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Omnium Banque Nationale: les petites machines qui font des miracles

Photo Agence QMI / Joël Lemay
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2023-08-13T18:44:47Z

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Il y avait de nouvelles joueuses sur le terrain cet été et elles ont volé la vedette à l’Omnium Banque Nationale, sans jamais frapper une petite balle jaune.

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Leur nom: VAPTR. On parle ici des petites machines blanches utilisées pour sécher rapidement les terrains. Et elles ont souvent servi durant le tournoi montréalais.

«Chaque minute compte, avance la directrice du stade IGA, Geneviève Marchand. Si on peut sauver 10 minutes, c’est très précieux. On peut réintégrer les gens plus tôt à leur siège, revenir en ondes plus vite et permettre de compléter un match avant la prochaine pluie.»

«Avant, quand on utilisait juste les souffleurs, ça prenait 45 minutes. Maintenant, c’est autour de 20-25 minutes», constate la femme très occupée, qui a dû retarder de quelques minutes l’entrevue avec Le Journal en raison d’un problème avec un ascenseur.

C’est elle qui a pris la décision d’acheter ces petits bijoux. Un collègue lui avait montré une photo de cette immense «éponge sur un rouleau, comme une grosse guenille qu’on tord». Curieuse, Mme Marchand a effectué ses recherches et tous les responsables de tournois qui l’avaient essayé lui ont dit à quel point ils avaient charmés et ravis.

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«On en a commandé deux pour essayer. Après la première pluie, j’ai appelé tout de suite dans l’après-midi pour en commander six autres», raconte-t-elle.

Geneviève Marchand, directrice du stade IGA, devant l’une de ses machines miracles.
Geneviève Marchand, directrice du stade IGA, devant l’une de ses machines miracles. Photo Martin Chevalier

Inventé aux États-Unis

C’est vrai que l’efficacité de cet outil, inventé et commercialisé en 2021 par un amateur américain de pickleball tanné de ne pas pouvoir jouer en raison des terrains mouillés, est impressionnante.

Après le passage du VAPTR, on voit facilement que le sol est sec. Il est vidé rapidement après un aller-retour sur la largeur du terrain. Avec quatre machines, deux de chaque côté du filet, ça va vite. Les souffleurs sont ensuite utilisés uniquement pour sécher les lignes, qui sont plus glissantes. On peut donc ranger les racloirs. 

«J’en prendrais peut-être quatre autres pour faire les terrains secondaires, les courts 5 et 9, souhaite Mme Marchand. Durant la journée, les joueuses attendent aussi les terrains pour pratiquer. À la télé, on voit juste le central, mais on peut sécher des terrains pendant une heure et demie.»

Silencieux

L’ancienne gestionnaire des opérations chez Tennis Canada est notamment responsable de tout ce qui touche la clientèle, l’offre alimentaire, les terrains et le programme de développement durable.

«Si je peux me débarrasser d’une machine à gaz, je le fais! C’est aussi plus agréable pour les équipes, car les souffleurs, ça fait un bruit d’enfer. Là, on est plus calme et relaxe», remarque-t-elle.

Photo Agence QMI / Joël Lemay
Photo Agence QMI / Joël Lemay

Partenaires satisfaits

Il n’y a pas que les spectateurs et les joueurs qui ont remarqué les avantages du VAPTR, qui a fait ses preuves aux Internationaux d’Australie et lors d’autres événements, dont celui de Washington la semaine passée. Le US Open en aurait aussi commandé plusieurs dizaines. 

«Les gens de la WTA étaient surpris et des diffuseurs nous ont dit: “Wow, c’est rapide”», a souligné avec fierté Mme Marchand. 

Sans surprise, la pluie a commencé à tomber dès que l’entrevue a pris fin. 

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