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Patrice Bergeron comparé à Sidney Crosby

Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-09-18T23:55:08Z

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Il n’y a aucun doute pour Maxime Talbot: Patrice Bergeron est le Sidney Crosby québécois. Il sait de quoi il parle, puisqu’il a partagé le vestiaire avec les deux grands joueurs, gagnant même la coupe Stanley aux côtés du 87 avec les Penguins.

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«Tu penses que tu as joué avec le meilleur leader au monde avec Crosby, mais Bergeron est comparable, a assuré Talbot, qui a aussi joué avec les Bruins. Il est un gars réservé, qui ne parlait pas pour rien dire, qui se présentait le premier à l’aréna, qui quittait le dernier et qui travaillait tellement fort.»

L’homme des grandes occasions, tant dans le junior qu’avec Pittsburgh, estime que Bergeron et Crosby sont dans la même catégorie concernant leurs contrats. Ils n’ont jamais signé des pactes extravagants afin de laisser une marge de manœuvre à leur organisation. Le second vient d’ailleurs d’accepter une prolongation de deux ans pour 8,7 millions $ annuellement.

«Ça dit qu’il est superstitieux! 8,7, c’est original, mais ça ne surprend pas. Il n’y a pas beaucoup de gens comme lui. Je pense aussi à Tom Brady», a observé Talbot.

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Maxime Talbot a répondu aux questions des journalistes avec le sourire avant le gala d’intronisation.
Maxime Talbot a répondu aux questions des journalistes avec le sourire avant le gala d’intronisation. Photo Pierre-Paul Poulin

Quand Talbot a gagné son respect

En cette soirée d’intronisation au Temple de la renommée de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec, mercredi, à Brossard, Bergeron a renvoyé l’ascenseur à Talbot en se remémorant un match entre son Titan d’Acadie-Bathurst et les Olympiques à Hull.

«Max avait pris l’équipe sur ses épaules. On avait un avantage de 5 contre 3. Il était le seul attaquant des siens. Je me rappelle qu’il avait travaillé comme d’habitude avec acharnement. Il avait réussi un revirement et déjoué deux joueurs, dont moi qui jouais à la pointe, et il avait scoré. Ça avait changé le momentum. J’avais eu beaucoup de respect pour lui», a raconté Bergeron au Journal.

Patrice Bergeron a été intronisé au Temple de la renommée de la LHJMQ, mercredi, au Théâtre Manuvie de Brossard.
Patrice Bergeron a été intronisé au Temple de la renommée de la LHJMQ, mercredi, au Théâtre Manuvie de Brossard. Photo Pierre-Paul Poulin

Nouvelle position

Même si ce dernier n’a disputé qu’une saison complète dans la LHJMQ, il a beaucoup appris auprès de l’entraîneur Réal Paiement.

«Il m’a fait jouer à l’aile et à l’époque je ne comprenais pas, car j’étais un joueur de centre. L’année suivante, j’ai réussi à faire l’équipe à Boston parce que j’étais capable de jouer à droite», a-t-il dit avec reconnaissance.

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Et lorsque Bergeron avait décidé de délaisser un peu l’école afin de s’entraîner plus, Paiement l’avait rencontré.

«Je ne pouvais pas négliger le côté académique. Le hockey n’était pas la seule chose et il préparait l’humain aussi.»

Une lettre vieille de 22 ans

Nommé deux fois le joueur le plus utile des séries, Talbot a aussi eu une pensée pour un ancien coach. Benoît Groulx lui avait demandé d’expliquer par écrit ce que représentait le rôle de capitaine. Une lettre que Groulx a gardée et qui a été remise à Talbot avant le gala.

«Je la regarde et je ne pensais pas être mature comme ça à cet âge! C’est spécial de retoucher à ça 22 ans plus tard», a-t-il soutenu, ayant l’intention de l’ajouter à son discours.

En se remémorant son passage dans la LHJMQ, Talbot n’a pas tout de suite pensé aux deux finales de la Coupe Memorial – des défaites qu’il a encore sur le cœur – mais plutôt à la transaction ayant envoyé son grand chum et capitaine Bob Bissonnette au Titan.

«On avait eu un petit party d’équipe pour célébrer son départ et c’était très touchant, a-t-il mentionné avec émotion. Il ne disait pas encore "gorgée", mais il disait déjà: "c’est la plus belle journée de ma vie!" C’était mon mentor.»

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