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EN VIDÉO | «Nous vivons peut-être nos derniers jours»

Agence France-Presse

2022-04-20T16:16:56Z

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Après bientôt deux mois de siège, le port stratégique de Marioupol (sud-est) semblait mercredi proche de tomber aux mains des Russes.

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Les derniers à défendre la ville sont essentiellement retranchés dans le complexe métallurgique d'Azovstal, un ensemble d'usines et de souterrains d'où les forces de Moscou peinent à les déloger. 

La Russie les a plusieurs fois exhorté à déposer les armes.

«Nous vivons peut-être nos derniers jours, voire nos dernières heures», a estimé un commandant des militaires ukrainiens assiégés à Marioupol, port stratégique du sud-est de l'Ukraine dont Moscou s'est juré de prendre le contrôle.

«L'ennemi est 10 fois plus nombreux que nous», a déclaré Serguiy Volyna, de la 36e brigade ukrainienne d'infanterie de marine, retranchée dans le vaste complexe sidérurgique d'Azovstal.

 «Nous appelons et supplions tous les dirigeants du monde de nous aider. Nous leur demandons d'utiliser la procédure d'extraction et de nous emmener sur le territoire d'un pays tiers», a-t-il ajouté.

Selon le commandant Volyna, l'armée russe a «l'avantage dans les airs, en artillerie, en forces terrestres, en équipement et en chars».

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«Nous défendons seulement un point -l'usine Azovstal- où en plus des militaires se trouvent aussi des civils devenus victimes de cette guerre», a-t-il poursuivi.

La ville est soumise à des bombardements incessants depuis le début de l'offensive russe le 24 février. Sa chute permettrait aux Russes de consolider leurs gains territoriaux côtiers le long de la mer d'Azov en reliant la région du Donbass, en partie contrôlée par leurs partisans, à la Crimée que Moscou a annexée en 2014.

Les villages de Mala Tokmachka et d'Orikhiv, à 70 km au sud-est de Zaporijjia, ont eux aussi été la cible d'une recrudescence des bombardements, a constaté l'AFP.

Aucun bilan global des victimes   

Il n'existe aucun bilan global des victimes civiles. Rien qu'à Marioupol, les autorités ukrainiennes parlent de 20 000 morts. Un accord y a été trouvé mercredi sur un couloir humanitaire pour évacuer des civils, premier accord de ce type depuis samedi.

Au total, 300 000 Ukrainiens ont été évacués par des couloirs humanitaires depuis le début des hostilités, avait indiqué Kiev mardi.

Sur le plan militaire, le président Volodymyr Zelensky avait déclaré vendredi qu'environ 2 500 à 3 000 soldats ukrainiens avaient été tués depuis le début du conflit et quelque 10 000 blessés. Le Kremlin a récemment admis de son côté des «pertes importantes». Le 25 mars, il avait reconnu la mort de 1 351 soldats pour 8 825 blessés. Certaines sources occidentales vont jusqu'à 12.000 morts russes.

Des chiffres à prendre avec prudence.

Plus de cinq millions d'Ukrainiens ont fui leur pays, selon de nouveaux chiffres publiés mercredi par l'ONU sur la plus importante crise des réfugiés en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Plus de 218 000 non-Ukrainiens, essentiellement des étudiants et des travailleurs migrants, ont aussi quitté l'Ukraine pour les pays voisins.

L'ONU estime par ailleurs à 7,1 millions le nombre des déplacés à l'intérieur de l'Ukraine.

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