Omnium Banque Nationale: couches, biberons, garderie et un tournoi à diriger pour Valérie Tétreault


Mylène Richard
Partager
Entre les changements de couche, les biberons, les comptines et les allers-retours à la garderie, Valérie Tétreault doit s’assurer que tout roule rondement à l’Omnium Banque Nationale. À son deuxième tournoi montréalais comme directrice, la maman d’un bébé de six semaines à peine doit relever le défi de conjuguer travail et famille.
• À lire aussi: «Ça ne peut pas être pire!»: Valérie Tétreault toujours hantée par la dernière finale de l’Omnium Banque Nationale
• À lire aussi: Omnium Banque Nationale: Une pluie d'éloges pour Louis Borfiga
• À lire aussi: Denis Shapovalov n’a pas dormi pendant deux jours
«Ça me stressait et je confirme que c’est intense avec le volume de travail élevé, alors que je devrais être beaucoup plus à la maison pour connecter avec mon nouveau bébé et pouvoir profiter de cette nouvelle énergie familiale», confie Tétreault au Journal.
Adélaïde, 3 ans et demi, et Arizona ne verront pas souvent maman Valérie dans les prochains jours. Afin de chasser le sentiment de culpabilité qui la ronge, elle s’était donné comme mission avant le début du tournoi d’aller chercher l’aînée à la garderie et de rentrer à la maison à 17h.
«Je constate que gérer deux enfants à leur âge, c’est compliqué pour une seule personne. Ce n’est certainement pas la charge que je veux imposer à ma conjointe. On est là-dedans ensemble. Entre 17h et 21h, je suis dédiée à ma famille. Après je me reconnecte jusqu’à tant que je ne sois plus capable de garder les yeux ouverts», raconte celle qui dort par nuit de quatre à cinq heures, non consécutives!
Très occupée
L’horaire de Tétreault est toutefois bien différent durant les 10 jours de la compétition. Réveillée à 6h, elle va reconduire Adélaïde à la garderie quand il n’y a pas d’entrevues à la télévision ou à la radio. Elle arrive au bureau à 8h30 et quitte le stade IGA après le dernier match, même s’il se conclut au petit matin.
«J’ai toujours l’impression qu’il va y avoir une explosion sur le site pendant que je suis absente!»
Heureusement, la famille peut compter sur un bon entourage qui donne un coup de main à la maison, surtout en soirée.

Le bon moment?
Certains diront que ce n’est pas un bon moment pour qu’une gestionnaire accueille un nouveau-né. Plusieurs répondront que rien n’est évident quand il faut avoir recours à la procréation assistée.
«Au début, on a essayé de contrôler le timing, comme ç’a avait été parfait avec Adélaïde, née en octobre. Mais là, on a réalisé qu’on ne peut pas tout contrôler et on a laissé aller. C’était la bonne chose à faire. On va passer à travers et c’est juste une année dans toute une vie», relativise la directrice d’un Masters 1000.
Tétreault le reconnaît, ce n’est pas «idéal», mais elle peut compter sur une équipe compétente, ce qui la rassure.
«Je ne suis pas du genre à demander beaucoup d’aide, ce n’est pas dans ma nature, je suis plutôt indépendante de ce côté, mais juste de savoir que l’aide est là si j’ai besoin, ça fait une énorme différence.»
Bagage de joueuse
Afin de survivre à cette dizaine intense, Tétreault s’inspire de sa carrière de joueuse. Toujours en excellente forme physique – même si elle n’a pu jouer au tennis depuis une blessure au tendon d’Achille en décembre et que l’entraînement n’est pas une priorité avec un nourrisson -, elle s’alimente bien, ayant conservé une approche similaire.
«C’est demandant un tournoi même encore aujourd’hui. Il faut que tu t’attendes à être fatiguée et stressée. Si tu n’y penses pas, ça va fesser plus fort. En se préparant, on peut mieux le gérer, comme quand tu fais de la visualisation avant un gros match», se remémore la femme de 36 ans qui profitera d’un congé de parentalité bien mérité une semaine après la conclusion de l’Omnium Banque Nationale.