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Patinage sur courte piste aux Jeux olympiques: «Un jour, je vais être champion olympique» – William Dandjinou

Hyperdéçu de sa 5e place aux 1500 mètres sur courte piste, le grand favori sait qu’il gagnera l’or aux Jeux

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-02-15T05:00:00Z
2026-02-15T13:29:30Z

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MILAN | Aux Pays-Bas, en Pologne, en Chine, en Corée, à Montréal, William Dandjinou avait tout gagné, ou presque, depuis près de deux ans aux épreuves du 1500 mètres en patinage de vitesse sur courte piste. Cette saison, il a remporté l’or à trois de ses quatre courses à la Coupe du monde en plus d’être couronné champion du monde. Mais à Milan toutefois, ça ne va pas. Sa magie sur la glace olympique tarde à opérer.

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«Un jour, je serai champion olympique.»

C’est tout ce qu’il avait à dire aux membres de la presse quelques minutes après sa sortie de la patinoire samedi soir. Un passage en coup de vent n’est pas dans son habitude.

Franchement déçu d’être écarté du podium, dans une deuxième épreuve de suite où il était le favori, le grand patineur de Sherbrooke n’a pas du tout digéré cette cinquième place.

Pas lui, l’avide compétiteur qui visait cinq médailles d’or olympiques à ses premiers Jeux et qui, avec trois épreuves dans le rétroviseur, compte une médaille d’argent au relais mixte. Jumelée à la 4e place aux 1000 mètres jeudi soir, cette 5e position dans sa course de prédilection fait mal.

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AFP
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Des larmes

«Il a vécu deux déceptions. Ça fait mal en dedans. Il faut qu’il l’encaisse, qu’il la vive», a témoigné son entraîneur-chef Marc Gagnon, mieux placé que quiconque pour comprendre la réaction de son athlète.

En 1994, à ses premiers JO, le patineur de 19 ans à l’époque était rentré de Lillehammer avec une breloque de bronze et deux quatrièmes places. Au suivant à Nagano en 1998, avec une médaille d’or, une 4e place et une 16e position.

«Il doit prendre le temps de pleurer et de le sortir», a poursuivi l’instructeur avec émotion, le trémolo dans la voix et les yeux mouillés. «Il en a besoin. Il l’a fait hier [vendredi].»

Photo Pierre-Paul Poulin
Photo Pierre-Paul Poulin

«Il est sensible et humain. Je vais continuer à le pousser à rester comme ça», a ajouté l’entraîneur qui est près de ses athlètes et s’assure qu’ils ne manquent de rien. «Il faut s’assurer qu’il vive tout ça. Je ne veux pas qu’on passe à côté.»

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«Il était alors prêt pour sa course. Will prend des décisions pour gagner à 100%. Des fois, ça tombe de ton côté, et d’autres [fois], non.»

«Pour lui jusqu’à présent ici, ça ne va pas de son côté.»

L’homme à battre

Gagnon n’a pas perdu la foi envers son véritable pur-sang. Celui-ci est à ce point le grand favori et patine avec une cible si grosse dans le dos qu’un biathlète pourrait l’atteindre depuis Bormio, situé à 200 km au nord dans les alpes italiennes.

Depuis deux ans, Dandjinou a remporté rien de moins que neuf des 11 courses de 1500 mètres disputées sur le circuit de la Coupe du monde de l’ISU et le Championnat du monde.

Samedi soir, dans une finale âprement disputée durant laquelle il a mené sept des 14 tours, ses quelques petites erreurs dans ses «stratégies de course, dépassements, décisions, patience et prises d’informations», selon Gagnon, lui ont coûté la victoire ou une médaille.

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«Ce sont quand même ces décisions qui l’ont fait gagner si souvent depuis deux ans», a rappelé l’instructeur. «Il ne faut pas paniquer. Il faut utiliser ses expériences pour continuer à le développer.»

«La réalité, c’est qu’il a de l’expérience en Coupe du monde, mais il n’en a pas aux Jeux olympiques. Il a encore des choses à apprendre.»

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Quand?

Nul doute dans son esprit que son Will sera un jour champion olympique.

«Est-ce que ce sera ici? Je [le] lui souhaite. Il peut encore l’être. Sinon, ce sera aux prochains. J’y crois fermement. Je mets ma main au feu et je suis prêt à parier là-dessus», a insisté le coach.

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À Milan, Dandjinou pourrait être couronné au 500 mètres et au relais 5000 mètres. Nombreux sont les athlètes qui n’ont pas cinq chances comme lui en une seule édition.

«Il peut nous surprendre sur les deux distances restantes. Qui sait? Il sera peut-être très content dans deux et quatre jours», a souligné Gagnon.

Quand il a vu son coéquipier prendre le large dans les coulisses de l’aréna en toute fin de soirée, Steven Dubois a couvert ses arrières, connaissant très bien sa déception.

«On a deux jours pour s’en remettre. Il n’a pas le choix, on course ensemble pour le 5000 mètres, lundi. On l’a entendu: il dit qu’il veut être un champion olympique.»

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