Nos prédictions pour la semaine 11 dans la NFL: les champions dans l’art de briser des quarts-arrières
Nos prédictions pour la semaine 11 dans la NFL


Stéphane Cadorette
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Pas plus tard qu’en avril dernier, Caleb Williams était annoncé comme le joyau des Bears de Chicago, celui qui allait enfin relancer leur franchise. À peine six mois se sont écoulés depuis que le quart-arrière a été choisi au premier rang du repêchage et voilà que plusieurs le perçoivent comme un échec. Et si c’était aux Bears qu’il fallait lancer les premières tomates?
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On pourrait aussi en réserver un panier plein à tous les incorrigibles impatients de ce monde qui attendent tous d’un joueur recrue qu’il soit rapidement un superhéros.
Évidemment que Caleb Williams paraît très mal quand on le compare à Jayden Daniels, choisi un rang plus tard et qui semble avoir transformé rapidement la franchise des Commanders de Washington.
La situation fait penser à celle de l’an dernier, avec CJ Stroud qui s’est révélé avec les Texans de Houston, tandis que le tout premier choix, Bryce Young, végète depuis le jour 1 avec les Panthers de la Caroline.
Pour tous les Daniels, Stroud et Justin Herbert qui roulent à fond de train dès le début, il y a des Josh Allen, Jordan Love, Jared Goff et Baker Mayfield qui doivent lentement mûrir. Bien sûr, il y a aussi des Zach Wilson, Trey Lance et Daniel Jones qui pourriront avant le mûrissement.
Il est beaucoup trop tôt pour se prononcer sur le sort de Caleb Williams en jetant l’éponge.
Les Bears à blâmer?
Le problème qui rend l’évaluation difficile dans le cas de Williams, c’est qu’il évolue à Chicago, éternel cimetière de quarts-arrières.
Avant lui, Justin Fields, un choix de premier tour en 2021, a échoué. Même chose avant lui avec Mitchell Trubisky en 2017. Même chose avant lui avec Rex Grossman et une collection d’autres essais infructueux en première ronde.
Peut-être que Caleb Williams n’est finalement pas l’homme de la situation. Il prend trop de temps pour décocher, il encaisse inutilement des sacs et sur les passes de 15 verges ou plus, il a le pire taux de réussite de la ligue et même le pire taux en 15 ans.
Le jeune prodige annoncé n’est pas parfait, mais ne serait-il pas temps que les Bears se regardent dans le miroir?
Cette semaine, ils ont congédié le coordonnateur offensif Shane Waldron parce que leur attaque croule au 30e rang. Thomas Brown devient donc le cinquième à occuper ce rôle en six ans. Comme quoi les Bears sont incapables d’établir leur identité offensive et que tout est toujours à recommencer.
Pas si bien entouré

On a fait grand état avant la saison du fait que Williams arrivait dans des dispositions favorables à Chicago en raison d’un bon groupe de receveurs. Est-ce de sa faute si les vétérans Keenan Allen et DJ Moore semblent avoir régressé? Le débat est ouvert.
Là où il n’y a aucun débat possible, c’est sur la piètre qualité de sa ligne offensive. Les Bears viennent d’ailleurs de libérer le garde Nate Davis. Il n’a amorcé que 13 matchs après avoir été embauché à raison de 30 millions pour trois ans.
Cette saison, pas moins de 11 joueurs de ligne offensive ont pris part à au moins 20 jeux chez les Bears, un sommet dans la ligue. C’est signe qu’il y a des blessures, mais aussi un dangereux jeu de chaise musicale qui affecte la cohésion devant Williams.
Dans les trois derniers matchs des Bears, Williams s’est retrouvé sous pression sur 53%, 46% et 44% de ses tentatives de passe, selon ESPN. C’est ridicule et insoutenable!
Tout porte à croire qu’à la fin de la saison, l’entraîneur-chef Matt Eberflus sera congédié. C’est donc un autre nouveau patron, avec un autre coordonnateur offensif, qui s’amènera.
Peut-être qu’au fond, Caleb Williams ne répondra jamais aux attentes. On ne sait pas encore. Ce qu’on sait, c’est que le pire ennemi d’un jeune quart-arrière, c’est l’instabilité.
Bienvenue à Chicago, Caleb!
SEMAINE 11
JEUDI
MON CHOIX
Washington à Philadelphie EAGLES
DIMANCHE
MES CHOIX
Green Bay à Chicago (13h) PACKERS
Jacksonville à Detroit (13h) LIONS
Las Vegas à Miami (13h) DOLPHINS
LA Rams en Nouvelle-Angleterre (13h) RAMS
Cleveland à La Nouvelle-Orléans (13h) BROWNS
Baltimore à Pittsburgh (13h) RAVENS
Minnesota au Tennessee (13h) VIKINGS
Indianapolis à NY Jets (13h) COLTS
Atlanta à Denver (16h05) BRONCOS
Seattle à San Francisco (16h05) 49ERS
Kansas City à Buffalo (16h25) BILLS
Cincinnati à LA Chargers (20h20) BENGALS
LUNDI
MON CHOIX
Houston à Dallas (20h15) TEXANS
*Équipes en congé: Giants, Buccaneers, Panthers, Cardinals
RÉSULTATS DE LA SEMAINE DERNIÈRE: 9 en 14 (64,3%)
TOTAL CETTE SAISON: 98 en 152 (64,5%)
LES CHOIX DU JOURNAL
Packers de Green Bay (6-3) c. Bears de Chicago (4-5)
QUE LES PACKERS SE LÈVENT

Il est temps que les vrais Packers se lèvent. Le quart Jordan Love a été victime d’au moins une interception dans chacun de ses sept départs cette saison, une première pour l’équipe depuis 1944. Les Bears sont très avares contre la passe, eux qui ont concédé moins de 200 verges à cinq reprises, en plus de réussir 10 interceptions. Il reste que leur attaque putride n’a pas inscrit de touché lors des 23 dernières séries offensives, amassant au passage 2,6 maigres verges par jeu. La dernière victoire des Bears face aux Packers remonte à 2018.
– Packers par 7
Jaguars de Jacksonville (2-8) c. Lions de Detroit (8-1)
INTRAITABLES LIONS!

Les Lions vont-ils perdre un jour? Dimanche, Jared Goff est devenu le troisième quart-arrière seulement en 30 ans à remporter un match malgré cinq interceptions. Même quand l’équipe est toute croche, elle s’en sort. Et disons que les Jaguars n’ont pas grand-chose pour les ébranler, eux qui viennent de gagner leur cinquième pire total de verges dans une autre défaite. Goff doit-il se méfier des Jaguars, auteurs de trois interceptions dimanche dernier? C’est le genre d’événement qui ne se produira pas deux fois dans la triste vie des Jags.
– Lions par 10
Raiders de Las Vegas (2-7) c. Dolphins de Miami (3-6)
LES DOLPHINS RELANCÉS?

Est-ce que la victoire de lundi a remis les Dolphins sur les rails? L’attaque n’est pas explosive comme à ses beaux jours, mais la défense a connu des sommets cette saison en matière de sacs (4) et de revirements (2), en plus de ne pas accorder de touché pour une première fois. Tout porte à croire que le même genre de prestation peut être réalisé face aux Raiders, qui sont 29es en attaque. Quand ton joueur offensif le plus menaçant, outre l’ailier rapproché Brock Bowers, est le receveur Jakobi Meyers, c’est qu’il est temps de passer à 2025.
– Dolphins par 6
Rams de Los Angeles (4-5) c. Patriots de la Nouvelle-Angleterre (3-7)
UNE ÉQUIPE ÉNIGMATIQUE

Les Rams sont une énigme. Ils enfoncent 30 points dans la gorge de l’excellente défense des Vikings, puis, deux semaines plus tard, ils n’inscrivent aucun touché contre la défense des Dolphins, qui a souvent été déclassée cette saison. Difficile de croire que l’attaque se taira encore face aux Patriots. La défense des Pats fait plutôt bien depuis que l’entraîneur-chef Jerod Mayo a dit que son équipe jouait mollement, mais l’attaque demeure limitée et l’excellent front défensif des Rams ne fera qu’une bouchée de la ligne offensive.
– Rams par 4
Browns de Cleveland (2-7) c. Saints de La Nouvelle-Orléans (3-7)
DE RETOUR À LA MAISON

Les Saints ont semblé déconstipés lors du premier match de l’entraîneur par intérim Darren Rizzi. Privés de leurs deux meilleurs receveurs, ils ont misé sur une production inespérée de Marquez Valdes-Scantling, avec deux touchés. Il ne faut surtout pas parier sa maison sur le fait que ça se reproduise. Ni son cabanon. Ni même la cabane à oiseaux... Ce sera un retour à La Nouvelle-Orléans pour le quart des Browns Jameis Winston et sa motivation le catapultera au sommet de ses perpétuelles montagnes russes, après son dernier départ atroce.
– Browns par 3
Ravens de Baltimore (7-3) c. Steelers de Pittsburgh (7-2)
LA PLUS BELLE RIVALITÉ

Ravens-Steelers, c’est TOUJOURS du bonbon! L’historique récent entre les deux clubs favorise les Steelers. Ils ont gagné sept des huit derniers matchs. Lamar Jackson montre un dossier de 2-4 contre eux, avec 10 revirements. Les Steelers sont la seule équipe contre laquelle il compte plus d’interceptions (7) que de touchés (4). D’accord, mais les Ravens ont signé Derrick Henry pour ce genre de match et vont l’emporter. «C’est une question de feeling», comme chantaient jadis de grands philosophes, Fabienne Thibeault et Richard Cocciante...
– Ravens par 6
Vikings du Minnesota (7-2) c. Titans du Tennessee (2-7)
UN GRAND MYSTÈRE

Les Titans représentent l’un des plus grands paradoxes auxquels l’humanité a été confrontée. Leur défense trône au sommet de la NFL pour les verges accordées par match (273,6), mais jamais à ce jour une défense classée au premier rang n’a accordé autant de points (26,7 par match). Cette même défense mène aussi la NFL pour les verges concédées par la passe (156,8 par match), mais elle n’a réussi que trois interceptions, ce qui fait que le quart-arrière des Vikings Sam Darnold devrait montrer la meilleure version de lui-même.
– Vikings par 7
Colts d’Indianapolis (4-6) c. Jets de New York (3-7)
RICHARDSON REVIENT

Il n’y a pas que les Bears qui gèrent mal leurs quarts-arrières. Les Colts sont aussi de grands champions en ramenant Anthony Richardson après avoir joué au yoyo avec lui dans les dernières semaines. L’entraîneur-chef Shane Steichen n’a visiblement aucun contrôle et le propriétaire Jim Irsay mine son autorité. Cela dit, les Jets s’effondrent complètement et on a déjà trop cru en eux. Les joueurs en défense semblent avoir tiré la plogue. Ils donnent 26 points par match et 349 verges par match sous la férule de Jeff Ulbrich.
– Colts par 4
Falcons d’Atlanta (6-4) c. Broncos de Denver (5-5)
UNE DÉFENSE AVARE

Malgré la défaite in extremis face aux Chiefs, les Broncos ont encore montré que leur défense figure parmi les meilleures du circuit. Ils ne donnent pas 200 verges aériennes par match et concèdent moins de 105 verges au sol par duel. Seuls les Eagles peuvent en dire autant. Il y a aussi leur porteur recrue Audric Estime qui commence à peine à émerger. Il est costaud à souhait et Sean Payton semble l’apprécier. Les Falcons peuvent marquer beaucoup de points, mais les Broncos auront l’avantage grâce à leur jeu physique.
– Broncos par 3
Seahawks de Seattle (4-5) c. 49ers de San Francisco (5-4)
À SENS UNIQUE

Cette rivalité a longtemps été relevée, mais depuis quelques années, les 49ers ont largement le dessus. Ils ont vaincu les Seahawks lors des six derniers duels, par une marge moyenne très confortable de 14,7 points. En novembre, en décembre et en janvier depuis 2022, les 49ers sont extrêmement difficiles à battre, eux qui montrent un dossier de 18-2 en saison régulière. Les Seahawks, durant la même période, se sont contentés d’un dossier de 8-12. Christian McCaffrey va dominer face à la 26e défense contre la course.
– 49ers par 9
Chiefs de Kansas City (9-0) c. Bills de Buffalo (8-2)
UN CHOC ATTENDU

C’est le match le plus attendu de l’année. L’enjeu est énorme. En battant les Bills, les Chiefs s’assureraient pratiquement de l’avantage du terrain pour les séries, à moins d’une catastrophe. Au contraire, les Bills restent au plus fort de la course avec une victoire. Josh Allen est constamment à son meilleur face aux Chiefs avec 249,8 verges aériennes par match, en plus de 11 touchés au total (passe et course) en quatre matchs de saison régulière. Les Chiefs ont gagné sept matchs par une possession. C’est là que la chance tourne.
– Bills par 3
Bengals de Cincinnati (4-6) c. Chargers de Los Angeles (6-3)
SAUVÉS PAR LA LIGUE...

À l’origine, le duel du dimanche soir devait opposer les Jets aux Colts. Nous devons nous montrer éternellement reconnaissants envers la NFL de nous avoir évité ce désastre télévisuel. Les Bengals se cherchent, mais offensivement, ils offrent un spectacle du tonnerre et le receveur Tee Higgins devrait rejoindre Ja’Marr Chase. Les Chargers sont transformés cette saison, mais n’ont battu à ce jour qu’un club des séries de l’an dernier, les misérables Browns. Ils ont enregistré 18 sacs à leurs trois derniers matchs et Joe Burrow devra dégainer.
– Bengals par 5
Texans de Houston (6-4) c. Cowboys de Dallas (3-6)
LA MAISON DES HORREURS

Dans leurs quatre matchs à Dallas cette saison, les risibles Cowboys ont chaque fois tiré de l’arrière par au moins 20 points. Trois de ces affrontements se sont soldés par des pointages de 34 à 6, de 47 à 9 et de 44 à 19. Réalisez-vous à quel point le terme «honteux» n’est même plus proche d’être assez fort pour définir leur rendement nauséabond? Les Texans ne sont pas au sommet de leur art avec trois revers à leurs quatre dernières parties. Ils ne marquent que 8,2 points en moyenne en deuxième demie et il leur faut développer l’instinct du tueur.
– Texans par 9