«Chaque fois que je patine, ça fait vraiment mal»: Paul Byron devra bientôt prononcer le mot redouté par chaque athlète... retraite
Opéré aux hanches l’an dernier, il devra se résoudre à l’annoncer bientôt

Jonathan Bernier
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Il y a des mots dans la vie d’un athlète qui font peur. Retraite vient assurément en haut de la liste. Le simple fait d’y penser en fait frissonner plusieurs. C’est le cas de Paul Byron qui, bien malgré lui, devra se rendre à l’évidence que sa carrière est bel et bien terminée.
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Incapable de se remettre totalement des blessures et des opérations aux hanches qui ont ponctué ses dernières saisons, le Franco-Ontarien n’a pas été en mesure de disputer un seul match cet hiver.
« Dans ma tête, c’est sûr que je veux encore jouer. Par contre, chaque jour qui passe, je comprends que ça devient plus difficile. Je vrais prendre le temps de réfléchir pour prendre une décision éclairée », a lancé le Franco-Ontarien, premier joueur à se présenter au bilan de fin de saison du Canadien.
En jasant avec l’attaquant de 34 ans, on comprend que la décision est déjà prise. C’est simplement qu’il n’est pas encore prêt à l’admettre.
« Chaque fois que je patine, ça fait vraiment mal », a-t-il indiqué.
Si cette blessure ne nuisait seulement à sa vie de hockeyeur, ce serait tel que tel, bien que déjà frustrant. Sauf que la condition dans laquelle il se trouve a un impact négatif sur sa vie de tous les jours, sur son rôle de père.
« J’ai 34 ans et parfois je ne suis même pas capable de marcher pendant 30 ou 45 minutes. Hier, je suis allé au parc avec mes enfants et ça me faisait mal », a-t-il raconté.
Aucun regret
Byron n’a pas été épargné par les blessures au cours de sa carrière. Comme c’est parfois le cas avec des boxeurs qui essaie de trop étirer la sauce, aurait-il dû tirer sa révérence avant, alors que sa qualité de vie était encore potable?
« Non, je n’ai jamais eu de regret, a-t-il lancé sans hésitation. J’ai tellement été chanceux d’avoir une carrière comme celle-là. Si tu me donnes une chance de le refaire, je referais la même chose. »
Alors qu’il vivotait dans l’organisation des Flames, Byron ne s’imaginait certainement pas à disputer 521 matchs dans la LNH quand le Canadien l’a réclamé au ballottage le 6 octobre 2015.
Le seul regret sera possiblement de ne jamais pouvoir faire son deuil, enfiler son chandail et lacer ses patins en sachant que c’est la dernière fois.
« Personne ne décide vraiment de la fin de sa carrière. C’est rare qu’on ait le choix de cette décision, a-t-il sagement reconnu. Mais, je n’ai jamais eu de dernier moment. Je trouve ça difficile. »
Un entraîneur dans l’âme
S’il refuse de prononcer le mot retraite, Byron s’est tout de même assuré de préparer son avenir. Alors que la majorité des joueurs blessés prenaient place à une extrémité de la passerelle, il regardait, pour sa part, les matchs en compagnie de Kent Hughes et de Jeff Gorton.
« Quand Kent et Jeff m’ont demandé de regarder les matchs avec eux, j’ai sauté sur l’occasion. Ça m’a permis d’apprendre à les connaitre et de voir les matchs d’une façon différente. En plus, la nouvelle administration ne me connaissait pas. C’était une façon de me faire connaitre. »
Car s’il doit se rendre à l’évidence et annoncer sa retraite comme joueur, il souhaite demeurer dans l’environnement qu’il connait depuis qu’il est tout jeune.
« Je m’imaginerais dans un rôle d’entraîneur du développement. Ça faciliterait ma transition. »