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Nouvelle famille pour Antony Auclair

Photo d’archives
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2021-07-28T01:39:43Z

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«Je passe d’une famille à une autre.» C’est avec cette image que l’ailier rapproché Antony Auclair décrit son passage des Buccaneers aux Texans, un changement qui amène le joueur de cinquième année à repartir sur de nouvelles bases.

De nouvelles bases, c’est d’abord et avant tout l’idée de devoir repartir à zéro pour mériter une place au sein de sa nouvelle équipe.

En effet, même si les Buccaneers ont maintes fois mentionné que l’ancien du Rouge et Or s’était imposé comme l’un des meilleurs du circuit à sa position pour bloquer, Auclair est conscient que c’est à une nouvelle organisation qu’il doit désormais vendre son jeu.

«Je passe d’une famille à une autre. J’ai été vraiment bien accueilli à Houston. Les gens sont super. Avec le camp qui commence, je sens encore plus que je fais partie de la famille. Par contre, il n’y a jamais rien de garanti, peu importe où tu vas, surtout dans un sport comme le football où les blessures jouent un grand rôle. Je ne prends rien pour acquis et l’objectif premier pour moi demeure de faire l’équipe, parce que ce n’est jamais donné», a rappelé avec justesse la fierté de Notre-Dame-des-Pins, en entrevue avec Le Journal.

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Nouvelle approche

S’il évoque les blessures, c’est que le costaud ailier rapproché n’a pas été épargné dans les dernières années, particulièrement la saison dernière.

Auclair se sent de nouveau frais et dispo à la suite de l’entre-saison, où il a modifié son approche à plusieurs niveaux pour mettre toutes les chances de son côté.

«Avant, quand ma saison finissait, je ne prenais pas assez de temps pour récupérer. Je recommençais rapidement à m’entraîner dur. J’ai changé ma recette et ça a porté fruit jusqu’à maintenant. Je ne veux pas parler trop vite, mais je me sens super bien. J’ai amélioré plein de trucs sur ma préparation mentale et physique, ainsi que sur ma nutrition. J’ai connu une très bonne saison morte et j’ai hâte de compétitionner sur le terrain», a-t-il expliqué.

Plus de leadership

À Tampa, dans un vestiaire rempli de vétérans qui se sont établis comme des vedettes dans le circuit Goodell, Auclair n’a pas forcément pris la parole. Ce n’était pas son rôle, mais il est d’avis qu’à Houston, au sein d’une jeune équipe en reconstruction, son implication à ce chapitre risque d’être accrue.

«C’est ma cinquième année, c’est malade comme ça passe vite ! J’ai 28 ans et on a des recrues qui ont 21 ans. Ça me vieillit pas mal ! Je me sens comme un leader cette année, comme un joueur qui va être en mesure d’aider les autres grâce à mon expérience et ce que j’ai vécu. C’est un rôle que je veux développer cette année», a-t-il indiqué.

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Auclair risque de vivre une situation quelque peu malaisante à son premier camp avec les Texans. Le quart-arrière étoile Deshaun Watson souhaite évoluer sous d’autres cieux et, même s’il a rejoint l’équipe, il exige toujours une transaction. La situation continue de faire couler de l’encre, d’autant plus que Watson aurait posé des gestes inappropriés auprès de dizaines de masseuses.

«C’est dommage, cette situation, mais je me présente au camp en me concentrant sur mes affaires. Il arrivera ce qu’il arrivera. Le reste, c’est hors de mon contrôle», a parfaitement résumé Auclair.

Une blague pour boucler la boucle

Après quatre saisons à Tampa, la coupure n’a pas été forcément évidente pour Antony Auclair. La bague du Super Bowl qu’il est allé récupérer en compagnie de ses ex-coéquipiers, tout juste avant de mettre le cap sur Houston, a permis de clore un chapitre en bonne et due forme.

Au-delà de la beauté du somptueux bijou des champions en titre, c’est l’occasion de renouer une dernière fois avec ses anciens compagnons d’armes qui a fait le bonheur d’Auclair.

«Si on n’avait pas gagné le Super Bowl, je n’aurais pas revu mes chums de Tampa. Ça m’a permis de revoir tout le monde de l’organisation. Il n’y a pas juste les joueurs, mais plein de monde que tu revois, comme les thérapeutes et les responsables des relations médias, avec qui tu as passé quatre années. C’était bien de pouvoir saluer tout le monde», a-t-il réagi.

Longue route

Auclair a sauté dans son véhicule pour franchir la distance entre Québec et Tampa, avant de faire de même entre Tampa et Houston. Une bonne quarantaine d’heures d’auto, mais le jeu en valait la chandelle.

«C’est une belle fin à une année qui a été pas mal difficile. Je n’ai pas pu voir ma famille et mes amis pendant un an. Je me suis aussi blessé, ça a fait en sorte que j’ai raté du temps de jeu et ça m’a ralenti en fin d’année. Il y a eu des obstacles, mais on a finalement gagné, donc la remise des bagues a permis de finir le tout sur une note positive», s’est-il réjoui.

Comme avec ses bagues de la Coupe Vanier, Auclair sera plus du type à garder sa bague en retrait qu’à l’exhiber dans sa main au quotidien. Cela ne l’empêche pas d’apprécier ce vestige de son passage chez les Buccaneers.

«C’est un beau bijou ! C’est assez impressionnant ce qu’ils ont fait avec ça. C’est la première fois que je vois une bague qui s’ouvre pour que tu voies le terrain à l’intérieur. C’est spécial.»

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