Tous les résultats
Publicité

Pas de coupe depuis 1967: revivez chaque étape de la longue agonie des Maple Leafs de Toronto

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2026-03-31T19:30:00Z

Partager

Le congédiement de Brad Treliving a mis un point final à un autre chapitre marqué par de grandes déceptions pour les partisans des Maple Leafs de Toronto, qui rongent leur frein depuis 1967.

• À lire aussi : Autopsie d’un échec total chez les Maple Leafs de Toronto : Brad Treliving, l’artisan de son propre malheur

• À lire aussi : « Choquant »: John Tavares se sent coupable pour le congédiement de Brad Treliving

• À lire aussi : À VOIR | L’ancien du Canadien jette les gants : c’est Max Domi qui a vengé Auston Matthews

Imaginez, la dernière fois que les Leafs ont remporté la coupe Stanley, c’était également l’année du tout premier Super Bowl et Gary Bettman n’était évidemment pas le commissaire de la LNH à ce moment, puisqu’il n’était âgé que de... 15 ans.

Pourtant, l’équipe est passée près à quelques occasions, même si elle n’a jamais atteint la finale de la Coupe depuis sa dernière conquête.

Retour chronologique sur près de 60 ans d’échec et de déceptions dans la Ville Reine.

1967 – la dernière conquête

Dave Keon (à gauche) et Guy Lafleur ont été nommés sur la liste des 100 plus grands joueurs de l’histoire de la LNH, en 2017. Keon a remporté le trophée Conn-Smythe lors de la dernière conquête des Maple Leafs, en 1967.
Dave Keon (à gauche) et Guy Lafleur ont été nommés sur la liste des 100 plus grands joueurs de l’histoire de la LNH, en 2017. Keon a remporté le trophée Conn-Smythe lors de la dernière conquête des Maple Leafs, en 1967. Photo d'archives, Agence QMI

Menés par Dave Keon et Jim Pappin, les Maple Leafs viennent à bout du Canadien de Montréal en six matchs lors de la grande finale pour mettre la main sur une quatrième coupe en six ans. Rien ne laisse alors présager la grande noirceur qui va suivre.

Publicité

De 1967 à 1992 – la grande noirceur

Après leur conquête de 1967, les Maple Leafs rateront les séries la saison suivante. S’ensuivra une interminable séquence de près de 25 ans lors de laquelle l’équipe connaîtra des succès plus que modestes en séries. Entre la saison 1967-1968 et 1991-1992, les Maple Leafs ne parviendront à jouer pour ,500 ou plus qu’à 10 reprises.

1992 – l’arrivée de Pat Burns et le retour de l’espoir

Pat Burns (à droite) a dirigé les Maple Leafs de Toronto de 1992 à 1996
Pat Burns (à droite) a dirigé les Maple Leafs de Toronto de 1992 à 1996

La saison 1992-1993 marque le début d’une ère nouvelle pour les Maple Leafs, qui embauchent Pat Burns comme entraîneur-chef, après que ce dernier eut démissionné de son poste avec le Canadien après quatre saisons à la barre du club. Et son impact est immédiat. Les Leafs connaissent alors l’une des meilleures saisons régulières de leur histoire, terminant avec 99 points, notamment grâce à l’éclosion offensive de Doug Gilmour, qui termine avec 127 points en 83 parties, ainsi que du brio de Félix Potvin devant le filet.

27 mai 1993 – le rêve volé par Kerry Fraser

Publicité

Les Leafs n’auront probablement jamais été aussi près d’une finale depuis 1993. En avance 3-2 dans la série demi-finale face aux Kings de Los Angeles, Toronto a été la victime de l’une des plus grandes controverses de l’histoire du circuit. À égalité 4-4 lors du match no 6, Doug Gilmour a été accidentellement frappé au visage par le bâton de Wayne Gretzky, geste que l’officiel Kerry Fraser n’avait pas vu et, donc, pas puni. Quelques minutes plus tard, Gretzky donnait la victoire aux Kings en prolongation, eux qui allaient finalement gagner le match ultime et rejoindre le Canadien de Montréal en grande finale.

1994 – encore si près, mais si loin

L’année suivante, les Leafs de Pat Burns poursuivent sur leur lancée et récoltent 98 points. En séries, ils se placent en position de venger la controverse de l’an dernier, en accédant à nouveau à la finale de l’Association de l’Ouest (ils ont évolué dans l’Ouest jusqu’en 1998). Toutefois, ils s’inclineront en cinq parties face aux Canucks de Vancouver de Pavel Bure. Ces derniers seront par la suite défaits par les Rangers de New York, en grande finale.

1994 à 2004 – une décennie moyenne marquée par deux finales d’Association

Mats Sundin et l'entraîneur-chef Pat Quinn en février 1999
Mats Sundin et l'entraîneur-chef Pat Quinn en février 1999 Mike Cassese/Toronto Sun

Les Leafs font l’acquisition de Mats Sundin des Nordiques de Québec en 1994 et en font la pierre angulaire de leur équipe. À ses dix premières saisons dans l’uniforme des Leafs, Sundin mènera l’équipe à huit reprises en séries éliminatoires, dont deux participations à la finale de l’Association de l’Est, en 1999 et 2002. Chaque fois, ils seront incapables de franchir l’étape supérieure.

Publicité

2004 à 2016 – une interminable traversée du désert

Michael Peake/Toronto Sun/QMI Ag
Michael Peake/Toronto Sun/QMI Ag

Cette période fut peut-être la pire de l’histoire de la concession. Au retour de l’arrêt des activités en raison du lock-out qui a forcé l’annulation de la saison 2004-2005, les Maple Leafs deviendront, pendant les dix saisons suivantes, l’une des concessions les plus moribondes du circuit. L’équipe ne parviendra à se qualifier pour les séries qu’une seule fois entre 2005 et 2016, soit lors de la saison 2012-2013, écourtée à cause d’un autre conflit de travail. Mais les réjouissances seront de courte durée puisque les Leafs échappent le match no 7 face aux Bruins de Boston par la marque de 5-4 en prolongation, et ce, alors qu’ils menaient 4-1 en troisième période.

24 juin 2016 – l’arrivée de l’enfant prodige américain

Auston Matthews lors de ses premiers moments dans la LNH, en octobre 2016
Auston Matthews lors de ses premiers moments dans la LNH, en octobre 2016 Pierre-Paul Poulin / Le Journal

Les déboires des Leafs leur ont permis de repêcher William Nylander en 2014 et Mitch Marner en 2015. En 2016, ils sélectionnent Auston Matthews au premier rang du repêchage, un prodige américain considéré comme capable de redresser l’organisation. Dès sa première saison, Matthews mène les Leafs en séries. L’espoir renaît.

Publicité

2017 à 2021 – Cinq ans d’effondrement

Martin Chevalier / JdeM
Martin Chevalier / JdeM

À trois reprises, lors des séries de 2017, 2018 et 2019, les Leafs se frottent aux Bruins de Boston au premier tour et, chaque fois, ils sont incapables de venir à bout de la bande à Patrice Bergeron. La grogne commence à se faire sentir à Toronto.

En 2020, les Leafs s’inclinent contre les Blue Jackets de Columbus lors de la série de qualification qui leur aurait permis de participer aux vraies séries, une mesure exceptionnelle mise en place en raison de la pandémie. Puis, l’année suivante, ils prennent les devants 3-1 au premier tour face au Canadien avant de perdre les trois matchs suivants et subir une autre élimination hâtive, au premier tour.

2023 et 2025 – le deuxième tour, sans plus

Icon Sportswire via Getty Images
Icon Sportswire via Getty Images

Après six défaites consécutives au premier tour, la bande à Auston Matthews vient finalement à bout du Lightning de Tampa Bay, avant de s’incliner en deuxième ronde et de manière expéditive face aux Panthers de la Floride. En 2025, ils franchissent à nouveau le premier tour, avant de perdre lors de la ronde suivante.

2025 – le départ de Marner et l’effondrement

Dominic Chan / Agence QMI
Dominic Chan / Agence QMI

Tête de Turc des partisans des Leafs, Mitch Marner décide de ne pas renouveler son entente avec la formation torontoise et quitte pour Vegas. Les Leafs ne parviennent à soutirer aux Golden Knights que Nicolas Roy, en retour de ses droits. Il s’agira visiblement du début de la fin pour le noyau repêché lors des années de misère entre 2014 et 2016.

Publicité
Publicité