VANCOUVER | Le Canada a écrit une page d’histoire en obtenant un premier point à la Coupe du monde de soccer et il pourrait bientôt en écrire une seconde, selon le Québécois Ismaël Koné.
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« On n’est pas très loin. On a eu une bonne semaine, tout le monde a poussé et mis de la qualité et de l’intensité », a assuré le milieu de terrain en conférence de presse, mercredi, à la veille d’affronter le Qatar à Vancouver.
Ses coéquipiers et lui ont soutiré un verdict nul de 1 à 1 à la Bosnie-Herzégovine, vendredi à Toronto.
« Dans le premier match, on a vu beaucoup de belles choses. Il faut rester positif. On a pris le premier point. C’était historique. Il y a beaucoup de confiance dans le groupe. Il va falloir insister sur les détails », a noté Koné, qui souhaite tout de même que le onze partant amorce la prochaine rencontre avec plus d’intensité et d’agressivité.
Une foule de plus de 52 000 personnes, ça pourrait grandement aider le Canada. Cependant, Koné ne pense pas que ses coéquipiers voudront se donner en spectacle. L’important, c’est d’aller chercher les trois précieux points, puisque les quatre équipes du Groupe B sont à égalité avec un point chacun.
« Si ça se passe bien, on peut essayer de faire plaisir, mais on doit sortir avec la victoire », a dit le jeune homme ayant célébré ses 24 ans il y a deux jours.

Nouvelle maturité
Ces sages propos ont plu à son entraîneur. Il y a à peine neuf mois, frustré et déçu, l’athlète montréalais avait fortement argumenté avec Jesse Marsch quand celui-ci l’avait retiré d’un match amical. Koné avait promis que ça ne se reproduirait plus.
Mercredi, c’est un Koné serein, confiant, poli et drôle qui s’est présenté devant les médias.
« Quand je regarde Ismaël, assis à côté de moi, répondre aux questions en français et en anglais, je perçois toute sa maturité. Il comprend ce que les grands moments veulent dire, surtout avec les saisons qu’il a connues en Série A [en Italie]. Il représente la discipline, le talent et l’absence de peur qu’on souhaite avoir au sein de notre équipe. Il est un pilier et il peut devenir un catalyseur », a louangé l’entraîneur américain.

Pas comme à Toronto
Ce dernier s’attend à une forte opposition des Qataris, qui ont surpris les Suisses avec un match nul de 1 à 1. L’ancien instructeur de l’Impact de Montréal a pu constater à quel point les joueurs du pays du Moyen-Orient étaient talentueux et résilients malgré qu’ils concèdent 17 rangs au Canada au classement de la FIFA (le Canada est 32e et le Qatar, 49e).
Sans manquer de respect à ses adversaires, Marsch croit que son groupe est dans de bonnes dispositions.
« La première semaine à Toronto a été un peu folle. Il y avait plusieurs activités, de nombreux partisans, c’était un peu le chaos. C’est plus calme à Vancouver. Nous sommes plus concentrés et mieux préparés », a-t-il avancé.

