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Pain-sandwich et traditions: voici les secrets culinaires d’Ève‐Marie Lortie

Amélie Hubert-Rouleau

2026-02-17T21:00:00Z

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Lasagne crémeuse, traditions d’antan et anecdotes salées : Ève‐Marie Lortie nous ouvre les portes de sa cuisine avec passion et franc-parler. Entre recettes cultes et ratés mémorables, on découvre son univers gourmand sans filtre.

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Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

Ève-Marie, quel est ton plat préféré, si tu n’en avais qu’un seul à choisir ?

Ça implique des pâtes. Toute déclinaison de pâtes, mais en tout premier, la lasagne. J’aime la lasagne à un étage de béchamel avec un peu de parmesan dedans, quelque chose de bien crémeux, fait avec des pâtes fraîches. Cette lasagne-là... Oh, j’en rêve !

Quel est l’ingrédient en cuisine dont tu ne pourrais pas te passer ?

L’huile d’olive. Quand tu commences un garde-manger, ça prend de l’huile d’olive. Je cuisine beaucoup plus salé que sucré. Quand je pense à de la bouffe, les premières images que j’ai, du c’est salé.

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Quel est l’aliment ou le plat qui n’est vraiment pas pour toi ?

Je vais étonner des gens, mais je peux faire ma vie sans dessert. Je pourrais tasser ça. Ce n’est pas dans mon alimentation au quotidien d’avoir quelque chose de sucré, même dans ma semaine. Je ne finis pas un repas avec un dessert. Je préfère vraiment une assiette de fromage  ; je vais être heureuse avec ça. À part ça, il n’y a rien qui me dégoûte, même les abats !

Quand tu reçois, aimes-tu cuisiner pour impressionner tes invités ?

C’est super important pour moi de recevoir et de cuisiner pour les gens que j’aime. Quand je reçois, je mets des jours à penser à mon menu – qui n’est pas nécessairement gastronomique. Je pense à mes accords  ; je veux une entrée plus légère si mon plat est lourd. Je pense au fil conducteur dans mon repas, aux vins que je veux servir, à comment je veux accueillir mes invités. C’est important pour moi que la table soit mise avant que les gens arrivent. L’ambiance est déjà installée. Ça envoie le signal : « je vous attendais. Vous êtes précieux pour moi. » Je suis prête le plus possible afin de passer le moins de temps en cuisine.

Si jamais on t’invite dans un potluck, tu apportes quoi ?

Ça dépend de l’occasion. Moi, je cultive les vieilles traditions. Alors, je suis experte de l“œuf mimosa, de l”œuf farci traditionnel. Il y a aussi l’assiette de crudités. Je me suis beaucoup fait taquiner avec ça par mes collègues de travail : je dentelle mes radis, parce que c’est joli. Je peux aussi offrir une trempette chaude aux artichauts. J’adore faire ça dans un potluck.

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Te souviens-tu d’une expérience ratée en cuisine ?

Oui, c’est une recette qui avait été faite à Salut Bonjour, il y a de nombreuses années. Le chef Chuck Hughes était venu faire un tailgate party. Avant le party du Super Bowl, on avait fait des pilons de dinde. Lui, il les faisait saumurer dans une quantité X de sel. J’ai mal géré, j’ai mal rincé. Ce n’était vraiment pas bon. C’est dommage, parce que c’était beau ! Mais c’était trop salé. Ce n’était pas la faute de Chuck  ; c’était l’exécution ! On en parle encore dans la famille. (rires)

Quelle est LA recette à laquelle on t’associe en cuisine ?

Je pense qu’il y a des gens qui diraient ma lasagne. C’est moi qui la prépare. Elle rend les gens heureux. Et je vais aussi vous parler d’un mets qui déchire complètement le Québec : le fameux pain-sandwich. Comme je te disais, je détiens un certain savoir-faire des anciennes générations. Alors, le pain-sandwich, il m’est demandé par mes nièces, que ce soit pour les rassemblements de Noël ou de Pâques, par exemple. Je ne forcerai jamais personne à y goûter, je ne perdrai pas mon précieux temps à essayer de convaincre des gens qui ne veulent pas goûter à la meilleure affaire au monde ! (rires)

EN RAFALE

Pour ou contre le lait végétal dans ton café ?

Je n’ai pas d’intolérance et c’est pour moi un réflexe de me tourner plutôt vers le lait de vache. Mais j’ai testé la chose. Je n’aime pas beaucoup les laits aromatisés et souvent, dans le lait végétal, il y a un arôme vanille. Je n’opte pas nécessairement pour ça, mais ce n’est pas un non définitif.

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Prépares-tu tout d’avance ou cuisines-tu avec tes invités ?

Je prépare tout d’avance. Je suis hyper protectrice de mon territoire, en cuisine. Je suis impatiente. Je manque de pédagogie pour transmettre les choses. J’ai une certaine rigidité, c’est un défaut. Je vis avec ça, les gens qui m’aiment vivent avec cela aussi ! (rires)

À la cabane à sucre : tire sur la neige ou petit cornet à l’érable ?

Dur choix ! J’aime mieux le cornet à l’érable. Ça me ramène plus en enfance. Je pense que c’est le mélange des textures qui me plaît, aussi. Au début du cornet, on a du solide, et à la fin, du liquide.

Es-tu plus du genre à les cuisiner les restants pour les transformer ou à les manger tels quels ?

Je peux manger des restants tels quels le jour deux, mais j’ai besoin de variété, comme plusieurs. Je m’amuse à essayer de transformer les choses.

Es-tu plus cocktail, bière ou vin ?

Toutes ces réponses. Les cocktails, je vais en prendre un, mais pas toute la soirée. Souvent, c’est sucré. Sinon, une bonne bière, l’été, sur une terrasse, j’adore. Ou encore, une bonne bière ambrée, après une journée de plein air, l’hiver, ça marche. Mais je pense que les Québécois sont au courant : j’aime beaucoup le vin. J’ai eu la chance d’en découvrir avec Philippe Lapeyrie, les fins de semaine, à Salut Bonjour week-end, et ça me suit encore aujourd’hui.

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