Nigéria, Iran, Vénézuéla, États-Unis : voici les principales attaques (ou menaces) ordonnées par Donald Trump depuis son retour


Gabriel Ouimet
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Donald Trump ne cesse de répéter- à tort- qu’il a mis fin à une guerre par mois depuis son retour à la Maison-Blanche. On revient sur les principales menaces et attaques lancées par le président, alors qu’il tente toujours de se présenter comme un homme de paix.
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Attaquer le Nigéria pour sauver les chrétiens
Samedi, Donald Trump a menacé le Nigéria de mener une opération militaire sur son territoire si le pays ne faisait pas tout en son pouvoir pour arrêter ce qu’il a décrit comme « des meurtres de chrétiens» commis par des «terroristes islamistes».
« Je demande par la présente à notre ministère de la Guerre de se préparer à une éventuelle intervention. Si nous attaquons, ce sera rapide, violent et efficace, tout comme les terroristes attaquent nos CHERS chrétiens ! ATTENTION : LE GOUVERNEMENT NIGÉRIEN EST MIEUX DE BOUGER RAPIDEMENT», a-t-il déclaré dans un message publié sur Truth Social.

Les menaces du président interviennent après plusieurs mois de lobbying de conservateurs américains, notamment du sénateur Ted Cruz, qui demandent au Congrès américain d’agir face à la «menace existentielle» qui guette les chrétiens dans le pays le plus peuplé d’Afrique.
La violence fait des ravages depuis plusieurs années au Nigéria, notamment en raison du groupe extrémiste Boko Haram qui cherche à imposer la charia, une interprétation radicale de la loi islamique.
De nombreux experts ont toutefois tempéré les accusations des Américains, rappelant que les violences prennent plusieurs formes au Nigéria (conflits ethniques, rivalités communautaires, affrontements entre agriculteurs) et que les musulmans demeurent les principales victimes des attaques motivées par la religion dans le pays.
Déploiements militaires et bombardements au large du Vénézuéla
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Au mois de septembre, les États-Unis ont déployé huit navires de guerre et un sous-marin militaire près du Vénézuéla.
Depuis ce temps, l’armée américaine a procédé à 15 bombardements qui ont fait au moins 65 morts dans les eaux internationales des caraïbes près des côtes vénézuéliennes.
Le président américain a aussi confirmé que les services secrets américains s’apprêtaient à mener des opérations au Vénézuéla.
Donald Trump accuse le président vénézuélien, Nicolas Maduro, d’être à la tête du «Cartel des Soleils», un réseau de trafic de drogue visant le territoire américain.

Le républicain et ses collaborateurs jugent ainsi que ces opérations sont essentielles pour protéger la population américaine contre le fentanyl, l'opioïde de synthèse à l'origine de la pire épidémie de surdoses de l'histoire des États-Unis.
Le problème, c’est que la plupart du fentanyl consommé aux États-Unis provient du Mexique et non d’Amérique du Sud, selon les autorités frontalières américaines.
Les experts estiment même qu’il n’y avait probablement pas — ou du moins très peu — de fentanyl dans les bateaux abattus récemment par Washington dans les Caraïbes.
Les dirigeants du Vénézuéla, de la Colombie et du Nicaragua ont accusé Donald Trump de mentir sur les vrais objectifs des récentes attaques, affirmant qu’elles serviraient plutôt de prétexte pour renverser les gouvernements qui «n’obéissent pas» aux Américains.
Bombardements des sites nucléaires de l’Iran
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Le 13 juin, Israël a orchestré une série d’attaques contre des sites nucléaires, des infrastructures énergétiques et des bases militaires en Iran.
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a indiqué que les attaques visaient à détruire le programme nucléaire du gouvernement iranien pour l’empêcher de se doter d'armes nucléaires.
Après avoir entretenu le suspense pendant près de 10 jours, Donald Trump s’est joint à Israël en ordonnant, le 22 juin, le bombardement des principaux sites d’enrichissement d’uranium de l’Iran.

L’implication directe de l’armée américaine dans le conflit a été fortement critiquée, car elle a ravivé les craintes d’une escalade militaire au Moyen-Orient.
Les partisans de Donald Trump ont aussi affirmé que la décision d’attaquer l’Iran allait à l’encontre de sa promesse de se concentrer sur les affaires intérieures du pays et d’éviter les interventions à l’étranger.
Depuis la fin du mois de juillet, Washington et Tel-Aviv ont tous deux affirmé que les bombardements reprendraient si la République islamique poursuivait ses ambitions nucléaires.
L’Iran a répondu qu’elle n’avait pas l’intention d’abandonner ses projets atomiques, ajoutant qu’elle riposterait de manière «décisive» en cas de nouvelles attaques.
L’armée déployée contre le peuple américain
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Dans les derniers mois, Donald Trump a évoqué de faux prétextes pour justifier l’envoi de membres de la Garde nationale dans près d’une douzaine de villes dirigées par des maires démocrates, dont Los Angeles, Washington et Chicago.
Il a aussi menacé de déployer des militaires à Portland (Oregon), New York (New York), Baltimore (Maryland), San Francisco (Californie), Oakland (Californie) et Saint-Louis (Missouri).
Le déploiement des troupes a déclenché des batailles juridiques, de violentes confrontations entre les citoyens et les forces de l’ordre, ainsi que des manifestations aux quatre coins du pays.
Les analystes estiment que le fait de cibler des villes démocrates est une façon pour Donald Trump d’affirmer son pouvoir face à ses rivaux politiques.
— Avec les informations de l’AFP, New York Times, Washington Post et The Guardian