Tous les résultats
Publicité

«On joue pour vivre ces moments-là»: Anthony Quirion est l’homme des grandes occasions pour les Capitales

Tandis que ses coéquipiers scandaient «MVP» pour souligner ses contributions à titre de joueur le plus utile des séries, Anthony Quirion a soulevé le trophée remis aux champions de la Ligue Frontière.
Tandis que ses coéquipiers scandaient «MVP» pour souligner ses contributions à titre de joueur le plus utile des séries, Anthony Quirion a soulevé le trophée remis aux champions de la Ligue Frontière. DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-09-15T14:02:14Z

Partager

Combien de joueurs de baseball peuvent se targuer d’avoir décroché le titre de joueur le plus utile des séries éliminatoires avec une moyenne au bâton de ,200? Anthony Quirion est l’exemple ultime du frappeur intraitable dans les moments critiques et illustre parfaitement pourquoi les Capitales en sont venus à enlever un autre championnat.

• À lire aussi: À VOIR: revivez le championnat des Capitales aux premières loges

• À lire aussi: Les Capitales champions trois fois de suite!

Pour qu’une équipe devienne la première à être sacrée championne trois fois de suite dans un circuit comme la Ligue Frontière, qui roule depuis 1993, des phénomènes qui frôlent le surnaturel doivent se produire.

Vous avez lu et relu au sujet de l’aura d’indestructibilité des Capitales au Stade Canac, eux qui ont remporté leurs 12 derniers matchs de séries chez eux en remontant jusqu’à 2018.

Vous avez aussi entendu parler de leurs multiples remontées, comme celle de samedi soir dans le quatrième et dernier match de la série face aux Wild Things de Washington, lorsqu’ils ont comblé un insurmontable déficit de 6-1 pour l’emporter 7-6 sur un coup de circuit en fin de neuvième manche.

Justement, cette claque de Quirion n’était qu’une couche de plus pour témoigner de son opportunisme légendaire.

Publicité

Durant la série finale, il n’a réussi que trois coups sûrs en 14 présences au bâton. En incluant la demi-finale contre Ottawa, son rendement est de 5 en 25 (,200), mais de ses cinq coups sûrs, il a produit un hallucinant total de 13 points.

«Il faut juste vivre chaque moment. Que ce soit en première manche ou en neuvième manche, j’essaie de la voir de la même façon. Je cherche un lancer de qualité dans une zone où je veux la balle pour mettre un bon élan dessus. Bien souvent quand c’est ton plan, peu importe le moment, normalement ça va bien», a expliqué simplement le héros des Capitales.

Un moment pour se calmer

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Lorsqu’il s’est présenté au bâton en fin de neuvième manche samedi, Quirion ne revendiquait aucun coup sûr.

Avec les siens en retard de deux points et une foule assourdissante, l’athlète de Coaticook reconnaît qu’il a dû se calmer pour faire face à l’ampleur du moment.

«Au début, j’étais nerveux, mais j’ai pris une seconde juste pour me dire qu’on joue à ce sport-là pour vivre ces moments-là. À la place d’être nerveux, j’étais juste reconnaissant et je me sentais choyé d’avoir cette opportunité-là. Ça m’a un peu calmé et j’ai été capable de garder le focus», a-t-il raconté.

Publicité

Le pire, c’est que c’est aussi lui, la veille, qui avait fait le même coup aux Wild Things, avec un coup de circuit de deux points en fin de septième manche.

Une expérience unique

C’est tout à l’image d’une saison lors de laquelle Quirion a présenté une modeste moyenne de ,231, mais que ses 52 points produits l’ont positionné au deuxième rang dans l’équipe.

«On m’avait vendu les Capitales comme une expérience incroyable et dès ma première partie à domicile, je l’ai vu. Il y a eu des hauts et des bas, mais une saison de baseball c’est long. Il faut que tu réalises que tant que tu continues à ramer, tu vas avoir des opportunités. Si tu restes positif, ça va aller de ton côté», a-t-il résumé.

Leader naturel

Tout au long de la saison, autant Patrick Scalabrini que les joueurs ont été nombreux à faire l’éloge de Quirion pour ses aptitudes de leader. Il est le joueur que l’on entend constamment parler et encourager les siens avec un enthousiasme qui déteint sur les autres.

Quand tout semblait perdu lorsque les Capitales avaient un retard de cinq points, c’est encore lui qui a remonté le moral des troupes.

«Au milieu du match, c’était facile de se décourager, mais on y a toujours cru. S’il y a quelqu’un dans l’abri qui nous poussait à continuer, c’est bien Quirion. Il n’arrêtait pas de répéter: «On ne lâche pas! On ne lâche pas!» Il n’y avait pas de meilleure personne que Quirion pour qu’un tel moment arrive», a lancé Tommy Seidl.

Il y a de ces athlètes qui ont le don de performer sous la pression. Anthony Quirion n’a fait rien de moins que de redéfinir cet art.

Publicité
Publicité