Malgré les demandes répétées, la ministre responsable des aînés a de nouveau repoussé du revers de la main la tenue d'une enquête publique sur l'hécatombe dans les CHSLD.
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Les oppositions le demandaient depuis plusieurs semaines, mais le gouvernement décidé de s'en remettre à le commissaire à la santé et au bien-être.
«C’est 4000 morts, ce n’est pas rien, c’est la pire tragédie meurtrière qu’on a connue au Québec. Comment peut-on passer à côté d’une vraie commission d’enquête, je ne peux pas y croire», a lancé le député péquiste Harold Lebel.
«Le Québec doit savoir ce qui s’est vraiment passé», a affirmé la libérale Monique Sauvé.
La ministre Marguerite Blais a assuré que le commissaire avait tous les outils nécessaires pour mener à bien cette enquête.
«Je prends ma part du blâme, je suis en accord avec plusieurs critiques, mais je ne suis pas en accord avec la critique concernant le commissaire à la santé et au bien-être», a dit la ministre Blais.
L’Ontario a annoncé une commission d’enquête sur les résidences pour personnes âgées où ont péri 1400 personnes pendant la crise.