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Une transgenre aux portes de l’Omnium des États-Unis

Le cas d’Hailey Davidson enflamme le web et les réseaux sociaux

PHOTO TIRÉE DU COMPTE INSTAGRAM DU NXXT WOMEN'S PRO TOUR
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-05-15T14:37:06Z

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Un sujet chaud enflamme le web aux États-Unis et les réseaux sociaux dans l’univers du golf professionnel. La transgenre Hailey Davidson a réussi à obtenir une chance de participer au prestigieux Omnium féminin américain.

Banni en mars de son circuit professionnel de développement, le NXXT Women’s Pro Tour en Floride qui a une alliance avec la LPGA, Davidson est parvenue à s’inscrire dans le processus de qualification du championnat national féminin.

Et lors de la dernière étape, lundi, la golfeuse a terminé au troisième rang du classement au club de golf Bradenton, au nord de Sarasota en Floride, après un marathon de 36 trous qu’elle a conclu à +1.

Cette performance ne lui confère toutefois pas un billet direct pour l’Omnium qui sera disputé du 30 mai au 2 juin au club de golf Lancaster, à l’ouest de Philadelphie. Elle y sera la première remplaçante de son site de qualification si une golfeuse doit se retirer avant la première ronde.

N’empêche, l’histoire de la golfeuse de 30 ans a une fois de plus créé un tollé.

Quelle identité?

Dana Fall a perdu sa carte de la LPGA l’an dernier. Rétrogradée sur l’Epson Tour, l’antichambre du plus grand circuit féminin, la golfeuse de 31 ans a vertement critiqué la gestion du dossier de Davidson.

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«Je ne suis plus certaine de l’identité l’Omnium des États-Unis, car je ne comprends plus ce qu’est une femme de nos jours», a-t-elle écrit sur X (Twitter) en identifiant l’organisme de gestion du golf américain (USGA) et son grand patron, Michael Whan qui fut commissaire de la LPGA de 2010 à 2021.

Au moment d’écrire ces lignes, la USGA n’avait encore émis aucun commentaire sur le dossier Davidson.

Cependant, il importe de souligner la politique de l’organisme en matière de changement de genre. Les golfeuses étant en transition de genre, masculin à féminin, peuvent participer aux compétitions sous certaines conditions.

«La golfeuse doit avoir déclaré qu’elle est de sexe féminin. Cette déclaration ne peut être modifiée, pour des motifs sportifs, durant un minimum de quatre ans, est-il permis de lire dans la politique de l’organisme.

«La golfeuse doit avoir subi la chirurgie de transition de genre avant la date limite d’inscription à un championnat spécifique, est-il aussi écrit.

«La golfeuse doit avoir suivi le traitement hormonal et maintenu un niveau de testostérone approprié de son genre d’une façon vérifiable. Ce niveau doit s’échelonner sur un une période suffisante pour minimiser les avantages compétitifs reliés aux genres comme ils sont déterminés par la USGA et ses consultants médicaux.»

Davidson a entamé son processus de transition en septembre 2015 au tournant de sa vingtaine. Elle a été opérée au début de 2021. 

Règlements

La réglementation des athlètes ayant changé de sexe est un débat qui fait rage à travers le monde et dans plusieurs sports. À la boxe, notamment, la sécurité retient énormément l’attention.

Au golf, les avantages physiologiques sont pointés. Une athlète transgenre est avantagée, entre autres, en raison de sa puissance. Davidson affichait, à ses dires lorsqu’elle fut bannie du circuit floridien en mars, une moyenne de 245 verges à ses coups de départ.

Cette moyenne la placerait toutefois au 145e rang cette saison si elle jouait sur le circuit de la LPGA. Davidson, une Écossaise, a néanmoins déjà affirmé à une émission de télévision britannique sentir l’avantage physiologique. 

La politique de la LPGA accepte les golfeuses ayant changé de sexe après la puberté si elles obtiennent leur carte de membre. Aucune golfeuse transgenre n’a participé à un tournoi de la LPGA et du Epson Tour.

Outre le NXXT Women’s Pro Tour, le Cactus Tour en Arizona a aussi décidé d’admettre uniquement les femmes biologiques.

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