Nos prédictions pour la semaine 13: voici le stade le plus dangereux dans la NFL


Stéphane Cadorette
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La NFL a sa maison des horreurs, où les pires blessures s’accumulent. C’est le MetLife Stadium, domicile des Jets et des Giants de New York, qui remporte la triste palme.
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Quand une blessure qui met fin à une saison survient une fois, c’est un malencontreux incident isolé. Quand ce type de blessure grave se produit à quelques occasions, c’est peut-être encore le fruit du hasard.
Le MetLife Stadium est toutefois à un tout autre niveau et il est devenu le stade maudit des joueurs. Depuis 2020, pas moins de 17 déchirures du ligament croisé antérieur ou du tendon d’Achille ont été observées sur cette surface synthétique.
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Le plus récent dans la liste est l’ailier défensif des Dolphins Jaelan Phillips, qui a vu sa saison prendre fin vendredi dernier.
C’est de plus en plus connu que les joueurs de la NFL préfèrent le gazon naturel à toute forme de surface synthétique. Aucune de ces surfaces ne semble autant porter malheur que celle du domicile des Giants et des Jets.
Évidemment, puisque deux équipes y jouent, il peut être normal que le nombre de blessures soit plus élevé, mais que 17 joueurs aient vu leur saison prendre fin sur cette surface en trois ans et demi, c’est tout de même alarmant.

Changements apportés
Le pire, c’est que personne ne peut blâmer les Jets ou les Giants d’être restés les bras croisés. Les problèmes ont débuté en 2020 avec l’installation d’une nouvelle surface synthétique.
Au troisième match de cette saison-là, les 49ers ont trouvé leur visite pénible quand deux joueurs de ligne défensive, Nick Bosa et Solomon Thomas, avaient tous les deux subi une déchirure du ligament croisé antérieur. Après le match, leur coéquipier Arik Armstead avait affirmé que cette surface était de la «vidange» et avait imploré la NFL de s’en mêler.
Avant le début de la présente campagne, la surface a de nouveau été changée pour une autre supposément moins dure. Or, dès les premiers instants de la saison, le quart-arrière des Jets Aaron Rodgers a subi une déchirure du tendon d’Achille, lui qui renoue d’ailleurs avec ses coéquipiers à l’entraînement cette semaine pour tenter un retour miracle.
Différentes perceptions

Actuellement dans la NFL, les surfaces synthétiques sont utilisées dans 13 stades. L’Association des joueurs s’en plaint de plus en plus et a récemment sorti une étude qui stipule que des blessures sont survenues 0,013 fois plus souvent par 100 jeux sur un terrain synthétique que sur un terrain naturel en 2022.
Sept des 10 stades dans la NFL où il y a eu le plus grand nombre de blessures entre 2017 et 2022 ont recours à des surfaces synthétiques. Cette situation ne touche pas que les professionnels, puisque l’Université de Washington a aussi indiqué dans une étude que les risques que les athlètes universitaires subissent des blessures étaient 58% plus élevés sur des surfaces artificielles.
De son côté, la NFL tourne la tête et affirme que les données qu’elle possède ne montrent pas une différence significative au niveau du risque de blessures.
Plusieurs équipes, surtout celles qui évoluent dans des stades couverts ou dans des marchés du Nord, où le climat est plus rude, privilégient les surfaces artificielles pour éviter les coûts d’entretien plus onéreux.
C’est tout de même paradoxal comme approche, quand on pense à la somme que les joueurs vedettes, qui laissent leur santé sur le terrain, peuvent rapporter dans les coffres de l’équipe.
Plusieurs joueurs étoiles, dont Aaron Rodgers lui-même, ont maintes fois affirmé publiquement leur préférence pour les terrains naturels.
Évidemment, les blessures sont inévitables, peu importe la surface de jeu. Rien ne sera jamais parfait, même le gazon naturel le mieux traité qui soit. La NFL devrait quand même cesser de jouer à l’autruche et écouter ceux qui font le spectacle. Ce sont eux qui en font une ligue toute-puissante.
SEMAINE 13
JEUDI
MON CHOIX
- Seattle à Dallas COWBOYS
DIMANCHE
MES CHOIX
- LA Chargers en Nouvelle-Angleterre (13h) CHARGERS
- Detroit à La Nouvelle-Orléans (13h) SAINTS
- Atlanta à NY Jets (13h) FALCONS
- Arizona à Pittsburgh (13h) STEELERS
- Indianapolis au Tennessee (13h) COLTS
- Miami à Washington (13h) DOLPHINS
- Denver à Houston (13h) BRONCOS
- Caroline à Tampa Bay (16h05) BUCCANEERS
- Cleveland à LA Rams (16h25) RAMS
- San Francisco à Philadelphie (16h25) 49ERS
- Kansas City à Green Bay (20h20) CHIEFS
LUNDI
MON CHOIX
- Cincinnati à Jacksonville (20h15) JAGUARS
*Équipes en congé: Bills, Ravens, Raiders, Giants, Bears, Vikings
RÉSULTATS DE LA SEMAINE DERNIÈRE: 14 en 16 (87,5%)
TOTAL CETTE SAISON: 118 en 180 (65,6%)
LES CHOIX DU JOURNAL
Chargers de Los Angeles (4-7) c. Patriots de la Nouvelle-Angleterre (2-9)
LES PATRIOTS PERDUS

Les Patriots ne peuvent plus se tourner vers Mac Jones. À l’heure actuelle, aucun réparateur fiable ne saurait recoller les morceaux. En Bailey Zappe, ils détiennent le prochain prototype de quart-arrière qui risque de rejoindre Jones à la ferraille. Et peu importe qui sera utilisé, il n’y a personne de crédible à qui lancer le ballon. Les Chargers connaissent aussi leurs ennuis, mais peuvent marquer des points. Défensivement, ils sont 14es contre la course, ce qui est ordinaire, mais assez pour résister aux porteurs des Patriots.
- Chargers par 7
Lions de Detroit (8-3) c. Saints de La Nouvelle-Orléans (5-6)
DES LIONS PLUS DOUX

Les Lions n’ont perdu qu’un de leurs quatre derniers matchs, mais des fissures se dessinent dans la fondation. À leurs cinq derniers duels, ils ont commis 11 revirements, après seulement six revirements dans les six premiers matchs. Pire encore, défensivement, ils sont méconnaissables. Ils accordaient 21,4 points lors des six premiers matchs et ils en concèdent 29 dans les cinq derniers. Ce n’est jamais commode d’aller jouer dans le stade des Saints et seulement huit équipes donnent moins de points qu’eux.
- Saints par 2
Falcons d’Atlanta (5-6) c. Jets de New York (4-7)
UNE ATTAQUE MORTE

Depuis le temps qu’on vous dit que les Jets étaient pris avec Zach Wilson parce qu’ils n’avaient pas mieux... Tim Boyle a prouvé que c’était vrai à son premier départ avec deux interceptions aux commandes d’une attaque qui a obtenu son deuxième plus bas total de verges cette saison. Le problème est qu’ils n’ont jamais cherché une alternative sérieuse plus tôt. Défensivement, les Jets peuvent tenir tête aux Falcons, mais ils concèdent 140,3 verges au sol par match. Une seule équipe fait pire. Les Falcons ne passeront même pas le ballon 15 fois.
- Falcons par 3
Cardinals de l’Arizona (2-10) c. Steelers de Pittsburgh (7-4)
REGAIN DE VIE

L’effet Kyler Murray, lorsque le quart-arrière a retrouvé les Cardinals, semble déjà s’être estompé. Il faut dire que ce n’est pas sa faute quand la défense concède 228 verges au sol dans un match comme dimanche dernier! Les Steelers vivent-ils un regain de vie à l’attaque? Pour la première fois de la saison, ils ont gagné plus de verges qu’ils en ont accordé. L’ex-coordonnateur offensif Matt Canada doit se retourner dans sa tombe. Bon, il n’est quand même pas mort, mais c’est tout comme...
- Steelers par 3
Colts d’Indianapolis (6-5) c. Titans du Tennessee (4-7)
MATCH PIÈGE

Les Colts sont sur une belle lancée avec trois victoires de suite, mais c’est le genre de duel qu’ils peuvent échapper. Les Titans sont invaincus en quatre matchs à la maison cette saison. Ils inscrivent en moyenne 24,7 points chez eux et seulement 11 lorsqu’ils sont sur la route. Les Colts seront privés du porteur Jonathan Taylor, mais ce n’est pas un drame. En octobre, un autre porteur des Colts, Zach Moss, a transpercé les Titans de 165 verges au sol et deux touchés.
- Colts par 2
Dolphins de Miami (8-3) c. Commanders de Washington (4-8)
RIEN NE VA PLUS

Les Commanders sont en déroute avec trois défaites de suite, dans lesquelles ils ont concédé 35 points en moyenne. Cette séquence désastreuse a mené au congédiement du coordonnateur défensif Jack Del Rio, mais il est difficile de croire que l’hémorragie va cesser soudainement contre la prolifique attaque des Dolphins. Cependant, Tua Tagovailoa a été victime de plus d’un revirement dans chacun de ses deux derniers matchs. Benjamin St-Juste aura toute une mission face aux receveurs des Dolphins!
- Dolphins par 13
Broncos de Denver (6-5) c. Texans de Houston (6-5)
ET DE SIX?

Les Broncos sont en quête d’une sixième victoire de suite. Quand on pense à quel point ils se sont métamorphosés, c’est déstabilisant. Leur défense, qui s’était fait poivrer de 70 points à la semaine 3, en a donné 80 seulement dans les 5 derniers matchs. Elle a aussi provoqué 15 revirements lors des quatre dernières parties. Les Texans, malgré la défaite la semaine dernière, sont sérieux, mais C.J. Stroud devra mieux protéger le ballon, comme il le faisait en début de saison. Il compte quatre interceptions et deux échappés en trois semaines.
- Broncos par 2
Panthers de la Caroline (1-10) c. Buccaneers de Tampa Bay (4-7)
TOUTE UNE PENTE!

Soyez positifs, fans des Panthers, même à 1-10, votre équipe est encore en vie. Si les Panthers gagnent leurs six derniers matchs ET que les Falcons perdent au moins quatre de leurs six derniers ET que les Saints en perdent aussi au moins quatre ET que les Bucs en échappent trois, la division Sud est à eux! Bon, ce scénario a autant de chances de se réaliser qu’un retour à un budget équilibré au Canada, mais le rêve n’a jamais tué personne. Les Panthers se sentiront-ils libérés loin de Frank Reich? Sait-on jamais...
- Buccaneers par 5
Browns de Cleveland (7-4) c. Rams de Los Angeles (5-6)
DES BOBOS QUI INQUIÈTENT

À leur dernier match, les Browns ont non seulement eu à composer avec une attaque stagnante, mais le quart Dorian Thompson-Robinson a subi une commotion cérébrale, le receveur Amari Cooper est parti après une blessure aux côtes et le meilleur joueur de l’équipe, Myles Garrett, s’est blessé à une épaule. L’homme de 13 sacs devrait essayer de jouer, mais sera-t-il au sommet de sa forme? Les Rams font bien à l’attaque avec Kyren Williams, Cooper Kupp et Puka Nacua. Difficile de faire confiance aux Bruns avec Joe Flacco.
- Rams par 3
49ers de San Francisco (8-3) c. Eagles de Philadelphie (10-1)
GROS MATCH REVANCHE

S’il y a un match à ne pas rater, c’est celui-là. Cette reprise de la dernière finale de la conférence nationale oppose deux clubs en feu. Les Eagles sont souvent héroïques au quatrième quart malgré de lents départs, Jalen Hurts a lancé 10 passes de touché et aucune interception dans les 15 dernières minutes des matchs, mais il faudra un match complet pour battre les 49ers. L’effet Chase Young se fait sentir, avec 15 sacs pour les Niners à leurs trois derniers duels, contre 18 à leurs huit premiers. Ce sera encore tout un suspense!
- 49ers par 3
Chiefs de Kansas City (8-3) c. Packers de Green Bay (5-6)
DE L’ESPOIR POUR LES PACKERS

Après un début de saison ardu, le quart-arrière Jordan Love permet aux partisans des Packers de mieux respirer. En novembre, il a montré une fiche de 3-1 avec huit passes de touché et deux interceptions. On va quand même miser sur les Chiefs parce que leur défense continue de tenir le coup et parce que l’attaque semble avoir retrouvé du punch avec le receveur recrue Rashee Rice. Il a été le premier receveur recrue des Chiefs depuis Dwayne Bowe, en 2007, à gagner plus de 100 verges dans un match. C’est déjà ça de pris.
- Chiefs par 8
Bengals de Cincinnati (5-6) c. Jaguars de Jacksonville (8-3)
LONGUE FIN DE SAISON

La fin de saison des Bengals s’annonce comme une longue et agonisante souffrance. L’équipe sait qu’elle peut gagner, mais elle se présente à la guerre avec une arme blanche. Jake Browning a réussi une seule passe à plus de 10 verges de la ligne de mêlée à son premier départ. Si au moins le jeu au sol aidait, mais à 3,8 verges par course cette saison, on ne va pas loin. Pour les Jaguars, il s’agira d’un premier match du lundi soir à Jacksonville en 12 ans. Trevor Lawrence compte six touchés (passe et course) à ses deux dernières sorties.
- Jaguars par 9