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CHSLD: «en train d’apprendre parce qu’on n’a pas le choix»

2020-09-24T17:33:29Z

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Le manque de personnel et la vétusté des résidences pour aînés sont du nombre de constats qu’a faits la protectrice du Citoyen, Marie Rinfret, dans son rapport publié jeudi.

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Or, ces constats ne sont pas nouveaux et ont été décriés à nombreuses reprises dans les dernières années. 

Alors que s’entame la deuxième vague de COVID-19, le gouvernement commence à renverser la vapeur, selon David Levine, un ancien haut gestionnaire en santé.

«Je pense qu’on est vraiment en train d’apprendre parce qu’on n’a pas le choix», lance-t-il d’emblée.

M. Levine montre du doigt la réforme Barrette qui, pendant 5 ans, a éliminé pas de 2000 postes de gestionnaire dans le réseau de la santé, notamment dans les CHSLD.

«Il n’y avait pas personne sur place, personne sur les planchers, qui avait l’autorité de changer les choses. On n’a gardé toujours des postes à temps partiel dans nos CHSLD pour sauver de l’argent et on n’a pas eu la main-d’œuvre requise dans ces environnements-là», décrie David Levine.

Pendant que les millions affluaient pour la rénovation de centres hospitaliers à Montréal, aucune somme d’argent n’a été investie par les gouvernements dans la rénovation et la mise à niveau des CHSLD, déplore l’ex-haut gestionnaire.

Par ailleurs, David Levine s’est montré satisfait des recommandations du rapport. À son avis, le gouvernement commence à corriger la situation, notamment par l’embauche de haut gestionnaire dans les établissements du réseau québécois.

Le manque de plainte et de pression provenant du milieu des résidences pour personnes âgées pourrait avoir contribué au sous-financement des CHSLD. Ce sont ainsi les hôpitaux qui ont hérité de l’argent, le milieu étant beaucoup plus bruyant, dit-il.

«On a délaissé ce milieu pendant trop longtemps parce qu’il ne criait pas. Et il y avait une certaine attitude dans la société que les personnes âgées ont peut-être déjà vécu leur vie», dénonce-t-il.

Or, maintenant que les voix se lèvent, Québec n’a plus le choix d’agir.

«Je pense que les mesures vont tenir en place. Il n’a pas le choix. Il y a trop de pression, trop de regards, envers le gouvernement, envers le ministre de la Santé», indique-t-il.

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