NBA: «Je pense qu’on devrait avoir une équipe à Montréal» –Chris Boucher


Benoît Rioux
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Un match préparatoire de la NBA par année, c’est bien, mais nombreux sont ceux qui rêvent que Montréal accueille un jour sa propre équipe dans la plus grande ligue de basketball professionnel au monde.
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«Je le dis depuis longtemps, je pense qu’on devrait avoir une équipe [à Montréal], mais c’est beaucoup plus difficile quand c’est juste une personne qui le dit», a commenté le Québécois Chris Boucher, de passage chez lui pour le présent camp d’entraînement des Raptors de Toronto, de même que pour un match préparatoire prévu dimanche au Centre Bell. «On a besoin de plus de support.»
L’idée est loin d’être farfelue et une possible expansion se pointe justement dans la NBA. Longtemps repoussé, le projet de passer de 30 à 32 équipes est dans les cartons de la ligue, maintenant que les joueurs ont conclu une nouvelle convention collective et que le dossier des droits de télévision est réglé. Évidemment, des villes américaines comme Las Vegas et Seattle semblent avoir une longueur d’avance sur Montréal, mais la NBA pourrait très bien grimper jusqu’à 36 formations à plus long terme.
«Au fil des années, avec beaucoup de jeunes d’ici qui arrivent dans la NBA, ça devrait aider», a projeté Boucher, qui, au passage, salue le bon travail de l’organisation de l’Alliance de Montréal, au sein de la Ligue élite canadienne de basketball (LECB).
De bons mots pour Mathurin
Parmi les plus jeunes ambassadeurs pouvant faire rêver d’un club de la NBA à Montréal, Boucher ne tarit pas d’éloges à l’endroit de Bennedict Mathurin, espoir de 22 ans évoluant avec les Pacers de l’Indiana.
«Bennedict est jeune et talentueux, l’a décrit Boucher. À son âge, il est déjà très fort physiquement et puisqu’il est encore jeune, il y a beaucoup de choses qu’il peut apprendre et ça ne pourra qu’améliorer sa façon de jouer.»

En juin 2022, Mathurin devenait le Québécois ayant été repêché le plus tôt dans l’histoire de la NBA quand les Pacers en ont fait la sixième sélection au total. Depuis, le Montréalais a connu de bons moments, mais il a aussi subi une blessure à une épaule qui mettait fin à sa saison, en mars dernier.
«En début de carrière, il y a souvent des hauts et des bas, a indiqué Boucher. Parfois, il y a des matchs où tu vas jouer beaucoup de minutes, d’autres où tu seras davantage laissé de côté. Avec le talent qu’il a, je ne m’inquiète pas pour lui et il ne devrait pas non plus s’inquiéter pour lui-même.»
Une deuxième équipe au Canada?
Boucher est plus sceptique au sujet d’une possible candidature pour Montréal, advenant une expansion prochaine dans la NBA. Il en appelle aux investisseurs!
En novembre dernier, le commissaire Adam Silver laissait néanmoins savoir qu’il était au courant d’un certain intérêt en provenance de Montréal, mais aussi de Vancouver. Vantant le marché canadien, il ne ferme pas la porte à la possibilité d’y établir une deuxième équipe, même si l’aventure des Grizzlies de Vancouver s’était conclue en 2001 par un déménagement à Memphis.
Pour l’instant, les Montréalais auront au moins un match préparatoire à se mettre sous la dent, dimanche, au Centre Bell, entre les Raptors et les Wizards de Washington. Dans les faits, c’est la huitième fois que Montréal accueille une telle partie depuis la création de la NBA Canada Series, en 2012.