Nos prédictions pour la semaine 4: déjà des entraîneurs sur un siège éjectable


Stéphane Cadorette
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On vous rappelait gentiment, la semaine dernière, de garder votre calme en ce début de saison, mais les propriétaires d’équipe de la NFL ne sont pas tous dotés d’une patience légendaire quand les résultats ne répondent pas rapidement aux attentes. Avant même que le premier quart du calendrier soit écoulé, déjà quelques entraîneurs risquent de se retrouver au chômage.
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C’est peut-être fou, mais ainsi va la vie dans la NFL. Fort probablement que dans l’immédiat, le siège des pilotes concernés n’est pas encore brûlant, mais qu’il demeure éjectable.
La saison dernière, trois entraîneurs-chefs ont été congédiés avant la fin du calendrier régulier, en novembre et en décembre. La même situation est survenue un an plus tôt, avec trois entraîneurs limogés en cours de saison, dont Matt Rhule en Caroline, après seulement cinq matchs.
Autrement dit, personne n’est à l’abri d’un propriétaire intempestif qui veut faire table rase et en ce début de saison, quelques candidats pour perdre leur poste hâtivement sont à surveiller.
Pederson sous tension
Le premier cas qui vient en tête est celui de Doug Pederson avec les Jaguars. Est-ce réellement de sa faute si l’équipe s’empêtre ou est-ce celle du jeune quart-arrière Trevor Lawrence qui semble régresser depuis l’an dernier?
Peu importe, mais sachant que les Jaguars ont consenti un contrat de cinq ans pour 275 millions à Lawrence, devinez qui va prendre la porte si la saison continue de tourner au cauchemar.
Les Jaguars montraient une fiche de 8-3 en novembre dernier et depuis, c’est la catastrophe. Face aux Dolphins cette saison, ils ont échappé une avance de 10 points. Contre les Bills lundi dernier, ils ont reçu une violente fessée et ont présenté l’autre fesse en guise de réaction.
Avant la saison, le proprio Shad Khan a été clair. «Les attentes sont maintenant de gagner. C’est la meilleure équipe qui a été assemblée à Jacksonville», a-t-il décrété.
Comme on le disait jadis à l’émission Piment fort, c’est chaud, c’est chaud, c’est chaud!
Ne partez pas en peur, mais semble-t-il que le fils du propriétaire, Tony Khan, entretient une très bonne relation avec un certain Bill Belichick...
Autres candidats

Parlant de bon ami de Belichick, le grand patron des Cowboys, Jerry Jones, n’est certainement pas entiché du début de saison chancelant de son équipe.
D’ici la semaine de congé des Boys, les Steelers et les Lions seront au menu. Mike McCarthy est à sa dernière année de contrat et malgré ses résultats probants en saison régulière, il n’a plus de filet de sécurité.
Pour l’instant, les Bears donnent le bénéfice du doute à Matt Eberflus, mais qu’arrivera-t-il si le bijou de l’organisation, Caleb Williams, ne prend pas son envol? Face aux Rams, aux Panthers et aux Jaguars dans les prochaines semaines, les Bears ont l’occasion de se relever. Sinon, l’état-major pourrait fort bien décider de doter Williams d’un jeune esprit créatif offensif à la mode.
Brian Daboll est un autre nom à retenir chez les Giants. En prenant le poste, il a pris le pari de redresser le quart-arrière Daniel Jones, mais les montagnes russes sont plus souvent en chute libre qu’en montée.
Il faut ajouter Nick Sirianni dans la liste d’épicerie. La fin de saison épouvantable des Eagles l’an dernier a laissé un goût amer à Philadelphie. Le voilà entouré de deux coordonnateurs respectés en Kellen Moore et Vic Fangio. La sauce doit prendre davantage avec autant de talent dans la formation.
Pas en danger
Certains évoqueront Zac Taylor à Cincinnati, mais il n’apparaît pas en grand danger malgré le départ décevant des Bengals. De toute façon, le propriétaire Mike Brown compte ses sous et n’est pas du genre à payer un entraîneur à manger des chips dans son salon.
Et Kevin Stefanski avec les Browns? Pas après le boulot colossal accompli la saison dernière. Ce n’est toujours bien pas de sa faute si cette organisation est tombée amoureuse de Deshaun Watson.
SEMAINE 4
JEUDI
MON CHOIX
Dallas à NY Giants COWBOYS
DIMANCHE
MES CHOIX
La Nouvelle-Orléans à Atlanta (13h) FALCONS
Cincinnati en Caroline (13h) BENGALS
LA Rams à Chicago (13h) RAMS
Minnesota à Green Bay (13h) PACKERS
Jacksonville à Houston (20h15) TEXANS
Pittsburgh à Indianapolis (13h) STEELERS
Denver à NY Jets (13h) JETS
Philadelphie à Tampa (13h) EAGLES
Washington en Arizona (16h05) COMMANDERS
Nouvelle-Angleterre à San Francisco (16h05) 49ERS
Kansas City à LA Chargers (16h25) CHIEFS
Cleveland à Las Vegas (16h25) BROWNS
Buffalo à Baltimore (20h20) RAVENS
LUNDI
MES CHOIX
Tennessee à Miami (20h15) TITANS
Seattle à Detroit (20h15) LIONS
RÉSULTATS DE LA SEMAINE DERNIÈRE: 9 en 16 (56,3%)
TOTAL CETTE SAISON: 25 en 48 (52,1%)
LES CHOIX DU JOURNAL
Saints de La Nouvelle-Orléans (2-1) c. Falcons d’Atlanta (1-2)
GROSSE RIVALITÉ

Malgré leur fiche perdante, les Falcons sont loin de jouer du mauvais football et leur calendrier ne leur a pas fait de cadeau avec des duels difficiles face aux Steelers, aux Eagles et aux Chiefs. Il faudra cependant marquer plus de 16,3 points en moyenne. L’attaque des Saints est retombée sur terre après deux performances magistrales. La défense est deuxième dans la ligue avec sept revirements provoqués, mais a été généreuse face au porteur Saquon Barkley. Bijan Robinson pourrait aussi filer pour de longs gains.
– Falcons par 3
Bengals de Cincinnati (0-3) c. Panthers de la Caroline (1-2)
LE «ANDY DALTON BOWL»

Maintenant que l’increvable vétéran Andy Dalton a relancé les Panthers, tassez-vous! Ils ont inscrit plus de points (30) en première demie la semaine passée qu’au total lors des deux semaines précédentes avec Bryce Young (13). Comme si ça ne suffisait pas, le rouquin maléfique affronte l’équipe qui l’a largué après des années très respectables à Cincinnati. Il sera en mission pour rayer les Bengals de la surface de la Terre. Dommage pour lui, mais les Bengals, à 0-3, joueront avec le couteau entre les dents. Il est à peu près temps...
– Bengals par 7
Rams de Los Angeles (1-2) c. Bears de Chicago (1-2)
LES BEARS HIBERNENT

Les Rams sont galvanisés après avoir comblé un déficit de 14 points pour surprendre les 49ers. Il s’agissait de leur plus grosse remontée depuis 2012. Leur formation demeure criblée de blessures, mais celle des Bears demeure criblée de déceptions. À commencer par le porteur D’Andre Swift, qui n’a gagné qu’un premier jeu en 37 courses et dont la moyenne de 1,8 verge par portée n’a rien d’édifiant. C’est beau de blâmer Caleb Williams, mais d’autres doivent commencer à se lever.
– Rams par 2
Vikings du Minnesota (3-0) c. Packers de Green Bay (2-1)
GROS DÉFI POUR DARNOLD

Que les fans des Vikings se réjouissent! Dans l’histoire de la NFL, seulement deux quarts-arrières ont remporté leurs trois premiers matchs avec leur nouvelle équipe en plus de décocher chaque fois au moins deux passes de touché: Matthew Stafford en 2021 avec les Rams et Sam Darnold cette année. Stafford avait ensuite guidé les Rams à la victoire au Super Bowl, donc le scénario est tout écrit pour les Mauves. Blague à part, Jordan Love revient pour les Packers et leur défense revendique déjà sept interceptions.
– Packers par 4
Jaguars de Jacksonville (0-3) c. Texans de Houston (2-1)
LES TEXANS CAPABLES DE MIEUX

L’attaque des Texans n’était déjà pas au beau fixe avant la dégelée de la semaine dernière au Minnesota. Parfois, un tel résultat est la meilleure chose qui puisse arriver pour fouetter une équipe. Les punitions et le jeu décevant de la ligne offensive, particulièrement Laremy Tunsil, font mal. Reste que cette équipe est bien dirigée par DeMeco Ryans. Difficile d’en dire autant des Jaguars, qui errent comme des brebis égarées. Les Texans dominent cette rivalité de division avec 16 victoires dans les 20 derniers duels.
– Texans par 8
Steelers de Pittsburgh (3-0) c. Colts d’Indianapolis (1-2)
RICHARDSON EN ARRACHE

Loin de moi l’idée de taper sur le coco d’un jeune quart-arrière, mais Anthony Richardson n’aide pas la cause des Colts jusqu’ici. Il ne réussit que 49% de ses passes et il a déjà six interceptions. Il est arrivé dans la NFL avec peu d’expérience universitaire. Cela dit, on voit mal comment il pourrait bien se débrouiller contre la défense des Steelers, qui ne donne que des miettes. Petit bémol, toutefois, les Steelers ont affronté Kirk Cousins qui se remet d’une blessure, Bo Nix sans expérience et Justin Herbert sur une patte.
– Steelers par 3
Broncos de Denver (1-2) c. Jets de New York (2-1)
LE JEUNE CONTRE LE VIEUX

Le jeune Bo Nix a savouré une première victoire avec les Broncos, tandis que le vieux Aaron Rodgers a connu ses meilleurs moments avec les Jets. Il a même bougé comme une recrue et n’a pas fait ses 40 ans en réalisant 27 de ses 35 passes. Pour en revenir à Nix, malgré la victoire, il ne compte toujours aucune passe de touché et fera face aux enragés des Jets qui ont réussi sept sacs du quart à leur dernier match. Nix se défait vite du ballon et n’a encaissé que quatre sacs.
– Jets par 5
Eagles de Philadelphie (2-1) c. Buccaneers de Tampa Bay (2-1)
UNE REVANCHE DES SÉRIES

La saison dernière, la saison des Eagles a pris fin quand les Buccaneers les ont sortis des séries. Traditionnellement, on ne court pas contre les Buccaneers, mais contenir Saquon Barkley et Jalen Hurts est une tâche énorme. Les Buccaneers peuvent aussi courir face aux Eagles et il faut surveiller l’émergence de leur porteur recrue Bucky Irving, diablement plus efficace que Rachaad White, si Todd Bowles finit par s’en rendre compte.
– Eagles par 6
Commanders de Washington (2-1) c. Cardinals de l’Arizona (1-2)
UN QUART INÉGAL

Personne ne va nier le talent de Kyler Murray, mais personne ne va nier non plus qu’il ressemble plus à une girouette qu’à un métronome. Une semaine après avoir été cinq en cinq sur ses passes de 10 verges ou plus avec 156 verges et deux touchés, il a été un en sept avec une interception dimanche dernier. Chez les Commanders, la défense connaît des ennuis, mais avec Jayden Daniels, l’attaque en est à 14 séquences de suite avec des points. Il amène énormément d’enthousiasme au sein des troupes.
– Commanders par 2
Patriots de la Nouvelle-Angleterre (1-2) c. 49ers de San Francisco (1-2)
LE RÉVEIL DES NINERS

Les 49ers se sont battus eux-mêmes à quelques reprises face aux Rams et malgré leur armée de blessés, ils ont ce qu’il faut pour contenir l’attaque inerte des Patriots. Sauf, bien sûr, si ces mêmes Patriots établissent le jeu au sol très tôt pour contrôler le cadran. Sinon, tout ce que les receveurs sur le jeu aérien peuvent contrôler avec Jacoby Brissett, c’est la couleur de leurs bobettes. Pour en revenir aux blessures chez les Niners, il est grand temps que Brandon Aiyuk se lève. Il a bougonné tout l’été pour dire à quel point il était unique.
– 49ers par 12
Chiefs de Kansas City (3-0) c. Chargers de Los Angeles (2-1)
ENCORE LES CHIEFS

Les Chiefs ont remporté huit des dix derniers duels face aux Chargers. Dans trois des cinq derniers, ils ont inscrit au moins 30 points. C’est un peu le jour de la Marmotte pour ces deux rivaux. Les Chargers sont aux prises avec des blessures, dont celle à la cheville du quart Justin Herbert. Ce serait plus sage de l’attacher à son lit, mais il jouera. L’histoire se répète aussi chez les Chiefs, qui peinent à réussir des jeux explosifs, comme l’an dernier. Cette attaque finit toujours par se trouver et pour l’instant, elle fait le nécessaire.
– Chiefs par 3
Browns de Cleveland (1-2) c. Raiders de Las Vegas (1-2)
ABSENTS DE TAILLE

L’attaque des Browns avec Deshaun Watson aux commandes continue d’en baver. Ça ne s’améliore pas avec une ligne offensive qui tombe en ruine. Mais parlant de tomber en ruine, le mauvais sort frappe aussi les Raiders, qui seront privés de leur as receveur Davante Adams et de leur ailier défensif destructeur Maxx Crosby. Ce même Crosby est devenu l'âme de l'équipe. La défense des Raiders sans Crosby, c'est triste comme une bière sous la pluie. Watson aura peut-être même l'air compétent loin de son bourreau.
– Browns par 2
Bills de Buffalo (3-0) c. Ravens de Baltimore (1-2)
CAPABLES DE FREINER LE ROI?

Les Bills jouent du gros football cette saison avec Josh Allen qui semble libéré de pouvoir lancer le ballon à quiconque, plutôt que d’avoir à gérer l’ego de Stefon Diggs. L’attaque est équilibrée avec un jeu au sol performant. S’il y a une inquiétude, c’est que la défense concède 118 verges au sol par match et que les Ravens, malgré un début de saison chancelant, courent encore comme des bêtes avec Derrick Henry. Dans leurs trois matchs, ils ont gagné au moins 150 verges au sol. Ça sent la surprise...
– Ravens par 2
Titans du Tennessee (0-3) c. Dolphins de Miami (1-2)
UNE ATTAQUE PERDUE

Où sont ces gens qui ne cessent de hurler que Tua Tagovailoa n’est que le produit d’un système offensif grandiose? Bien sûr qu’il profite d’une situation parfaite, mais en son absence, l’attaque ne va nulle part avec sept quarts de suite sans touché. Que les Dolphins donnent le ballon à Skylar Thompson, à Tom Boyle, à Tyler Huntley ou à Mad Dog Vachon, le jeu aérien se meurt. Mike McDaniel aurait dû mieux assurer ses arrières. Les Titans ont commis huit revirements et eux seuls peuvent se battre lundi.
– Titans par 3
Seahawks de Seattle (3-0) c. Lions de Detroit (2-1)
GARE AUX ILLUSIONS

Croyez-le ou non, mais les Seahawks sont les premiers depuis les Steelers de 1979 à présenter une fiche de 3-0 en ayant accordé moins de 150 verges par la passe en moyenne. Est-ce le reflet d’une étonnante défense ou le fait que cette défense a jusqu’ici affronté les quarts Jacoby Brissett, Bo Nix ainsi que l’imbuvable duo de Skylar Thompson et Tim Boyle? Jared Goff, Amon-Ra St. Brown et Jameson Williams représentent un tout autre défi, sans parler du tandem au sol de David Montgomery et Jahmyr Gibbs.
– Lions par 6