Les Raptors débarquent à Montréal pour la semaine


Benoît Rioux
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Non seulement les Raptors de Toronto disputeront un match préparatoire au Centre Bell, dimanche, mais ils passent toute la semaine à Montréal alors que le camp d’entraînement de l’équipe s’est ouvert, mardi avant-midi, au Centre sportif de l’UQAM.
L’absence de la vedette Scottie Barnes, pour des raisons personnelles, avait de quoi préoccuper les collègues torontois. Celui-ci devrait toutefois rejoindre l’équipe incessamment.
Les médias locaux étaient pour leur part surtout entichés par le fait d’accueillir le Québécois Chris Boucher qui, à 31 ans, en est à sa septième saison avec les Raptors.

«C’est spécial pour moi d’être dans ma ville, devant la famille et les amis, a-t-il commenté, lors d’une mêlée de presse. Ça me permet aussi de faire connaître Montréal à mes coéquipiers.»
Arrivés lundi soir, les Raptors entameront leur calendrier présaison en affrontant les Wizards de Washington, dimanche, au Centre Bell. D’ici là, on se délie les jambes à huis clos à l’UQAM, puis un entraînement public est prévu vendredi soir à l’Université McGill.
L’entraîneur-chef des Raptors, Darko Rajakovic, a lui-même reconnu que ce passage d’une semaine au Québec était particulièrement intéressant pour le vétéran Boucher.
«C’est une opportunité magnifique pour lui d’avoir un camp d’entraînement se déroulant à la maison, a noté l’entraîneur. Je sais d’ailleurs qu’il est excité de pouvoir utiliser son français.»
Au sommet de sa forme
Boucher se prépare tout d’abord en vue de sa prochaine saison, ayant subi une déchirure partielle d’un ligament au genou droit, en mars dernier, ce qui avait mis fin prématurément à sa campagne. Le Québécois avait préalablement été en mesure de disputer 50 matchs avec les Raptors en 2023-2024, affichant une moyenne de 6,4 points par partie en dépit d’une utilisation limitée.
«Je ne me suis jamais senti aussi bien depuis le début de ma carrière», a assuré Boucher, se disant à 100% remis après avoir travaillé fort durant tout l’été.
Concernant cette visite chez lui, l’athlète originaire de Montréal-Nord a notamment invité ses coéquipiers à une soirée mettant en vedette l’humoriste américain Chris Redd, plus tard cette semaine, au centre-ville. Le Québécois en profitera alors pour amasser des sous pour sa fondation SlimmDuck, qui vient en aide aux jeunes issus de communautés défavorisées autant au niveau de l’éducation qu’au niveau sportif.
À ce sujet, Boucher a d’ailleurs été honoré pour son engagement communautaire, en août dernier, au Gala des prix de la fondation Communauté Montréal à cœur.
«C’est juste un début pour moi, a-t-il précisé. Quand j’aurai fini de jouer au basket, je vais en faire beaucoup plus, car j’aurai aussi beaucoup plus de temps.»
En reconstruction
Pour l’instant, la formation torontoise, qui est en reconstruction, aura bien besoin d’un Chris Boucher au sommet de sa forme.
La saison dernière, les Raptors n’avaient pas été en mesure de se qualifier pour les éliminatoires, présentant un affreux dossier de 25-57. La formation torontoise avait néanmoins pris le 12e rang de l’Association de l’Est alors que les Hornets de Charlotte, les Wizards et les Pistons de Detroit avaient été encore plus mauvais.