Muselé lors des deux premiers matchs face au Lightning, Cole Caufield veut sortir des griffes d’Anthony Cirelli

Jonathan Bernier
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Si le Canadien souhaite améliorer ses chances de sortir vainqueur de cette confrontation, le premier trio devra se mettre en marche à forces égales.
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Un mandat plus facile à dire qu’à faire, même pour un marqueur de 51 buts, lorsqu’on fait face à Anthony Cirelli et à Brandon Hagel, deux spécialistes du jeu défensif.
« On s’attend à plus de nous-mêmes », a lancé Cole Caufield, au terme de l’entraînement de jeudi.
Pris dans les pattes du trio défensif du Lightning, l’Américain n’a toujours pas décoché de tir vers Andrei Vasilekvskiy, à cinq contre cinq, au cours des deux premiers matchs. Juraj Slafkovksy (3) et Nick Suzuki (1) n’ont guère fait mieux.

Pour un joueur habitué à remplir le filet adverse et à forcer le gardien ennemi à se surpasser, y aura-t-il un danger de sombrer dans la frustration si cette problématique devait se prolonger ?
« Ça peut devenir frustrant si tu embarques là-dedans, si tu laisses ton cerveau te convaincre », a indiqué Martin St-Louis, tel un véritable coach de vie. « Tes pensées deviennent tes actions. Il faut que tu sois fort mentalement. »
« Cole doit faire confiance à son jeu », a-t-il poursuivi.
Trouver de l’espace
Avoir confiance en ses moyens et trouver une façon de se créer de l’espace. La même chose s’applique à ses compagnons de trio.
Comment faire quand un adversaire embarque dans nos caleçons dès qu’on met le pied sur la patinoire ?
« Il n’y a pas seulement une façon de le faire », s’est contenté de dire St-Louis.
Caufield, un peu plus loquace que son pilote à ce sujet, s’est montré bien plus éclairant. Selon lui, ça passe surtout par la récupération et la possession de la rondelle.
Un aspect du jeu qui a, effectivement, grandement fait défaut à cette unité lors des deux premières rencontres.
« Ça part de notre jeu en zone défensive », a soutenu Zachary Bolduc.
Même s’il ne joue pas au sein du trio de Suzuki, c’est lui qui a offert le meilleur éclairage sur la situation.
« Quand on joue bien en unité de cinq en zone défensive, ça nous permet d’attaquer la zone adverse à cinq. Ça rend notre échec avant plus efficace et ça nous permet de créer des revirements », a-t-il expliqué. « Un détail que tu fais derrière ton filet peut te donner une chance de marquer de l’autre côté. »
Le dernier changement
Ce qui devrait aider Caufield et ses compagnons de trio, c’est que St-Louis aura le dernier changement lors des deux prochains matchs. Il pourra donc les soustraire à la surveillance de Cirelli, de Hagel et de Jake Guentzel.
Sauf que Jon Cooper risque de répliquer avec celui de Yanni Gourde, de Zemgus Girgensons et de Nick Paul. On ne sera pas nécessairement sorti de l’auberge.
« Tu veux jouer contre les meilleurs tous les soirs et c’est ce qu’on nous donne », a indiqué Caufield. « Il faut aborder cette situation comme une occasion, comme un défi. Petit à petit, on va trouver une façon de passer au travers. »
En attendant, Caufield, Suzuki et Slafkovsky peuvent se rabattre sur leur efficacité en attaque massive. Quatre buts en neuf occasions (44,4 %), c’est une belle façon de garder la confiance à un bon niveau.