La nageuse transgenre Lia Thomas ne pourra participer aux Jeux de Paris

Agence QMI
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La nageuse transgenre américaine Lia Thomas a subi un revers juridique qui met un terme à son désir de participer aux Jeux olympiques de Paris cet été.
En janvier dernier, l’athlète de 25 ans s’était adressée au Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester la politique de la Fédération internationale de natation, récemment rebaptisée World Aquatics, dans l’espoir de participer à la prestigieuse compétition.
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Dans leur décision rendue mercredi, les trois juges du TAS ont rejeté la demande et ont conclu que Lia Thomas n’était pas «habilitée à participer aux compétitions du World Aquatics».
Née de sexe masculin et ayant entamé sa transition en 2019, Thomas était devenue en mars 2022 la première nageuse transgenre à remporter un titre universitaire aux États-Unis. Ses résultats avaient entraîné une vive polémique, ses détracteurs estimant qu’ayant concouru en tant qu’homme par le passé, elle avait profité d’un avantage physiologique injuste.
- Écoutez l'entrevue avec Alexandra Houle, coordonnatrice à PDF Québec, via QUB :
World Aquatics avait ensuite décidé de créer une «catégorie ouverte» pour les transgenres s’ajoutant aux épreuves féminines et masculines, tout en limitant les catégories féminines aux nageuses devenues femmes avant l’âge de 12 ans.
C’est ce point que voulait contester Thomas devant le TAS. Elle alléguait que ces règles devraient être déclarées «invalides et illégales» et qu’elles enfreignaient la charte olympique.
World Aquatics a salué cette décision comme «une avancée majeure dans nos efforts pour protéger le sport féminin».
Dans un communiqué, la fédération a indiqué se consacrer «à la promotion d’un environnement favorisant l’équité, le respect et l’égalité des chances pour les athlètes de tous genres».