Nos prédictions pour la semaine 18: un duel historique pour finir la saison


Stéphane Cadorette
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Avec les Lions et les Vikings pour clôturer la saison régulière dimanche soir, ça vaudra largement la peine de veiller tard. Les deux rivaux de division présentent des fiches identiques de 14 victoires et deux revers. N’importe quel patron compréhensif acceptera de vous voir arriver au bureau avec les yeux dans le même trou lundi matin.
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Non mais, quelle fin de saison épique! On dit souvent d’un match important qu’il sera historique. Beaucoup trop souvent, même. L’expression est galvaudée à satiété. Dans ce cas-ci, sans blague, il s’agira vraiment d’un duel historique.
Jamais, dans la longue histoire de la NFL, un match de saison régulière n’a opposé deux équipes avec au moins 13 victoires.
En fait, selon Elias Sports Bureau, il s’agira seulement du quatrième duel de saison dans l’histoire de 105 ans de la ligue à mettre en vedette deux équipes qui sont à 10 matchs au-dessus de ,500.
La dernière fois, c’était en 2005, entre les Seahawks (12-2) et les Colts (13-1). Il y a eu aussi Washington et Dallas, tous les deux à 12-2, en 1983. Sinon, votre arrière-grand-père vous a peut-être déjà parlé d’un choc de 1926 entre les Bears de Chicago (11-0-2) et les Yellow Jackets de Frankford (12-1-1).
À moins qu’il ait trouvé que ce match que les défunts Yellow Jackets ont remporté 7 à 6 ne valait pas la peine d’être raconté...
Parmi les trois duels cités, sachez que Seattle et Washington avaient quelques semaines plus tard décroché leur billet pour le Super Bowl. C’est possiblement le sort qui attend aussi le gagnant entre les Lions et les Vikings, même s’il ne faut présumer de rien.
Un enjeu crucial

Vraiment, cet affrontement entre les deux équipes ne pourrait offrir une fin plus dramatique à la saison.
Après tout, en partant, le titre de la division Nord est en jeu. Le gagnant remportera non seulement les honneurs de la division, mais il s’assurera aussi de terminer au premier rang de la Conférence nationale. Un congé en première ronde éliminatoire et, surtout, l’avantage du terrain jusqu’au Super Bowl sont en jeu.
Sans dire que le perdant va sombrer dans les méandres abyssaux de l’indifférence, sa route deviendra infiniment plus complexe. En effet, l’équipe glissera au cinquième rang dans la conférence et sera condamnée à tout gagner sur la route.
Il est arrivé seulement deux fois que la dernière semaine du calendrier oppose deux rivaux de division pour le premier rang dans la conférence. Il y a eu les 49ers et les Seahawks, en 2019, ainsi que les Cowboys et les Giants, en 1993. Encore là, les gagnants, les 49ers et les Cowboys, avaient poursuivi leur route jusqu’au Super Bowl.
C’est simple, il est tout simplement interdit de perdre ce match. Les implications sont énormes. Depuis que le format actuel des divisions a été implanté en 2002, seulement quatre équipes ont gagné le Super Bowl sans avoir d’abord remporté leur division. Il s’agit des Buccaneers de Tom Brady en 2020, des Packers d’Aaron Rodgers en 2010, des Giants d’Eli Manning en 2007 et des Steelers de Ben Roethlisberger en 2005.
Enfin le grand jour?

Le gagnant deviendra la neuvième équipe dans l’histoire à remporter 15 matchs de saison régulière.
Le perdant deviendra l’équipe avec le plus grand nombre de victoires parmi celles qui se qualifient comme «meilleures deuxièmes». La précédente marque appartenait aux Titans de 1999, avec 13 victoires. C’est dire à quel point l’ampleur de ce duel est énorme.
Le plus merveilleux dans ce choc final entre les Lions et les Vikings, c’est que les deux franchises sont toujours en quête d’un premier sacre au Super Bowl. Les Vikings y sont allés quatre fois il y a longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine, dans les années 1970. Les Lions n’ont même jamais vécu cette euphorie.
Vous avez certainement compris que ça vaut la peine de se coucher tard, dimanche. Quitte à faire un petit roupillon plus tôt dans la journée. Pendant le match des Jaguars contre les Colts, mettons.
Si vous n’avez toujours pas l’eau à la bouche, je ne peux rien pour vous. Sinon, il y a probablement de vieilles reprises du Temps d’une paix. Ou un club de hockey en reconstruction.
SEMAINE 18
SAMEDI
MES CHOIX
Cleveland à Baltimore (16h30) RAVENS
Cincinnati à Pittsburgh (20h) BENGALS
DIMANCHE
MES CHOIX
Caroline à Atlanta (13h) FALCONS
Washington à Dallas (13h) COMMANDERS
Chicago à Green Bay (13h) PACKERS
Jacksonville à Indianapolis (13h) JAGUARS
Buffalo en Nouvelle-Angleterre (13h) BILLS
NY Giants à Philadelphie (13h) EAGLES
La Nouvelle-Orléans à Tampa Bay (13h) BUCCANEERS
Houston au Tennessee (13h) TEXANS
San Francisco en Arizona (16h25) 49ERS
Kansas City à Denver (16h25) BRONCOS
LA Chargers à Las Vegas (16h25) CHARGERS
Seattle à LA Rams (16h25) SEAHAWKS
Miami à NY Jets (16h25) DOLPHINS
Minnesota à Detroit (20h20) LIONS
RÉSULTATS DE LA SEMAINE DERNIÈRE: 13 en 16 (81,3%)
TOTAL CETTE SAISON: 177 en 256 (69,1%)
LES CHOIX DU JOURNAL
Browns de Cleveland (3-13) c. Ravens de Baltimore (11-5)
LES ROIS DU NORD

Oui, les Browns ont surpris les Ravens en milieu de saison, mais ça n’arrivera pas deux fois. Les Ravens viennent de gagner trois matchs en 11 jours avec 67 points d’écart. À leurs cinq derniers matchs, les Ravens ont limité leurs adversaires à moins de 300 verges d’attaque. Avec une victoire, ils confirmeront leur titre de champions de la division Nord. Les Browns, eux, s'en vont en guerre avec le quart Bailey Zappe, le petit dernier de leur horripilante collection de paumés.
- Ravens par 17
Bengals de Cincinnati (8-8) c. Steelers de Pittsburgh (10-6)
TROP PEU, TROP TARD

Il est vrai qu’aucune équipe de la Conférence américaine ne veut voir les Bengals, en feu offensivement, se faufiler en séries avec le dernier billet disponible. Ils pourraient faire des ravages et c’est loin d’être impensable qu’ils battent les Steelers pour se donner une chance. Il leur faudrait aussi des défaites des Dolphins contre les Jets et des Broncos contre des Chiefs qui reposeront leurs partants. Les Steelers n’ont pas inscrit plus de 17 points depuis trois semaines.
- Bengals par 4
Panthers de la Caroline (4-12) c. Falcons d’Atlanta (8-8)
FIN EN QUEUE DE POISSON

L’attaque des Panthers a souffert la semaine dernière sans le porteur Chuba Hubbard et le scénario se répétera. Surtout que les Falcons ont récemment découvert une pratique qui leur était inconnue depuis des années, le sac du quart. Ils en sont en effet à cinq matchs de suite avec au moins trois sacs, une première pour eux depuis... 1997! Ça suffira pour battre les Panthers, mais pas assez pour gagner la division Sud. Si c’est bien le cas, ce sera une conclusion très décevante.
- Falcons par 7
Commanders de Washington (11-5) c. Cowboys de Dallas (7-9)
PARTANTS EN UNIFORME?

Les Commanders sont déjà assurés d’une place en séries, mais l’entraîneur-chef Dan Quinn a assuré que son équipe jouerait pour gagner à Dallas. Avec une victoire, les Commanders termineraient sixièmes dans la conférence, devant les Packers. Pour les Cowboys, il n’y a plus d’autres enjeux que des enjeux individuels. Comme une saison de 10 sacs pour Micah Parsons ou de l’action pour le quart oublié, Trey Lance. Les partants des Commanders joueront, mais pourraient partir tôt.
- Commanders par 3
Bears de Chicago (4-12) c. Packers de Green Bay (11-5)
VERS UN GRAND MÉNAGE?

Les Bears viennent d’égaler un triste record de franchise avec 10 défaites de suite. Ils ont marqué un grand total de 45 points en décembre. On sait déjà que l’entraîneur-chef est parti, mais le directeur général et le président pourraient suivre, dans l’heure qui suivra une autre prestation embarrassante contre les Packers. Ces derniers ne peuvent faire mieux que le sixième rang dans la Conférence nationale et difficile de dire si les partants joueront beaucoup, mais les réservistes feraient l’affaire.
- Packers par 8
Jaguars de Jacksonville (4-12) c. Colts d’Indianapolis (7-9)
LES COLTS L’ÉCHAPPENT

Voilà maintenant trois fois en quatre saisons que les Colts, dans la course aux séries, s’effondrent lamentablement en fin de parcours. Il ne faut pas croire que c’est seulement parce que le quart Anthony Richardson était absent dimanche dernier. Il n’aurait probablement rien changé. De plus en plus de bruits font état d’une culture de laisser-aller à Indianapolis. Ce n’est pas mieux à Jacksonville, mais les Jaguars ont au moins un solide receveur recrue en Brian Thomas Jr.
- Jaguars par 3
Bills de Buffalo (13-3) c. Patriots de la Nouvelle-Angleterre (3-13)
PAS LES VRAIS BILLS

Il n’y a plus rien à gagner pour les Bills, qui sont assurés de terminer deuxièmes dans la Conférence américaine. Il n’y a donc aucun incitatif à faire jouer longtemps Josh Allen et compagnie. Pour cette unique raison, les Patriots ont une vraie chance de gagner ce match. Leur quart-arrière Drake Maye sera à son poste, mais il n’est pas impossible qu’il ne joue qu’une partie de la rencontre, question d’éviter une catastrophe dans une fin de saison qui ne veut rien dire.
- Bills par 7
Giants de New York (3-13) c. Eagles de Philadelphie (13-3)
PAS DE RECORD

Les Eagles n’ont plus rien à gagner, mais le porteur de ballon Saquon Barkley n’est plus qu’à 101 verges du record d’Eric Dickerson pour le plus grand nombre de verges au sol, soit 2105 verges, qui tient depuis 1984. Cette chasse est noble, mais le risque de blessure est énorme et les Eagles ont pris la décision logique de ne pas prendre de risque en ne l’habillant pas. On comprend parfaitement, mais imaginez Barkley, qui aurait battu le record dans la face des Giants, qui l’ont laissé filer...
- Eagles par 9
Saints de La Nouvelle-Orléans (5-11) c. Buccaneers de Tampa Bay (9-7)
UN AUTRE CHAMPIONNAT

Les Buccaneers se dirigent vers un quatrième championnat de division de suite. Les Saints devraient encore être privés de leur quart-arrière Derek Carr et du porteur de ballon Alvin Kamara. Avec une victoire, les Buccaneers remportent la division Sud et l’attaque est en feu. Le receveur Mike Evans n’est plus qu’à 85 verges d’atteindre le plateau des 1000 verges pour une 11e saison de suite. Il est clairement, malgré tous ses accomplissements, le receveur le plus sous-estimé de la NFL.
- Buccaneers par 8
Texans de Houston (9-7) c. Titans du Tennessee (3-13)
LES TEXANS SE CHERCHENT

Les Texans sont assurés de terminer au quatrième rang dans la conférence. Il n’y a donc pas d’incitatif à faire jouer les partants, mais l’entraîneur-chef DeMeco Ryans a indiqué que ceux-ci seraient en poste. Ils n’y seront peut-être que pour quelques séries, histoire de chasser le goût amer des deux dernières défaites et d’établir un minimum de synchronisme au sein d’une attaque en déroute. Les Titans, eux, feront jouer leurs deux quarts-arrières, rappelant que l’un ne vaut pas mieux que l’autre.
- Texans par 7
49ers de San Francisco (6-10) c. Cardinals de l’Arizona (7-9)
LE RETOUR DE L’ASTRONAUTE

Vous vous souvenez, la saison dernière, quand l’astronaute Joshua Dobbs avait fait un malheur avec les Vikings? Sa belle histoire avait fasciné, avant que ses limites évidentes le fassent vite descendre de son état d’apesanteur. Puisque Brock Purdy est de nouveau blessé au coude, il ratera le dernier match et Dobbs revient dans le portrait. Pour une semaine, en se servant abondamment de ses jambes, il peut bien faire contre des Cardinals perdants dans cinq de leurs six derniers matchs.
- 49ers par 3
Chiefs de Kansas City (15-1) c. Broncos de Denver (9-7)
PLACE À CARSON WENTZ!

Les Chiefs ont décroché l’avantage du terrain pour les séries et comme le bon Dieu, Patrick Mahomes se reposera dimanche. C’est Carson Wentz qui sera le quart des Chiefs. La saison dernière, il avait gagné son unique départ avec les Rams. Reste à voir de quelles armes il pourra bénéficier. Les Broncos doivent l’emporter pour assurer leur place en éliminatoires, à moins que les Bengals et les Dolphins perdent aussi. Difficile d’imaginer qu’ils l’échappent trois semaines de suite.
- Broncos par 7
Seahawks de Seattle (9-7) c. Rams de Los Angeles (10-6)
REVOILÀ JIMMY G!

C’est la valse complète des «anciens nouveaux» quarts-arrières cette semaine! Matthew Stafford ne jouera pas pour les Rams et on reverra donc Jimmy Garoppolo. Il semblait au bout du rouleau la saison passée à ses derniers moments comme partant chez les Raiders et cette semaine, il ne misera même pas sur les excellents receveurs des Rams, ni sur une partie de la ligne à l'attaque. Aussi bien l'envoyer à l'abattoir! Contre l'équipe B des Rams, les Seahawks auront le dessus.
- Seahawks par 6
Chargers de Los Angeles (10-6) c. Raiders de Las Vegas (4-12)
ENCORE UN ENJEU?

Les Chargers sont une autre équipe qui pourrait décider qu’il est inutile de faire jouer les partants, mais l’entraîneur-chef Jim Harbaugh a promis qu’ils joueraient pour gagner. Les Chargers, avec une victoire en plus d’une défaite des Steelers, les devanceraient au cinquième rang dans la conférence. Voilà qui leur permettrait d’affronter des Texans en déroute au premier tour éliminatoire. Les Raiders peuvent-ils vraiment terminer la saison avec trois victoires?
- Chargers par 6
Dolphins de Miami (8-8) c. Jets de New York (4-12)
LA DERNIÈRE DE RODGERS?

C’est peut-être le dernier match en carrière d’Aaron Rodgers. La future nouvelle direction des Jets risque de regarder ailleurs et le vétéran contemple la retraite. C’est juste mon avis, mais je l’imagine mal partir sur une note aussi misérable. Il sera certainement entiché à l’idée de rejoindre une organisation sérieuse pour une dernière danse. Les Steelers? À suivre... Les Dolphins doivent l’emporter avec Tyler Huntley pour préserver leurs espoirs de séries et espérer une défaite des Broncos.
- Dolphins par 3
Vikings du Minnesota (14-2) c. Lions de Detroit (14-2)
UN CLASSIQUE POUR FINIR

Que demander de plus comme dernier match de la saison? Les deux équipes rivales de division dans un choc au sommet pour le premier rang de la Conférence nationale. Deux attaques spectaculaires. Deux villes assoiffées des grands honneurs. Les Lions renouent tranquillement avec quelques-uns des nombreux éclopés de leur défense, dont le secondeur Alex Anzalone, possiblement, cette semaine. On peut s’attendre à ce que les receveurs des Lions exploitent les demis de coin des Mauves.
- Lions par 3