le 28 juillet 1991. Tout près, on rend hommage à Roberto Clemente, puis aux frères Alou, Felipe, Matty et Jesus, qui ont partagé le champ extérieur dans l’uniforme des Giants de San Francisco en 1963.

Photo Benoît Rioux
Photo Benoît Rioux

Publicité

Sans être un grand amateur de bijoux, j’ai été attiré par le grand présentoir des bagues de la Série mondiale. Étrangement, c’est l’espace vide à côté de 1994 que j’ai fixé. J’y suis resté pendant 10 minutes, silencieux, comme si je venais d’allumer un lampion. Autre constat: les Marlins de la Floride ont clairement exagéré avec la grosseur de leur «garnotte» en 2003.

Ma propre plaque

Avant de partir, je me suis évidemment fait un devoir d’aller voir et lire les plaques de Gary Carter, Andre Dawson et Tim Raines, entre autres. Également Vladimir Guerrero, malgré sa satanée casquette des Angels. La plaque de Carter se dresse tout juste à côté de celle de Dennis Eckersley, jadis un de mes joueurs préférés des A’s d’Oakland. Cela m’a fait sourire. Une autre fois.

Pour les amateurs de jeux interactifs, aucune cage de frappeurs ou de radar pour tester la puissance de ses lancers, mais il y a possibilité de créer sa propre plaque d’intronisation virtuelle. Je l’ai fait. Deux fois, plutôt qu’une.

Pour être honnête, je doute que j’aille à l’église plus souvent, mais je sais que j’ai l’intention de retourner à Cooperstown dès que j’en aurai l’occasion. En plus, au Temple de la renommée du baseball, c’est permis et même encouragé de garder sa casquette, peu importe l’équipe de son choix.

Publicité
Publicité