BOSTON | Même s’il y a maintenant 23 ans que Patrice Bergeron a quitté le Québec, il demeure fier de ses racines.
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La façon dont il a salué les deux journalistes s’étant déplacés à Boston pour assister à son point de presse mardi midi, avant d’enchaîner avec quelques remerciements en français, le démontre.
Tout ça n’aurait pu être qu’une façade. Et pourtant, non.

Fidèle partisan des Nordiques dans sa jeunesse, Bergeron se fait un devoir de revenir au Québec pendant l’été et les vacances de Noël. Il raconte que sa conjointe et lui s’assurent que leurs quatre enfants comprennent l’importance de ces racines en priorisant le français comme langue de communication dans la maison.
« Ils n’apprennent pas le français à l’école, donc ils ne l’écrivent pas nécessairement. Mais ils le parlent, a-t-il indiqué. Un jour, quand ils auront 20-22 ans, ils nous remercieront d’être bilingues. C’est la leçon qu’on veut leur transmettre. »
Peut-être un jour
Disons qu’ils sont quelques-uns, au fil des dernières décennies, à ne pas avoir eu cette présence d’esprit.
D’ailleurs, Bergeron a même songé à rapatrier sa famille au Québec au moment de se retirer. Mais il s’est ravisé, à contrecœur, en pensant à tout ce que ça impliquerait pour elle.
« Pour l’instant, ce qui fait le plus de sens, c’est de demeurer ici. Les enfants sont nés ici, leurs amis sont ici, ils font partie de cette communauté, a-t-il mentionné. Mais je sais parfaitement que plus ils vieilliront, plus ce sera difficile de partir. »

