Pat Brisson et Allan Walsh pleurent le décès d’un agent qui n’avait pas d’ennemis

Nicolas Cloutier
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Si Claude Lemieux était une peste sur la glace, il était l’ami de tous dans le petit milieu pourtant très compétitif des agents de la Ligue nationale de hockey (LNH).
Au bout du fil, l’influent agent Allan Walsh, qui représente notamment Phillip Danault chez le Canadien, exprimait son grand étonnement... un sentiment qui est partagé par la multitude d’intervenants qu’il a contactés dans les dernières heures.
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« Je ne pouvais pas y croire. On l’avait tous vu avant le troisième match au Centre Bell. J’ai parlé à plusieurs directeurs généraux, à plusieurs personnes qui le connaissaient, a confié Walsh à TVA Sports. Tout le monde est sous le choc. »
Le réputé Pat Brisson de CAA Hockey était très secoué lorsque nous l’avons rejoint par message texte.
« On a perdu une grande personne, a-t-il commencé. Claude était un ami et un grand guerrier. Il avait un grand cœur sur la patinoire et à l’extérieur. Tu le voulais de ton côté pour affronter l’adversaire. »
La relation entre les deux hommes était marquée par un profond respect, malgré leurs intérêts divergents considérant la nature de leur travail.
Pas d’ennemis
« Il était extrêmement dévoué à protéger ses clients et à les épauler. On a toujours gardé une bonne relation, même en tant qu’agents. À l’occasion, on échangeait nos opinions pour le bénéfice de nos clients respectifs », a avoué Brisson.
« On avait une relation de nature plus professionnelle, a de son côté expliqué Allan Walsh. Techniquement, c’était un compétiteur. Mais je me suis rapproché de son petit frère, Jocelyn, qui a lui aussi joué dans la Ligue nationale. J’ai toujours apprécié mes conversations avec Claude à l’aréna ou lors des rencontres de l’Association des joueurs. »
Et même si le ton peut lever rapidement dans des négociations serrées avec les DG, Lemieux, lui, n’avait pas vraiment d’ennemis dans son après-carrière d’agent.
« Il était très respecté. Il avait d’excellents contacts avec les équipes de la LNH. Il avait joué contre et avec tellement de personnes qui sont aujourd’hui dans les groupes de gestionnaires. Je n’avais jamais entendu un mot négatif à son sujet », a assuré Walsh.
Né à Chomedey, à Laval, Walsh avait par ailleurs croisé Lemieux sur sa route très tôt dans sa vie. Il était déjà une peste, apparemment, dans le hockey mineur.
« On est nés la même année, en 1965, a raconté Walsh. On a joué notre hockey mineur l’un contre l’autre. Je me souviens de tournois à Drummondville et à Trois-Rivières. Il était toujours le meilleur joueur de l’autre équipe. »
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