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Paris 2024: 39 bateaux monopolisent la Seine

Une importante répétition de la cérémonie d’ouverture a eu lieu discrètement.

Des bateaux ont participé à une répétition du défilé en vue de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, lundi, sur la Seine, passant devant la tour Eiffel.
Des bateaux ont participé à une répétition du défilé en vue de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, lundi, sur la Seine, passant devant la tour Eiffel. Photo AFP

Agence France Presse

2023-07-17T20:57:47Z

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PARIS | Signe que les prochains Jeux olympiques approchent à grands pas, une répétition d’une des cérémonies prévues dans la capitale française a eu lieu lundi matin sur le fleuve qui serpente la ville.

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Près d'une quarantaine de bateaux ont défilé sans anicroche apparente lundi matin sur une Seine déserte pour mimer le convoi des délégations de l’été 2024 et tester la durée, les distances et les prises de vue de cette cérémonie inédite.

À l’issue de cette simulation, le président du comité organisateur, Tony Estanguet, s’est félicité d’un premier retour «très positif» et du «potentiel dingue» de ce parcours sur l’eau. Il faudra tirer les «enseignements», y compris en débreffant entièrement avec «les bateliers pour voir comment ils ont vécu tout ça».

Pour les besoins de ce défilé, qui a débuté à 6h30 lundi matin du pont d’Austerlitz, la navigation sur le fleuve a été stoppée dès 4h00 et jusqu’à midi.

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Sur un des bateaux, qui passait près de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris en reconstruction, des gens agitaient des drapeaux, comme s'ils étaient membres d'une délégation internationale.
Sur un des bateaux, qui passait près de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris en reconstruction, des gens agitaient des drapeaux, comme s'ils étaient membres d'une délégation internationale. AFP

Trente-neuf bateaux de toutes les tailles, représentant fictivement les délégations, ont opéré deux passages, c’est-à-dire deux fois les six kilomètres entre le pont d’Austerlitz et le pont d’Iéna. Les premiers bateaux – ils sont tous numérotés – avaient à bord des passagers munis de pancartes comme pour représenter les délégations, a constaté l’AFP.

Mais les autres voguaient vides et incognito, dans l’indifférence générale.

Difficile en effet pour les badauds ou les travailleurs parisiens filant à fond sur leur vélo de s’apercevoir de quelque chose. Seuls indices: un camion de police ou de gendarmerie posté sur chaque pont du trajet, et quelques policiers à moto ou en scooter qui patrouillent près des quais.

Les bateaux participant à la répétition en vue de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Paris ont navigué sous le pont Alexandre III.
Les bateaux participant à la répétition en vue de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Paris ont navigué sous le pont Alexandre III. Photo AFP

Test technique

Sur l’eau, de part et d’autre de ce convoi qui naviguait à 9 km/h, des bateaux semi-rigides assuraient la sécurité (assistance, premiers soins...). Au niveau du musée d’Orsay, un bateau des pompiers de Paris était stationné et surveillait la zone et un sapeur en combinaison se tenait prêt à intervenir au moindre appel sur sa radio.

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Un peu plus loin, près de la tour Eiffel, il y avait la nouvelle Brav-M, une brigade policière en moto.

Il s’agit d’un test «technique», avaient expliqué les organisateurs des Jeux olympiques de Paris en amont, pour minuter le trajet, gérer les distances entre les bateaux ou encore tester les communications.

Des essais de caméras pour le Service olympique de radiotélévision, diffuseur télé des JO, ont aussi été faits. 

«On doit aussi tester une nouvelle manière de filmer la cérémonie», a en effet expliqué Thierry Reboul, directeur, événements et cérémonies, à l’origine du concept. 

Un test d’avarie de moteur a été effectué lundi matin, a-t-il précisé après la répétition.

Des membres de la Fédération française de sauvetage et de secourisme étaient aussi du cortège à bord d'un Zodiac, devant le musée d'Orsay.
Des membres de la Fédération française de sauvetage et de secourisme étaient aussi du cortège à bord d'un Zodiac, devant le musée d'Orsay. Photo AFP

Le secret demeure entier

Pas question en revanche en ce lundi matin de voir quoi ce soit du spectacle conçu par le metteur en scène Thomas Jolly, car le secret sera gardé jusqu’au jour J de cet évènement inédit. Le 26 juillet 2024 à 20h24, ce sont plus d’une centaine de bateaux qui transporteront plus de 200 délégations du monde entier.

Les organisateurs misent beaucoup sur cette cérémonie, qui pour la première fois se tiendra à l’extérieur d’un stade.

Environ 100 000 personnes pourront y assister en payant leurs places sur les quais bas de la Seine et plusieurs centaines de milliers d’autres sur les quais hauts gratuitement.

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Des policiers étaient aussi de la répétition en vue de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques qui auront lieu à Paris dans un an.
Des policiers étaient aussi de la répétition en vue de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques qui auront lieu à Paris dans un an. Photo AFP

Un véritable casse-tête

La sécurité de cette gigantesque fête en plein air, sur un fleuve, en présence de sportifs et de chefs d’État du monde entier constitue un véritable casse-tête.

Les quais hauts seront divisés en 15 ou 20 tronçons, ont fait savoir à l’AFP depuis plusieurs semaines des sources policières et politiques. Le chiffre global a varié ces derniers mois et n’a pas encore été officialisé. Annoncé à 600 000 au départ, toutes places confondues, le chiffre serait plutôt au maximum de 500 000, dont 400 000 gratuits, selon ces mêmes sources.

Interrogée sur le sujet lundi, la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a répondu que «nous y travaillons», évoquant «des annonces à l’automne sur les quais hauts».

Du côté de la police, la directrice de cabinet du préfet de police, Magali Charbonneau, avait indiqué que seraient «testés les dispositifs de commandement et de coordination», notamment les réseaux radio. 

«Vu les effectifs annoncés, notre architecture radio n’est pas prête», a récemment confié à l’AFP une source policière.

«[Ce sont] 850 policiers et pompiers [qui] ont été mobilisés», a précisé le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, et «quelques exercices ont été testés sur le fleuve», comme des «secours à des personnes de manière très discrète pour ne pas perturber la parade».

A aussi été testé le commandement commun de trois services d’élite, qui seront mobilisés pour «sécuriser la cérémonie et toutes les personnalités présentes au Trocadéro».

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