Nouveaux règlements testés au hockey féminin: voici ce que la coach de Marie-Philip Poulin a aimé et n’a pas aimé


Mylène Richard
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Parmi tous les règlements que la Ligue professionnelle de hockey féminin a essayés lors d’un minitournoi à l’Université d’Utica, au début du mois, il y en a un qui a fait sourciller l’entraîneuse-chef de la nouvelle équipe de Montréal.
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«Je ne suis pas une grande partisane de l’abolition du dégagement en désavantage numérique, mais pas du tout», a exprimé sans hésiter Kori Cheverie, mercredi, lors d’une visioconférence.
Si une joueuse envoyait la rondelle dans la zone adverse avant de franchir la ligne rouge centrale à court d’une athlète, la mise en jeu avait lieu dans la zone de la formation fautive, qui ne pouvait pas effectuer de changement.
Marquer en infériorité
Lors de cette compétition qui mettait en vedette les six équipes du circuit LPHF durant leur camp d’entraînement, dans l’État de New York, différentes règles ont été mises de l’avant dans certains matchs.
Parmi celles-ci, il y avait les deux minutes de pénalité purgées dans leur intégralité, même si un but était marqué pendant une attaque massive.
Également, le «long changement», c’est-à-dire quand le banc est le plus éloigné de la zone défensive, était valide en première et troisième périodes, plutôt qu’en deuxième seulement comme habituellement.
Puis, une joueuse pouvait s’élancer plus d’une fois en tirs de barrage.
«Ça apporte un aspect différent au jeu, a observé l'entraîneuse de la bande à Marie-Philip Poulin. Nous avons pu essayer certaines choses que d’autres ligues n’ont pas la chance de tester.»
«Je crois que ce que les partisans, les joueuses et les entraîneurs ont aimé le plus, c’est quand la fille punie pouvait sortir du cachot si son équipe marquait en infériorité», a-t-elle ajouté.
Les spécialistes du désavantage ont donc été mises à rude épreuve, ce qui a grandement plu à Cheverie.
«Normalement, c’est le jeu de puissance qui retient toute l’attention. C’était particulier de jongler avec tous ces scénarios pour les unités spéciales.»

Jeu robuste
Les dirigeants de la ligue détermineront quels règlements seront retenus avant le début de la saison, qui aura lieu le 1er janvier, à Toronto.
Déjà, la vice-présidente aux opérations hockey de la LPHF, Jayna Hefford, a confirmé que les mises en échec et les bagarres seraient interdites, mais qu’il y aurait plus d’espace pour le jeu robuste que lors des matchs internationaux.

Des cours de français
Cheverie est en poste depuis environ trois mois. Elle dit bien s’adapter à sa nouvelle vie, elle qui a souvent déménagé au cours de sa carrière de joueuse et d’entraîneuse.
«Montréal a toujours été une ville qui m’intéressait, a-t-elle raconté. [...] Je passe presque tout mon temps à l’aréna, mais peut-être qu’avec la nouvelle année, j’aurai la chance de découvrir la ville un peu plus. Jusqu’à maintenant, j’adore Montréal.»
Pour se changer les idées – elle «pense au hockey 24 heures sur 24, sept jours sur sept» –, la Néo-Écossaise de 36 ans suit des cours de français.
«J’en avais justement un avant cet appel, a-t-elle lancé aux journalistes. Toutefois, je ne suis pas encore à l’aise pour discuter avec vous en français.»
Pour Cheverie, le français et l’anglais cohabitent très bien au sein de sa formation, et une troisième langue retient son attention en raison de la présence de deux joueuses tchèques.
«Nous avons fait un message pour le temps des Fêtes en anglais, en français et en tchèque. C’était vraiment cool. Nous avons des communautés francophone et anglophone, mais aussi une communauté tchèque au cœur de l’équipe. C’est important de le reconnaître», a-t-elle assuré.