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Omnium Banque Nationale: Jessica Pegula championne à Montréal

Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2023-08-13T22:36:12Z

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Jessica Pegula va se souvenir longtemps du tournoi de Montréal. Pour son triomphe expéditif et peut-être aussi pour la chanson Cotton Eye Joe.

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La championne de l’Omnium Banque Nationale a bien ri quand elle a entendu la musique au terme de sa victoire facile en finale face à Liudmila Samsonova, dimanche en fin de journée. Lors de sa demi-finale face à la meilleure joueuse de la planète, la Polonaise Iga Swiatek, ce morceau avait retenti pendant le jeu, au grand dam des joueuses.

«C’était une idée hilarante [de la refaire jouer], a admis Pegula en conférence de presse. Hier [samedi], je ne pouvais pas croire ce qui se passait en plein milieu d’un match lors d’un point très important. J’ai perdu plusieurs points ensuite alors que je suis contente d’avoir conjuré le mauvais sort de Cotton Eye Joe

Heureusement, cette chanson n’a pas interrompu la finale, quoique l’Américaine de 29 ans était imperturbable dans ce duel à sens unique, dénué de tout suspense.

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Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

49 petites minutes

La troisième joueuse mondiale ne s’est pas éternisée sur le court central du stade IGA. Peut-être en raison des nuages menaçant encore le ciel montréalais. Après six minutes, elle menait 2-1. Il ne lui a fallu que 49 minutes pour battre Samsonova en deux petites manches de 6-1 et 6-0 et mettre ainsi la main sur son premier titre de la saison, son troisième en carrière au sein de la WTA.

En excluant les matchs ultimes qui ont pris fin sur un abandon, il s’agit de la finale féminine la plus rapide depuis 2021, quand Swiatek avait liquidé la Tchèque Karolina Pliskova, 6-0 et 6-0, en 48 minutes à Rome.

  • Écoutez l’entrevue de Jessica Lapinski, Journaliste sportive et cheffe de pupitre au Journal de Québec micro de Jean-François Baril via QUB radio :

«Je sais que physiquement, [Samsonova] n’était peut-être pas à son meilleur, mais j’ai joué un match presque parfait», a analysé Pegula.

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Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

«Je suis détruite»

Si le spectacle n’a pas été à la hauteur des attentes pour une finale d’un événement 1000 de la WTA, c’est certainement à cause de la fatigue qui a affligé la Russe de 24 ans. Épuisée, elle en était à son second match de la journée. Et c’était la deuxième fois de la semaine qu’elle vivait pareille situation, en raison de la pluie.

Deux heures plus tôt, la 15e tête de série de la compétition était revenue de l’arrière pour gagner sa demi-finale face à Elena Rybakina, quatrième raquette au monde. La Kazakhe a finalement été rattrapée par son marathon de 3h27min conclu à 2h54 tôt samedi matin. 

«Je suis détruite, a laissé tomber Rybakina devant les médias. Je ne suis pas contente, mais je n’y peux rien. Malheureusement, les joueuses ne peuvent rien faire dans ces situations. La décision ne dépend pas de nous.»

«C’est la première fois, et j’espère la dernière, parce que ce n’était pas très professionnel, a-t-elle ajouté au sujet de son match qui s’est terminé au petit matin. Je ne veux pas dire de la part du tournoi, parce que je pense que le plus important venait de la WTA. La direction a fait preuve de faiblesse.»

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La troisième tête de série à Montréal a raconté qu'elle s'était couchée vers 5h, samedi matin, et qu'elle s'était réveillée à 10h. 

«Ce n’était pas suffisamment long pour récupérer. Le pire, c'est que je vais le ressentir dans les deux prochaines semaines», a prévu Rybakina.

Photo Martin Chevalier
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Rien d’enlevant

Jamais dans le coup, la 15e favorite a donc été dans l’impossibilité d’imiter Caroline Wozniacki, championne à Montréal en 2010 après avoir disputé deux rencontres dans la même journée, un lundi de surcroît. 

«[Samsonova] a eu un horaire de fou, elle a joué beaucoup de matchs en peu de temps et on n’y pouvait rien avec la météo. C’est dommage quand on ne fait pas face à la même adversité», a reconnu Pegula.

Les Montréalais n’ont donc pas eu droit à une rencontre palpitante. Les spectateurs, qui ont payé le gros prix pour assister à ce rendez-vous, n’ont pas eu beaucoup d’occasions de se faire entendre. 

Ils se sont manifestés lorsque Samsonova a tenté de provoquer les choses en montant au filet. Mais Pegula avait réponse à tout. 

«Je sais de quelle manière elle joue, je savais qu'elle serait une rivale difficile à affronter, et je savais que je n'avais plus beaucoup d'énergie. Alors j'ai essayé de faire de mon mieux, mais ce n'était pas suffisant», a indiqué Samsonova, qui n'a gagné qu'un rendez-vous en quatre occasions face à Pegula.

Du succès au Canada

La fille des propriétaires des Sabres et des Bills de Buffalo se plaît chez ses voisins. Au cours des deux derniers étés, Pegula avait atteint les demi-finales du tournoi canadien. De plus, elle avait été finaliste à Québec en 2018.

«J’aime jouer ici. C’est toujours un plaisir, surtout que ma grand-mère vient de Montréal», a exprimé Pegula sur le terrain.

«Je ne sais pas ce qui se passe, c’est peut-être les courts rapides ou les conditions. J’ai un bon état d’esprit, je joue bien quand je suis ici, alors j’arrive toujours avec la bonne attitude. Ça doit aider. Je me sens comme à la maison, comme dans le nord-est américain», a-t-elle ajouté devant les journalistes. 

Avec la collaboration de Dave Lévesque

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