«On aimerait jouer un match de saison à Québec»: Joe Sakic souhaite aller plus loin pour que l’Avalanche salue la mémoire des Nordiques

Stéphane Cadorette
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DENVER | Que l’Avalanche porte le chandail des Nordiques pour saluer les racines de l’équipe, c’est une chose. Aller jouer un ou des matchs de saison régulière à Québec pour pousser l’hommage plus loin, c’est un pas bien plus convaincant que l’équipe se dit prête à franchir, assure nul autre que le dernier capitaine de l’histoire des Fleurdelisés, Joe Sakic.
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Le Journal a passé les derniers jours à Denver, en prévision du duel de samedi après-midi opposant le Canadien à l’Avalanche, qui fera revivre le passé de l’équipe en enfilant le bon vieux chandail bleu des Nordiques.
L’occasion était idéale de rencontrer le président des opérations hockey, qui a entrepris sa carrière à Québec en y disputant ses sept premières saisons dans la LNH, de 1988 à 1995.
Dans une salle de conférence du Ball Arena, Sakic s’est fièrement présenté au rendez-vous avec le chandail de match des Nordiques. Puisque je lui ai dit que le fait de ressortir ce chandail si cher aux gens de Québec pour sept matchs représentait un beau geste, mais qu’il n’y aurait rien d’aussi significatif que de venir jouer à Québec, il était possible que Sakic se referme comme une huître.
Au contraire, l’ancien numéro 19 a souri et a assuré que l’organisation serait ravie d’élire domicile au Centre Vidéotron.
«On aimerait jouer un match à Québec. On n’aurait aucun problème avec ça. On se rendrait sur place avec ces chandails et on jouerait à Québec. Ça ne poserait pas le moindre problème pour nous. Je sais qu’au-dessus de moi dans l’organisation, ce serait parfait», a-t-il confié en entrevue exclusive.
Depuis le départs des Nordiques en 1995, Québec a présenté à plusieurs reprises des matchs hors-concours de différentes équipes de la LNH, mais aucun match de saison régulière.
Discussions internes en cours

Les gens au-dessus de lui auquel il fait allusion, il faut savoir qu’il n’y en a pas beaucoup au sein de l’Avalanche. À part la famille Kroenke, propriétaire de l’équipe, Sakic est pas mal le grand patron à bord.
Faut-il conclure que même le propriétaire est ouvert à l’idée de donner un match local à Québec?
«La haute direction y a déjà pensé. Pas besoin de préciser qui ou de dévoiler des détails, tu n’as pas à tout savoir. Mais je sais que l’organisation serait all in. Ç’a beaucoup de sens. Ce n’est pas du tout une idée folle», a renchéri Sakic.
L’idée d’un match à Québec, qu’il s’agisse d’une seule occasion ou d’un événement qui pourrait se répéter, chemine donc en coulisses au Colorado. Pour l’instant, les discussions ne sont pas allées plus loin.
«Je n’ai pas discuté avec les gens de Québec ou du Centre Vidéotron. Je me demande quelle serait la réaction des gens de Québec, mais je pense qu’ils apprécieraient. La saison passe à 84 matchs [en 2026-27] et on a donc un match local de plus chaque année», a souligné Sakic.
Gestev: pas de commentaire
Du côté de Gestev, on n’a pas voulu confirmer si des discussions avaient eu lieu ou si elles pourraient avoir lieu à court terme.
Sakic, de son côté, ne s’est pas avancé davantage quant à un horizon potentiel dans le temps ou quant à savoir si le Canadien pourrait être l’adversaire souhaité.
Pour l’instant, l’idée n’en est qu’au stade embryonnaire, mais Sakic, répétant à plusieurs reprises son ouverture à présenter un match du calendrier régulier à Québec, s’est dit convaincu que les partisans de l’Avalanche au Colorado accepteraient l’idée.
«Nos supporteurs ici comprendraient. C’est comme aller jouer un match par saison en Europe. Ce serait la même chose. Je ne sais pas si ce serait faisable à chaque année, je n’en ai aucune idée, mais ce serait agréable d’aller jouer à Québec de temps en temps en portant ces superbes chandails. Ce serait vraiment bien», a conclu celui qui a disputé 508 de ses 1378 matchs en carrière dans la LNH avec les Nordiques.