Omnium Banque Nationale: tête de tigre et bijoux personnalisés
Des joueuses affichent des signes qui témoignent de leur personnalité

Jessica Lapinski
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Au-delà de leurs tenues, les filles de la WTA affichent sur les courts des traits distinctifs qui font un peu partie de leur personnalité. Des tatouages, certes, mais aussi des bijoux et même... des élastiques à cheveux.
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Maman était fâchée

La Bélarussienne Aryna Sabalenka arbore sur son avant-bras gauche le tatouage d’une tête de tigre, qui lui rappelle d’adopter une attitude agressive sur le terrain et d’être une battante.
Mais ce tatouage, réalisé quand elle avait 18 ans – elle en a aujourd’hui 23 –, n’avait pas fait l’unanimité à la maison à l’époque. « Mes parents ne savaient pas que j’allais me faire tatouer, a-t-elle raconté à Tennis Channel l’an dernier. Quand il l’a vu, mon père a ri. »
Mais sa maman a eu une réaction totalement opposée : « Je ne sais pas pourquoi, mais elle ne m’a pas parlé pendant une semaine ! Après, elle m’a dit qu’elle espérait que ce soit le dernier. »
« Je lui ai dit : “oui, le premier et le dernier”, a ajouté la troisième mondiale. Avant de me dire tout bas : “je crois”. »
À la vie à la mort

La Canadienne Bianca Andreescu, qui était classée deuxième tête de série à Montréal, porte toujours à son biceps droit un élastique à cheveux en forme de spirale, qui change parfois de couleur au gré de sa tenue. Cette semaine, à l’Omnium Banque Nationale, il était rose comme sa robe.
Sur le site Tennis.com, Andreescu a expliqué qu’elle avait commencé cette tradition au début de la saison 2019, juste avant que le monde du tennis découvre le grand talent de la joueuse de 21 ans.
« J’ai acheté quelques-uns de ces élastiques et je les portais autour de mon poignet. Mais j’ai remarqué que lorsque je frappais un coup droit, ils tombaient. Alors j’ai commencé à les porter plus haut et je ne les ai jamais enlevés quand je jouais. »
« C’est un peu ma marque de commerce depuis. J’aime être différente. »
Andreescu ne l’est plus réellement depuis, car elle dit avoir reçu plusieurs messages de fans qui lui disaient qu’ils imitaient maintenant sa tradition.
Plus tôt cette semaine, Andreescu a ajouté qu’elle allait garder ces élastiques à son bras « jusqu’à sa mort ».
Comme toute la famille

La Tchèque Karolina Pliskova, quatrième tête de série à Montréal, possède plusieurs tatouages, dont un tribal sur la cuisse gauche. Sa sœur Krystina – aussi une joueuse de tennis –, sa mère et son père ont le même.
À l’instar de celle de Sabalenka, sa mère n’était pas très contente quand elle a vu son premier tatouage, qui se trouve sur son bras, a-t-elle raconté au média spécialisé Outside The Ball. Elle avait alors 15 ans.
Mais sa maman a finalement changé d’idée et s’est, elle aussi, fait tatouer.
Designer de bijoux

La 28e mondiale, l’Américaine Danielle Collins, est passionnée par les bijoux. Quand elle n’est pas sur les courts, elle aime en dessiner et ensuite porter ses créations, comme le collier qu’on voyait à son cou cette semaine.
La quart de finaliste à Montréal vend d’ailleurs ses créations, en collaboration avec une autre designer.
« Les bijoux me permettent d’exprimer ma créativité d’une façon différente du tennis. Ce que j’aime, c’est l’histoire qu’ils racontent et la valeur sentimentale qu’ils ont pour ceux qui les portent. »
Avant de passer chez les pros sur le tard, à 25 ans, Collins est allée à l’université de la Virginie durant quatre ans. Si elle avait n’avait pas fait le saut dans la WTA, l’Américaine aurait aimé être entrepreneure ou avocate.