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Valérie Maltais ne pouvait plus fièrement finir sa carrière olympique

La patineuse québécoise a été choisie parmi les porte-drapeaux pour la cérémonie de clôture

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-02-21T20:07:32Z
2026-02-21T23:05:17Z

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MILAN | En quittant le centre de l’anneau olympique après la dernière course de sa carrière aux Jeux, qui ne s’est pas déroulée comme prévu en raison d’une chute, Valérie Maltais a regardé sur son téléphone. Un message de son conjoint, Jordan, y était affiché.

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« Avant de partir, nous avions discuté de la signification d’un olympien. Ce n’est pas juste par rapport aux résultats. C’est de la façon dont on se bat, qu’on se relève ou que nous réalisons nos performances. Il me l’a rappelé », a raconté Maltais, qui est tombée au troisième tour.

« Son message m’a touchée. C’est l’une des raisons pourquoi je l’aime », a ajouté celle qui a terminé au cinquième rang grâce à son incroyable effort.

Maltais allait apprendre plus tard qu’elle a été choisie pour porter le drapeau du Canada lors de la cérémonie de clôture, en compagnie du Québécois Steven Dubois, patineur de vitesse courte piste.

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Ne jamais lâcher

À propos de l’épreuve du départ groupé, samedi, les patineuses ont joué du coude dans le feu de l’action au centre du peloton.

« Je crois avoir accompli les résultats, a poursuivi la Saguenéenne de 35 ans. Dans cette course, je suis tombée, je me suis fait mal à la cheville, je me suis relevée et je n’ai jamais lâché. J’y ai cru jusqu’à la fin. »

Et comment ! Pendant que le peloton filait à vive allure à un demi-tour devant elle, Maltais a mis les enjambées doubles pour le rattraper. Et le remonter peu à peu au fil des 4800 mètres restants, après avoir grugé une énergie précieuse.

« J’ai coursé du mieux que je le pouvais dans les circonstances. Je peux donc être fière de ça. Je l’étais quand j’ai franchi l’arrivée, parce que j’avais réussi à revenir vers le devant et j’étais proche dans le dernier sprint. »

AFP
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Maltais patine depuis assez longtemps pour comprendre que des chutes surviennent dans le feu de l’action. Cette course sur longue piste a étrangement pris des allures de l’intensité sur courte piste.

Toune enlevante

Au lendemain de sa médaille de bronze surprise aux 1500 mètres, Maltais a mis le pied en bas du lit un peu fatiguée, a-t-elle raconté. Les jambes lourdes une fois arrivée à l’anneau glacé situé à l’autre bout de Milan, une toune électrique du DJ David Guetta et Sia dans les haut-parleurs l’a requinquée et lui a insufflé une bonne dose d’énergie avant qu’elle saute sur la glace.

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Elle était ainsi crinquée pour franchir les 6000 mètres de la demi-finale en force et ensuite bouffer les 6000 autres de la finale. Avec un large sourire étampé dans le visage, elle a eu du plaisir. Cette journée de 12 km sur patins venait donc conclure sa quatrième et dernière aventure olympique, avec un tour de piste final en compagnie de sa coéquipière Ivanie Blondin, médaillée d’argent, en trimballant un immense drapeau du Canada.

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Cela ne pouvait donc mieux finir pour l’équipe qui a récolté trois médailles en longue piste, alors que les femmes ont grimpé sur le podium à quatre des sept distances au programme.

Fière de sa carrière

« Honnêtement, je ne suis pas très nostalgique sur cette fin de carrière olympique, a indiqué celle qui en était à ses cinquièmes Jeux.

À Vancouver, Sotchi et Pyeongchang, elle avait patiné avec l’équipe de courte piste, gagnant une médaille d’argent au relais féminin en 2014. Elle a ajouté deux médailles d’or à la poursuite par équipe à Pékin et à Milan en plus de ses deux médailles de bronze aux épreuves individuelles des 1500 m et 3000 m durant la dernière quinzaine italienne.

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« Ça va peut-être venir plus tard, car j’ai participé à ces JO de manière très consciente. J’en ai profité. J’ai performé à la hauteur de mes attentes. C’est la meilleure dernière expérience que je pouvais vivre. Quand on quitte quelque chose et qu’on est satisfait, on ressent le sentiment du devoir accompli plus que la nostalgie. »

Le devoir accompli, c’est ce qu’elle estime avoir réalisé en se relevant de sa chute pour remonter le peloton et donner le dernier coup pour le sprint final.

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