Nos prédictions pour la semaine 8: tant que tout va dans le coco de Tua...


Stéphane Cadorette
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En revenant au jeu après un mois sur la touche en raison d’une autre commotion cérébrale, le quart-arrière des Dolphins Tua Tagovailoa sait qu’il s’expose à des risques de séquelles à long terme, mais il n’a jamais été question qu’il arrête de jouer. C’est à lui les oreilles, comme on dit. Ou dans son cas, c’est à lui le coco.
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Ce qu’on sait à ce jour, c’est que Tagovailoa a subi quatre commotions documentées. Un autre cas très louche est survenu en 2022, quand la planète NFL l’a vu paralysé au sol, mais ce cas nébuleux avait été classifié au rayon des blessures au cou.
Dans une chronique il y a un mois, quand le pivot des Dolphins a subi son plus récent choc à la tête, je lui souhaitais de ne plus revoir le terrain pour son bien à long terme, mais je précisais du même souffle que la décision ne pouvait venir que de lui.
Son entraîneur-chef, Mike McDaniel, et l’organisation ont assuré sa sécurité à court terme en le plaçant sur la liste des blessés, ce qui le contraignait à rater au moins quatre matchs.
Aucun doute dans son esprit

Aussi préoccupé soit-il par la santé de son quart-arrière, aucun entraîneur n’a le pouvoir de le tenir indéfiniment à l’écart du terrain. Froidement, c’est du gagne-pain de Tagovailoa qu’il s’agit.
Les médecins auraient pu le déclarer inapte à poursuivre sa carrière, mais ce n’est pas le cas. Apparemment, il n’a ressenti aucun symptôme de commotion depuis le choc du 12 septembre. C’est tout ce qu’on souhaite, que tout se passe bien dans la tête de Tua.
Dans une conférence de presse où il s’est montré plutôt défiant par rapport à tous ceux qui lui suggèrent d’accrocher ses épaulettes, Tagovailoa a été on ne peut plus clair à plusieurs occasions. Coup sur coup, il a enchaîné les citations tranchantes.
«J’apprécie vos inquiétudes, mais j’aime ce sport et je l’aime à mourir.»
«Il y a une zone grise quant à savoir si on peut souffrir des effets à long terme ou pas. Moi, c’est le football qui me rend heureux et c’est ce que je vais faire. C’est tout!»
«Il y a un risque à chaque matin quand on se rend au travail. On peut être impliqué dans un accident d’auto. Il y a des risques dans tout. Je suis prêt à prendre ce risque.»
À lui seul de décider
Voilà essentiellement de quelle façon il assume son retour au jeu. Tagovailoa n’est qu’à une collision de faire saliver tous les détracteurs du football, qui s’en donneraient à cœur joie si un autre scandale de commotions venait entacher le sport.
C’est lui qui, après tout, a parlé aux neuroscientifiques les plus crédibles sur la question.
Personnellement, j’ai beau préférer qu’il s’assure d’une retraite en santé, mais qui suis-je et qui sommes-nous pour nous ériger en autorité morale sur ses décisions personnelles à propos de sa vie professionnelle?
Tout le monde a beau vouloir quelque chose pour lui, c’est à Tua et seulement Tua qu’une telle décision revient. Il assure qu’il a compris qu’il doit se protéger contre lui-même. Reste à voir quand ce sera le quatrième essai et deux verges à gagner dans un match critique...
Une attaque qui crie famine

Chose certaine, point de vue football, le retour de Tagovailoa est une bénédiction pour les Dolphins. En quatre matchs sans son véritable quart-arrière, l’équipe a été limitée à une anémique production de 40 points.
Pour une attaque qui produisait en moyenne 29,2 points la saison dernière, le deuxième plus haut total de la ligue, c’est le jour et la nuit.
Pas une seule fois en l’absence de Tagovailoa, les Dolphins n’ont généré 180 verges par la passe dans un match. Il générait 272 verges par match la saison dernière.
À son seul match complet avec son quart-arrière cette saison, Tyreek Hill a gagné 130 verges et un touché sur sept réceptions. Depuis, en moyenne, il gagne 35 verges par match et il n’a pas visité une fois la zone des buts en dehors de la période d’échauffement.
Il y en a encore beaucoup qui croient que Tagovailoa n’est que le vulgaire produit d’un système offensif sans faille?
SEMAINE 8
JEUDI
MON CHOIX
Minnesota à LA Rams RAMS
DIMANCHE
MES CHOIX
Baltimore à Cleveland (13h) RAVENS
Tennessee à Detroit (13h) LIONS
Indianapolis à Houston (13h) TEXANS
Green Bay à Jacksonville (13h) PACKERS
Arizona à Miami (13h) DOLPHINS
NY Jets en Nouvelle-Angleterre (13h) JETS
Atlanta à Tampa Bay (13h) FALCONS
Philadelphie à Cincinnati (13h) BENGALS
La Nouvelle-Orléans à LA Chargers (16h05) CHARGERS
Buffalo à Seattle (16h05) BILLS
Chicago à Washington (16h25) BEARS
Caroline à Denver (16h25) BRONCOS
Kansas City à Las Vegas (16h25) CHIEFS
Dallas à San Francisco (20h20) 49ERS
LUNDI
MON CHOIX
NY Giants à Pittsburgh (20h15) STEELERS
RÉSULTATS DE LA SEMAINE DERNIÈRE: 11 en 15 (73,3%)
TOTAL CETTE SAISON: 67 en 107 (62,6%)
LES CHOIX DU JOURNAL
Ravens de Baltimore (5-2) c. Browns de Cleveland (1-6)
DE NOUVEAUX BROWNS?

C’est Jameis Winston qui sera le quart-arrière des Browns et sans parler de transformation extrême, il faut s’attendre à mieux qu’avec Deshaun Watson, qui semblait au bout du rouleau physiquement et psychologiquement. Reste que cette équipe n’a toujours pas inscrit plus de 18 points cette saison, ce qui n’a pas été vu en sept matchs depuis 1970. L’attaque mettra fin à cette horrible séquence, mais la défense aura autant le goût de plaquer Derrick Henry que de faire un pique-nique sur l’autoroute.
– Ravens par 9
Titans du Tennessee (1-5) c. Lions de Detroit (5-1)
MASSACRE EN VUE

Ne montrez pas ce match à de jeunes enfants, ça s’annonce sanglant et violent. Rien n’arrête l’attaque des Lions et tout arrête celle des Titans. Défensivement, les Lions ont dû s’adapter à la perte cruelle d’Aidan Hutchinson en optant pour le blitz sur 57% de leurs jeux la semaine dernière, soit leur plus haut taux depuis la semaine 1 en 2021. On peut s’attendre à la même stratégie et que ce soit Will Levis ou Mason Rudolph de l’autre côté, ça ira trop vite. Les Lions sont favoris par 10,5 points et c’est presque un affront à leur endroit!
– Lions par 16
Colts d’Indianapolis (4-3) c. Texans de Houston (5-2)
PLUS SERRÉ QUE PRÉVU?

Quatre des cinq derniers duels entre ces deux rivaux de division ont été décidés par quatre points d’écart ou moins, comme quoi il ne faut pas prendre les Colts à la légère. Toutefois, les Texans n’ont perdu qu’un de ces affrontements depuis que CJ Stroud est aux commandes et c’était dans ses premiers départs l’an dernier. Stroud a été victime de 20 sacs cette saison, mais il ne sera pas trop bousculé par les Colts. Son vis-à-vis Anthony Richardson n’a réalisé qu’une passe de plus de 15 verges dimanche dernier et il faut ouvrir le jeu.
– Texans par 4
Packers de Green Bay (5-2) c. Jaguars de Jacksonville (2-5)
DES CROÛTES À MANGER

Plusieurs ont osé dire qu’avec leur victoire à Londres, les Jaguars ont prouvé qu’ils jouaient encore avec conviction pour leur entraîneur-chef, Doug Pederson. Il y a toutefois un menu détail, il faut quasiment faire exprès pour perdre quand on affronte les Patriots en 2024. On saura vraiment ce qu’ils ont dans le ventre dans les duels à venir face aux Packers, aux Eagles, aux Vikings, aux Lions et aux Texans, une séquence qui risque de confirmer leurs arrangements funèbres. Les Packers ont la 10e attaque aérienne et la cinquième attaque au sol.
– Packers par 7
Cardinals de l’Arizona (3-4) c. Dolphins de Miami (2-4)
LE RETOUR DE L'ATTAQUE

Il faut s’attendre à voir les Dolphins des beaux jours avec le retour du quart-arrière Tua Tagovailoa. Ceux qui l’ont remplacé et qui ne méritent pas l’insigne honneur d’être nommés dans ces pages ont réussi à égarer Jaylen Waddle et Tyreek Hill de leur radar. L’attaque aérienne, habituellement prolifique, a chuté au 26e rang. Tagovailoa sera probablement rouillé, peut-être craintif au départ, mais il replacera l’attaque sur la bonne voie, contrairement aux sinistres imposteurs qui l’ont remplacé.
– Dolphins par 4
Jets de New York (2-5) c. Patriots de la Nouvelle-Angleterre (1-6)
ÇA PRESSE POUR LES JETS!

Les Patriots ont encaissé une sixième défaite de suite, une première pour eux depuis 1993. Drake Maye continue de bien paraître malgré tout, mais il aura fort à faire face au front défensif des Jets, avec le retour de Haason Reddick. L’attaque des Jets ne produit pas, mais tout est largement en place pour que l’étincelle finisse par se produire. Idéalement, il faudrait que le réveil survienne avant la messe de minuit du 24 décembre, toutefois. Les Jets courent 21,3 fois par match, le plus bas total de la ligue. Faut peut-être commencer par là...
– Jets par 8
Falcons d’Atlanta (4-3) c. Buccaneers de Tampa Bay (4-3)
DOMMAGE POUR LE SPECTACLE

Quand ces deux équipes se sont affrontées il y a trois semaines, on a eu droit à l’un des duels les plus spectaculaires de la saison. Malheureusement, les Buccaneers seront privés de leurs deux as receveurs Mike Evans et Chris Godwin. On voit mal comment Baker Mayfield peut s’en sortir sans eux, face aux Falcons qui ne donnent pas 200 verges par la passe en moyenne. La solution vient peut-être du jeu au sol avec le monstre à trois têtes des Bucs, mais les Falcons n’auront pas besoin de respecter à outrance le jeu aérien.
– Falcons par 5
Eagles de Philadelphie (4-2) c. Bengals de Cincinnati (3-4)
LES BENGALS DE RETOUR

Les Bengals n’ont toujours pas connu un match complet où leur attaque et leur défense cliquent au même moment, mais ils viennent quand même de remporter deux matchs de suite en concédant seulement 21 points au total. Trois des quatre victoires des Eagles ont été arrachées par un total de 12 points, ce qui démontre qu’ils ne sont pas souvent en contrôle. Ils ont rectifié le tir en gagnant par 25 points face aux Giants, mais bon, les Giants... Attention, toutefois: les Bengals ont donné plus de 150 verges au sol à trois reprises.
– Bengals par 2
Saints de La Nouvelle-Orléans (2-5) c. Chargers de Los Angeles (3-3)
UNE CATASTROPHE

Les Saints sont en mode désastre et rien n’indique que la dégringolade s’achève. Leur receveur Chris Olave pourrait revenir au jeu, mais pas le quart-arrière Derek Carr. Alvin Kamara n’a gagné que 76 verges au sol dans les trois derniers matchs. Dans les quatre derniers matchs, les Saints ont donné 34 points en moyenne. Les Chargers sont loin d’être une machine offensive cette saison, mais contre une équipe qui a donné 502 verges au sol en deux semaines, tous les fantasmes les plus destructeurs sont permis.
– Chargers par 5
Bills de Buffalo (5-2) c. Seahawks de Seattle (4-3)
MATCH PIÈGE?

Les Bills sont favoris, mais jouer à Seattle n’est jamais commode. D’autant moins que sur la route cette saison, le quart des Bills Josh Allen n’est pas optimal. À Buffalo, il accumule 272 verges et 2,7 passes de touché par match. À l’extérieur de son cocon, il chute à 166 verges et une passe de touché par match. La défense des Seahawks vient aussi de connaître son meilleur match avec trois revirements face aux Falcons, mais une chose que Allen fait bien, c’est de prendre soin du ballon. Il n’a toujours aucune interception cet automne.
– Bills par 6
Bears de Chicago (4-2) c. Commanders de Washington (5-2)
OCCASION RATÉE?

Au moment d'écrire ces lignes, on ne savait toujours pas si Jayden Daniels serait en uniforme pour les Commanders. Ce serait magique qu'il soit au rendez-vous, puisqu'Éon aurait droit à un duel de quarts entre les deux premiers choix du dernier repêchage. Les Bears ne concèdent que 16,8 points par match, leur meilleure marque depuis 2006. Ils ont aussi provoqué 13 revirements. Les Commanders marquent à la tonne, mais si Daniels s'absente, ça reste à voir. Caleb Williams trouve ses repères et la défense de Washington est généreuse.
– Bears par 5
Panthers de la Caroline (1-6) c. Broncos de Denver (4-3)
REVOILÀ BRYCE YOUNG

Il y a «p» comme dans «pourris», mais pire encore, il y a «P» comme dans «Panthers». Les Broncos ont profité dans les dernières semaines d’un calendrier douillet pour se monter une belle fiche et ils bénéficient ici de l’ultime cadeau. À quel point les Panthers sont-ils pathétiques? Lors de la première demie de leurs matchs, le score indique 92 à 0 en faveur de leurs rivaux. Leurs cinq revers ont été encaissés par au moins 14 points. Avant d’oublier, Bryce Young revient à la place d’Andy Dalton, si vous croyez que ça change quelque chose...
– Broncos par 4
Chiefs de Kansas City (6-0) c. Raiders de Las Vegas (2-5)
FRAGILES, MAIS INVAINCUS

Les Chiefs trouvent toujours une façon de s’en sortir, malgré les blessures et le manque de production offensive. C’est la marque des équipes en pleine confiance. Si on vous avait dit qu’après six matchs, la fiche de Patrick Mahomes indiquerait six passes de touché et huit interceptions, combien auraient parié que les Chiefs seraient 6-0? Il est le seul quart avec un dossier parfait malgré un ratio négatif depuis Peyton Manning avec les Broncos, à sa dernière saison en 2015. Ça aide quand la défense ne donne pas 28 points dans 27 matchs de suite.
– Chiefs par 13
Cowboys de Dallas (3-3) c. 49ers de San Francisco (3-4)
DEUX CLUBS DÉCIMÉS

La défense des Cowboys est abîmée et il semble encore peu probable que Micah Parsons revienne. Chez les 49ers, c’est le désastre à l’attaque, mais Deebo Samuel, souffrant d’une pneumonie dimanche dernier, devrait revenir. C’est de toute façon l’attaque au sol qui prendra le contrôle. Les 49ers gagnent en moyenne 149,9 verges par la course, tandis que les Cowboys sont l’une des six équipes qui en donnent plus de 140 par rencontre. Les 49ers ont gagné leurs trois derniers duels face aux Cowboys en les limitant à 13 points par match.
– 49ers par 10
Giants de New York (2-5) c. Steelers de Pittsburgh (5-2)
BON DÉPART

Tout le monde s’extasie sur le premier départ de Russell Wilson avec les Steelers face aux Jets. Dans les faits, sa plus grande qualité a été de prendre des risques pour permettre à son receveur George Pickens d’aspirer le ballon dans le trafic. Ça ne fonctionnera pas à tout coup, mais il a eu le mérite d’être agressif. Les Giants s’amènent avec une attaque qui flirte encore avec les bas-fonds et leur ligne offensive se fera détruire par TJ Watt et ses acolytes. Ce ne sera pas évident pour Daniel Jones de ramasser sa fierté en lambeaux au sol.
– Steelers par 4