«Passion» et «travail phénoménal»: à New York, Mathieu Darche et Patrick Roy se lancent des fleurs


Jessica Lapinski
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Mathieu Darche louange «la passion» de Patrick Roy, et Patrick Roy vante «le travail phénoménal» effectué par Mathieu Darche.
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Semble-t-il que la synergie est bonne à New York entre les deux Québécois, qui ne se connaissaient pas personnellement avant que le nouveau directeur général des Islanders ne se déplace à Montréal, l’été dernier, pour rencontrer son entraîneur-chef.
Et dire que plusieurs, surtout dans la Grosse Pomme, se questionnaient sur l’avenir de Roy au sein de l’organisation. Il faut dire que c’était le prédécesseur de Darche, Lou Lamoriello, qui avait procédé à son embauche, et qu’il n’est pas rare qu’un directeur général nouvellement en poste décide plutôt de s’entourer de ses hommes de confiance.

«Patrick et moi, on est sur la même page», a pointé Darche mercredi, dans une conférence de presse avant la défaite de 3 à 1 des Islanders aux mains des Bruins de Boston.
Cité par le New York Post, la recrue au poste de directeur général a mentionné être «en constante communication» avec Roy, même pendant les jours de congé.
«Nous partageons la même vision du jeu et de la communication avec les joueurs, a expliqué l’ancien attaquant du Canadien. C’est excellent. Je ne connaissais pas grand-chose de Patrick avant d’arriver ici, mais on peut voir sa passion.»
Un excellent mois de novembre
D’ailleurs, qui se serait imaginé, à la lumière de leur dernière saison, que les Islanders seraient l’une des équipes de l’heure dans la LNH en novembre?
«Bon nombre des gestes posés par Mathieu Darche dans l’entre-saison se sont avérés fructueux pour l’instant», a pointé le New York Post, qui attribue une large partie des succès des Islanders à leur nouveau directeur général.
Parmi ceux-ci, il y a bien sûr la sélection du défenseur Matthew Schaefer au premier rang du dernier repêchage de la LNH, en juin. À 18 ans seulement, Schaefer est spectaculaire depuis ses débuts avec le club: il a déjà l’impact d’un vétéran à la ligne bleue, comme le montrent notamment ses sept buts et neuf aides en 24 matchs, ainsi que son différentiel de +8.

Dobson, Heineman, Drouin...
Mais le directeur général québécois a aussi pris des décisions qui ont permis à l’équipe de récolter sept victoires à ses 10 derniers matchs.
En date de jeudi matin, les Islanders présentaient un dossier de 13-9-2 depuis le début de la campagne. Leurs 28 points leur confèrent le quatrième rang dans le classement très serré de la section Métropolitaine, eux qui avaient raté les séries l’an dernier.
Parmi ces décisions, le New York Post relève celle d’échanger au Canadien le défenseur Noah Dobson en retour d’Emil Heineman, notamment.
Dobson s’avère, la plupart des soirs, un très bon atout pour le CH, mais Heineman n’est pas en reste à New York. L’attaquant revendique neuf buts et six aides en 24 matchs avec les Islanders.
Le Post soulève aussi la signature d’un certain Jonathan Drouin — 14 points cette saison — comme l’un de ses bons coups.

«Roy, qui supportait mal Lou Lamoriello, a finalement pu mettre en place le système offensif qu’il avait toujours imaginé et embaucher sa propre équipe d’entraîneurs adjoints», a également écrit le Post.
«Il effectue un boulot phénoménal, a pour sa part relevé Roy au sujet de Darche. Il connaît ses dossiers. Il sait quoi faire.»