L’indice des prix à la consommation bondit à 6,7%
Agence QMI
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Les prix à la consommation ont continué d’augmenter au Canada en mars 2022, où l’inflation a atteint 6,7% d’une année à l’autre. Il s’agit de la hausse la plus marquée depuis janvier 1991, selon les dernières données de Statistique Canada publiées mercredi.
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Sans l'essence, l'Indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 5,5% d'une année à l'autre en mars, dépassant la hausse enregistrée en février 2022 (+4,7%), ce qui correspond au «rythme de croissance le plus rapide» de l’indice depuis 1999, selon Statistique Canada.
L’agence fédérale estime que l’augmentation des prix au cours du mois de mars s’est poursuivie de façon généralisée exerçant encore une pression sur le portefeuille des Canadiens. «L'augmentation des prix s'est produite dans un contexte de pression soutenue sur les prix du marché canadien du logement, de contraintes importantes d'approvisionnement et de conflits géopolitiques, qui se sont répercutés sur les marchés agricoles, de l'énergie et des produits de base», a-t-on précisé.
De plus, le taux d’emploi a connu une baisse «pour atteindre un creux record». En mars, le salaire horaire moyen des employés a augmenté de 3,4 % d'une année à l'autre.
Entre février et mars, l’IPC a augmenté de 1,4%, correspondant à «la plus forte hausse depuis janvier 1991», a noté Statistique Canada.
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Le panier d’épicerie et l’essence toujours plus chers
D'une année à l'autre, les Canadiens ont payé 8,7% de plus pour les aliments achetés en magasin en mars, en hausse par rapport à la croissance de 7,4 % enregistrée en février. Il s'agit de la hausse annuelle la plus marquée depuis mars 2009, selon Statistique Canada.
En mars, les prix de l'essence ont augmenté de 11,8 % d'un mois à l'autre, après avoir progressé de 6,9% en février, en raison de l'incertitude concernant l'approvisionnement à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Les consommateurs ont ainsi dû débourser 39,8% de plus d'une année à l'autre pour faire un plein d’essence en mars.
Les prix des véhicules automobiles ont augmenté d’une année à l’autre (+ 7%).
Forte hausse au Québec
Au Québec, l’IPC s’est accru de 6,7% d’une année à l’autre. Sur une base mensuelle, il a augmenté de 1,3%, entre février et mars.
Mercredi, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a déclaré lors d’un point de presse, qu’il allait «regarder attentivement avec [le ministre des Finances] M. Girard qu’est-ce qui va être fait» pour aider les Québécois.
«On a fait le programme à 500 $ sur une base ponctuelle. Il faut voir quelle portion de l’inflation va être systémique et quelle portion va être court terme. Et ça honnêtement je serais embarrassé de vous donner ma prédiction, mais on va réagir en conséquence. Les Québécois il faut s’en occuper parce qu’effectivement, il y a des gens pour qui 6,7% d’augmentation, c’est beaucoup», a-t-il ajouté.
Ailleurs au pays, ce sont les habitants de l’Île-du-Prince-Édouard qui doivent composer avec le pire taux d’inflation au pays, qui a atteint 8,9% sur un an, suivi du Manitoba et du Nouveau-Brunswick (7,4%) et de l’Ontario (7%).