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Négociations qui piétinent: la situation financière de Postes Canada ne permet pas de répondre aux demandes syndicales, indique la société d’État

Photo d’archives, Agence QMI
Photo portrait de Samuel Roberge
2024-12-10T03:00:38Z

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Postes Canada a indiqué que son existence même était «menacée» en raison de sa situation financière qui est en déclin depuis de nombreuses années et de la grève, maintenant à sa quatrième semaine, qui accentue la pression sur ses finances.

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Dans un communiqué publié lundi, Postes Canada a affirmé que ce conflit avec le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) constituait «une étape charnière de son histoire».

«À mesure que les pressions financières s’intensifient et s’accélèrent en raison de la grève du STTP, notre rôle de longue date d’infrastructure nationale publique essentielle pour la population et les entreprises canadiennes est plus que jamais menacé», a-t-on mentionné.

La société d’État a également ajouté qu’elle s’attendait à enregistrer «une autre perte importante en 2024, soit la septième consécutive».

D’ailleurs, Postes Canada a noté avoir «perdu» plus de 3 milliards de dollars depuis 2018.

«Un recul important»

Et les négociations avec le STTP ne semblent pas avancer, selon Postes Canada. 

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Au contraire, la société d’État a déclaré que la dernière offre du syndicat correspondait à «un recul important», indiquant que «l’intention du Syndicat semble être d’élargir l’écart dans les négociations plutôt que de le réduire».

«Le STTP formule des demandes qui renforcent le statu quo et ajoutent des coûts fixes importants et insoutenables à long terme», s’est-on plaint.

Postes Canada a justement critiqué l’exigence du syndicat qui demande que le personnel de l’entretien ménager soit embauché au sein même de la société d’État.

«Nouvelles propositions»

Le STTP a rendu publique, lundi, sa dernière offre présentée à Postes Canada, faisant état des demandes des comités de négociation de l’unité urbaine et de l’unité des Factrices et facteurs ruraux et suburbains (FFRS).

«Nous avons attendu beaucoup trop longtemps pour voir Postes Canada négocier de bonne foi», a souligné le STTP dans son communiqué publié sur son compte X. «De véritables progrès exigent un engagement profond, pas des propositions superficielles ni de nouvelles demandes patronales qui font dérailler les progrès.»

Parmi les revendications communes aux deux unités, le syndicat demande 10 jours de congé de maladie en plus de 7 jours de congé pour des raisons personnelles.

Le syndicat exige également une augmentation salariale de 19% établie sur quatre ans, soit 9% la première année, 4% pour la deuxième et 3% pour les troisième et quatrième années.

Rappelons que le salaire médian d’un facteur au Québec est actuellement de 29$/h, selon les informations mises à jour le 3 décembre dernier sur le site du gouvernement du Canada. Un facteur engagé par Postes Canada au Québec commencera donc à 25$/h et pourra atteindre un peu plus de 36$/h à la fin de sa carrière.

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