Simon Gagné n’a passé qu’une demi-saison avec les Bruins de Boston, à la toute fin de sa carrière en 2014-2015, mais il n’a pas eu besoin de plus de temps pour comprendre quel genre de leader était Patrice Bergeron, qui a été annoncé parmi les intronisés au Temple de la renommée, lundi.
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Les deux hommes se connaissaient bien. Ils ont été impliqués ensemble dans le Pro-Am Gagné-Bergeron pendant 15 ans, un match caritatif entre des hockeyeurs amateurs et des professionnels de la LNH.
C’est justement à l’édition 2014 de cet événement, lors duquel Claude Julien avait accepté d’agir à titre d’entraîneur de l’une des deux équipes, que Gagné a été convaincu par Bergeron et Julien de tenter sa chance avec les Bruins, après une saison complète sans jouer.
Durant ses 23 matchs à Boston, Gagné a découvert ce que Bergeron signifiait pour la concession des Bruins.
« J’avais été un peu surpris parce que c’était un gars plus vocal que je pensais dans le vestiaire. Les gars le regardaient et le respectaient beaucoup. Il était un exemple sur la glace, mais aussi en dehors. »
Une bière ? Non merci !
Pour Gagné, ce n’est pas un hasard si Bergeron a été aussi bon, aussi longtemps.
« Il continuait d’engager des entraîneurs privés pour travailler sur son coup de patin à chaque été, même après 10 ans. Il voulait constamment s’améliorer et c’est probablement pour ça qu’il a toujours continué à bien performer. Il n’a pas ralenti beaucoup, même en fin de carrière. »
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Et une anecdote lui revient en tête quand il parle de Bergeron.
C’était en juillet 2011, soit trois ans avant que Gagné ne le côtoie dans le vestiaire des Bruins. Cet été-là, il avait été invité, en compagnie de Bergeron, par le maire Régis Labeaume à assister au spectacle de Metallica dans le cadre du Festival d’été de Québec.
« On était dans la loge du maire et quand on était arrivés, quelqu’un avait offert des bières à tous les gens qui étaient présents. Patrice avait refusé parce qu’il s’entraînait le lendemain matin », se rappelle-t-il en riant.
« Quand on a joué ensemble en 2015, il était encore strict, mais il était capable de relaxer et de profiter du moment quand on allait manger avec les gars sur la route. »

