La palme de la défaite crève-cœur de l’année revient, sans l’ombre d’un doute, aux Blue Jays de Toronto. Aucune équipe n’est passée aussi proche d’un championnat, et ce, à plusieurs reprises, dans le sport professionnel en 2025.
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J’étais personnellement sur place, à Toronto. Question de raconter, ne serait-ce que brièvement, la réalité d’un journaliste sportif, je dois préciser que j’étais dans un tunnel, sous les estrades, quand le releveur Jeff Hoffman a accordé le circuit égalisateur à Miguel Rojas, en fin de neuvième manche.
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Je suivais le match, avec un délai interminable de cinq secondes, sur le téléphone d’un collègue portoricain. Comme plusieurs autres, je m’étais approché, au niveau du terrain, pour ne rien manquer des célébrations des Blue Jays, qui n'ont finalement jamais eu lieu.
Défaite absolument crève-cœur que celle subie dans ce septième et ultime match, qui s’est terminé par le pointage de 5 à 4. Il y a eu le circuit de Will Smith, des Dodgers de Los Angeles, en début de 11e manche, après deux retraits.
Les nombreuses chances ratées par les Jays ont surtout marqué cette partie, notamment le retrait au marbre d’Isiah Kiner-Falefa en fin de neuvième manche, en raison d’un écart plutôt discutable à partir du troisième coussin.
La formation torontoise s’était plus tôt retrouvée à seulement deux retraits de la conquête de la Série mondiale, quand Hoffman a été victime de la longue balle de Rojas.
Fin abrupte au match no 6
La veille, dans un revers de 3 à 1, les Blue Jays avaient connu une fin abrupte dans le match numéro 6, quand Addison Barger s’est fait prendre dans un double jeu plutôt inusité. Trop agressif sur les sentiers, il a ainsi été retiré au deuxième but, après un ballon au champ gauche d’Andres Gimenez.
Pour ajouter l’insulte à l’injure, George Springer, héros de la précédente Série de championnat de la Ligue américaine, se trouvait alors dans le cercle d’attente.
Le bilan de cette Série mondiale perdue face aux Dodgers doit inévitablement tenir compte d’une autre défaite subie par les Blue Jays, celle-là par la marque de 6 à 5 en 18 manches, lors du troisième match disputé à Los Angeles.
Bref, la formation torontoise était si proche d’un premier titre depuis les conquêtes successives de 1992 et 1993. Pour les éternels optimistes, il ne reste plus qu'à se réconforter avec un certain regard dirigé vers le septième match de la Série de championnat face aux Mariners de Seattle.
Sans le fameux circuit de Springer ce jour-là, sans l’excellence d’Hoffman en fin de neuvième manche dans cette partie, les Blue Jays n’auraient pas vécu tout ça.
Cette Série mondiale, malgré la défaite crève-cœur du club de Toronto, aura été extraordinaire pour la popularité du baseball un peu partout au Canada, dont au Québec. Pour les plus fidèles amateurs des Blue Jays, ça fait quand même encore mal, très mal.

