«On avait commencé à en parler il y a des mois»: Brady Tkachuk raconte les coulisses des trois combats en neuf secondes entre le Canada et les États-Unis

Kevin Dubé
Partager
Les trois combats en neuf secondes au début du match entre le Canada et les États-Unis à la Confrontation des 4 nations, le 15 février dernier, étaient l’idée des frères Tkachuk et ils avaient commencé à imaginer ce plan machiavélique des mois avant le début de la compétition.
• À lire aussi: «Papa était fier», confie Matthew Tkachuk à Jimmy Fallon
C’est ce qu’a révélé le plus jeune frère des deux, Brady, lors de son passage au populaire podcast Spittin' Chiclets, mardi.
«Matthew et moi en avions souvent parlé et on se disait que si on en avait l’opportunité, à quel point ce serait fou de faire quelque chose comme ça. On avait commencé à en parler il y a des mois et on se disait que si on jouait dans la même équipe, lors d’un match à Montréal, à quel point ce serait malade», a raconté le capitaine des Sénateurs d’Ottawa.
Une conversation avec Miller
À la suite des événements, la fameuse discussion de groupe (group chat) des États-Unis, au sein de laquelle les événements du 15 février auraient été planifiés, a fait couler beaucoup d’encre. Brady Tkachuk a clarifié qu’il s’agissait surtout d’une conversation avec son frère et l’autre belligérant américain dans l’histoire, J.T. Miller.
«Au début du tournoi, on a appris à connaître Millsy [J.T. Miller], qui est un gars extraordinaire et on a continué à faire des blagues en se disant qu’on devait trouver le moyen de faire quelque chose de fou. En arrivant à Montréal [avant le match contre le Canada], on était clairement les vilains.
«On s’en va donc pour une sieste et j’étais sur le bord de m’endormir, Matthew aussi, et on reçoit un texte de Millsy qui nous dit : "Est-ce que c’est sérieux pour ce soir?" Parce que c’est ce qu’on disait : si on est les trois sur l’alignement partant, on y va dès le départ. Là, Matthew et moi nous sommes appelés et on s’est dit qu’on devait y aller», a-t-il raconté.
«J’ai mon gars»
À son arrivée au centre Bell, Tkachuk avoue toutefois qu’il ne croyait pas vraiment que leur scénario se concrétiserait.
«Puis, quatre minutes avant de sauter sur la patinoire, on a vu qui ils [le Canada] envoyaient sur la glace pour le début du match. Matthew a tout de suite dit : "Parfait, j’ai mon gars". Il m’a amené en retrait et m’a dit : "Après, va chercher Benny [Sam Bennett] sur le banc, et Millsy va prendre [Colton] Parayko parce qu’il lui avait déjà demandé durant la période d’échauffement.»
La suite a fait partie de l’histoire : Matthew Tkachuk a jeté les gants avec Brandon Hagel dès la mise au jeu initiale puis, lors de la suivante, ce fut au tour de Brady d’en venir aux coups, comme prévu, avec Sam Bennett. Tout ça, avant que Miller et Parayko ne complètent ce tour du chapeau pugilistique dans les neuf premières secondes du match.
«Je ne vous mentirai pas, j’étais tellement nerveux pour le combat de Matthew parce que je me disais: “Il ne peut pas se faire botter le cul au centre de la patinoire!.” Après son combat, j’étais surexcité. Je suis allé au banc et j’ai demandé à Benny. C’est drôle parce que Benny a regardé vers Coop [l’entraîneur canadien Jon Cooper] et il lui a dit : “J’y vais.” Coop a simplement hoché de la tête. Alors je me suis dit : “C’est parti!”