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Nouvelle organisation pour le Marathon de Montréal

Agence QMI

2020-11-02T15:24:08Z

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Quelque 41 ans après avoir instauré le Marathon de Montréal, la famille Arsenault sera de nouveau aux rênes de la course d’endurance à compter de l’année prochaine.

C’est ce que le cabinet de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé, lundi. Les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal (GPCQM) ont en effet convaincu l’administration, qui avait lancé un appel de propositions auprès d’organisations sans but lucratif. 

Pour Sébastien Arsenault, qui est le président du conseil d’administration de l’organisation, ce nouveau défi aura une saveur particulière. C’est en effet son père Serge qui avait proposé l’événement en 1979. Puis, son oncle Bernard avait repris le collier en 2003. En 2011, les droits d’organiser la course ont toutefois été vendus à la compagnie Competitor, ensuite rachetée par Ironman.

«J’ai des souvenirs des années 1980, s’est remémoré Arsenault. En 1979, j’avais 8 ans. Je me souviens, avec ma sœur, on faisait les dépliants et on classait les dossards. Ç’a vraiment été le début de l’événementiel dans ma famille. Alors il y a une note émotive.»

Réparer les erreurs du passé

Le défi ne sera néanmoins pas de tout repos. En effet, la dernière édition, en 2019, a été marquée par la mort de Patrick Neely, 24 ans. Le coureur a subi un arrêt cardiorespiratoire pendant l’événement.

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Une enquête du coroner Géhane Kamel avait rapporté des problèmes de communication, une mauvaise organisation et un manque de personnel pour expliquer le drame. En lien avec l’annonce de l’annulation de l’édition 2020 en raison de la pandémie de COVID-19, Ironman avait d’ailleurs indiqué qu’en raison d’un «manque de viabilité», l’entreprise ne comptait pas organiser l’événement en 2021.

En prenant la relève, GPCQM s’appuiera sur des gens compétents, dont Dr François de Champlain et Eddy Afram, qui sera responsable de la sécurité.

«Je suis émotif, mais au final, le côté rationnel prend souvent le dessus. Et la seule raison d‘accepter de déposer cette candidature, c’est parce que je savais que je comptais sur la meilleure équipe.»

«Je trouve malheureux ce qui s’est passé. Notre rôle, c’est d’assurer qu’il y a un plan d’urgence précis et qui répond aux besoins», a expliqué Arsenault, qui assure avoir pris connaissance du rapport du coroner.

Un risque

La tenue d’un événement qui implique nécessairement de grands regroupements demeure toutefois incertaine en raison des mesures actuellement mises en place par la Santé publique pour freiner la pandémie. En cas d’annulation, GPCQM encaissera toutes les pertes.

Mais même si le retour doit attendre 2022 et que la Ville n'a mandaté son organisation que pour une édition, Arsenault ne pouvait passer à compter de cette occasion.

«Personne ne peut prédire ce qui va arriver. Par contre, l’opportunité de pouvoir replonger dans cette organisation-là, elle passait en ce moment. On a sauté sur l’opportunité. Je sais pertinemment que les premières années vont être difficiles. Aura-t-on un événement en 2021? Aucune idée, mais nous, on n’a pas le choix. Il faut commencer à travailler tout de suite. Après, on verra.»

«C’est un investissement à long terme. C’est un privilège de reprendre les rênes du Marathon. C’est un événement signature de Montréal.»

Quoi qu’il en soit, Arsenault et son équipe doivent rencontrer les représentants de la Ville, jeudi, au lendemain de la réunion du comité exécutif municipal pour entériner la décision. Ensuite, GPCQM communiquera rapidement avec les amateurs de course à pied pour les tenir au courant de tout nouveau développement. Il invite les gens à reprendre l’entraînement dès maintenant.

«Je crois encore plus qu’avec la COVID-19, les gens auront besoin de rassemblements populaires. Ça va être très, très important de continuer à faire tourner cette économie-là, sinon les gens vont tomber dans la morosité et ça va être insoutenable.»

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